07.12.2009

Je n’imaginais pas, non…

En sortant de l’hôpital ce matin,
Presque sous le soleil.
Le sourire aux lèvres.
- en espérant ne plus vous revoir ici les 10 prochaines années
il voulait être sur, mon docteur bonheur,
avant de me relâcher dans la nature.

J’ai même le droit de ré arpenter (doucement) les Buttes Chaumont le dimanche matin.

En même temps,
Je n’en ai pas douté un instant vu la forme olympique que je tenais ce week-end.

Après le dîner (de vendredi),
Couple à couple.
Et le curry (de son meilleur pote) épicé (exprès)
Sa façon de me regarder à table.
Ses yeux de loup avec ses pattes de velours.

Il a pu rester gentleman jusqu’au moment où, en rentrant, les portes de son ascenseur se sont refermées.
Il m’a poussé contre le miroir, pour soulever ma robe et revoir encore mes bas,
et ce plaisir de faire glisser une culotte si facilement.
Une chatte vulnérable au vent glacial de l’hiver.

Il m’a prise par la main précipitamment ensuite,
Sortir de l’ascenseur, et entrer comme des voleurs chez lui.
Un préservatif jamais enfilé aussi vite,
Et son soupir quand (sur quelques coups de rein bien précis) (et histoire de bien me caler entre lui et le mur) on s’est enfin mélangé.

Et puis on s’est regardé,
Sans presque bouger,
Juste nos respirations en suspend.
Ça a duré, longtemps…
Comme ça, emboîtés.

Et puis juste avant de commencer vraiment ce qu’on avait attendu si impatiemment il m’a parlé tout bas… (tu n’imagine pas ce que je ressens quand je te vois)

 

 

05.12.2009

chaleur (chaleur !)

04.12.2009

time of my life

Ça fait du bien d’avoir de nouveau la tête vide et les idées claires.
Ma dose de pilules diminuée de moitié,
Et je vois la vie en rose
(malgré les quelques pots cassés qui n’ont pas tenus le choc)

Alors ce soir je suis aussi excitée qu’une ado américaine en train de se préparer pour le bal de fin d’année après avoir reçu son texto on est invité chez…

(On est)

(oui bon c’est un détail mais ça m’a franchement émue) (il aurai pu tourner la phrase autrement quoi) (c’est vrai)

Ce qui inclut (donc) cette étrange impression d’être sur le point de me faire limite dépuceler (et j’ai arrêté de comptabiliser mes jours d’abstinence forcée) (et parce que les doigts ça compte pas)


Le dîner va être très (très) long…

 

03.12.2009

compte rendu d'analyses

Encore une nuit parfaite,
À vraiment dormir.
Et mon image dans le miroir ce matin qui me renvoie un visage apaisé, limite rajeunis (comme la dernière fois dans la salle d’attente, où on m’avait donné le formulaire pour les étudiants)
Et même si physiquement le traitement me plombe encore un peu.

L’année dernière j’avais eu la même chose.
Trou noir et réveil en panique à l’hôpital en se demandant ce qui se passe.

Il y a des familles qui se transmettent des cancers de génération en génération,
Chez nous on se transmet nos cœurs (sensibles) fragiles…
Mon grand-père, il revenait tranquillement du jardin ce jour-là et il est tombé, sans prévenir, et puis c’était fini.
C’est juste un peu brutal parce qu’on la voit pas arriver, elle débarque en traître la faucheuse dans la famille. Par surprise…

Seulement là je l’ai senti venir.
Pourtant j’ai quand même réussi à faire l’autruche, en me disant que c’était peut-être juste métaphorique ou somatique.
On se croit toujours plus fort et au-dessus de tout.
N’empêche qu’une journée de plus dans cet état et j’avais le cadeaux bonux des séquelles irrécupérables.
Examens et vérifications ensuite.
Cette attente qui n’a malheureusement pas été de tout repos.

Alors hier c’était la fête.
Même pas mal…
Juste encore fatiguée,
mais la faute aux médicaments, pas au moral d’acier.

Et mon p’tit rouquin au téléphone :
- rassures-toi, ce week-end je te réapprendrais à bien respirer doucement, et longtemps…

(argh)

02.12.2009

noël avant l'heure

J’ai dormi presque deux jours d’affilés.
Et ce soir, les résultats sont rassurants.
Ce qu’on craignait de pire…
- C’est bon maintenant, c’est hors de danger
Alors on sauterait presque tous de joie,
Enfin, sauf moi, je peux juste sautiller (pour le moment en tout cas)

En revanche j’ai eu la permission de viol sur petit rouquin consentant

 

(et ça je l'ai quand même vachement bien mérité)

01.12.2009

no regrets

Rechute,
Mêmes douleurs qu’il y a deux semaines.
Le médecin furieux
- bon, il faut que je vous envoie sur une île déserte pour vous obliger à vous reposer…
(et je passe les menaces d’hôpital forcé)
Je promets d’être ultra obéissante.
Mais aussi je manque de chance en ce moment (ma minute Caliméro) (hum hum) (ou alors c’est tout le contraire justement)


En fait, c’est surtout que deux jours avant la femme de serge m’appelait au téléphone pour me traiter de garce (bon, classique) (comme dirait Julye) pour me dire que j’avais peut-être eu sa bite une fois ou deux (bah tient) mais que je n’aurai jamais son cœur (classique aussi) et que je n’étais qu’une briseuse de couple (pareil, classique)

La rage c’est toujours la première étape à la trahison (et j’en sais quelque chose)

Ne surtout pas en vouloir au père de son enfant
(logique)
Sortir vainqueur de cette soi-disant épreuve du couple…
Alors elle est fière d’avoir bien récupérée son homme et de me le crier haut et fort dans les oreilles
- c’est moi qui ait gagné…

C’est sûr…

Qu’elle va la sentir passer la descente aux enfers qui va suivre après.
Quand le mensonge va commencer à la ronger,
À la pourrir jour après jour de l’intérieur.
Sans compter la tentation de vouloir absolument connaître les détails, de ce qu’on a moins que l’autre, de ce qu’on n’a pas fait plus ou mieux.
Cette curiosité malsaine, mais plus forte que tout.

Et quand elle en sera là,
elle ne pourra plus le regarder comme avant.
Et le pire c’est qu’elle le sait déjà…
Qu’il n’y a plus la possibilité de retour en arrière.
Quand elle regardera leur enfant jouer dans le salon,
Quand elle partagera leur lit conjugal toutes les nuits avec un arrière-goût avarié dans la bouche,
et mieux, elle tiendra bon en s’estimant encore heureuse…

Bien sûr, j’ai culpabilisé,
Bien sûr, j’ai eu pitié d’elle,
Mais je n’ai pas su ne rien répondre… (je n’ai pas pu)
- tu as gagné c’est vrai… parce que moi je suis incapable de pardonner tout ça

Alors elle a raccroché brusquement.


C’est comme ça que mon cœur a commencé à (re)faire des siennes.
Et c’était loin d’être une métaphore.
Mais par chance Julye dormait avec moi cette nuit-là…

(faut croire que c’était pas encore mon heure) (coriace je suis)


(bon j’ai bien tenté de proposer au docteur de donner la permission à mon p’tit rouquin de squatter l’île déserte avec moi mais il a refusé… catégoriquement) (il n’était même pas du tout d’humeur à plaisanter)

30.11.2009

vous reprendrez bien un peu de poil de la bête ?

29.11.2009

j'ai gardé un sourire en souvenir de toi

28.11.2009

hop hop hop !

J’alterne des moments d’euphorie,
Avec ces moments (qui font flipper) où mon corps me lâche complètement.
Le médecin a bien tenté de répéter que tout était normal,
Même plutôt dans le bon sens.

Le découragement,
C’est juste la phase classique.
Mise à part cet épuisement excessif.
Sûrement rien d’alarmant.

Et il faut encore attendre…

Mais j’en ai marre d’attendre.
Marre d’avancer comme une mamie dans la rue,
De ne pouvoir tenir une discussion sans dyslexie
(même si ça fait bien rire tout le monde) (hein)

Et surtout marre de ne pas pouvoir en prime profiter agréablement du p’tit rouquin !!!


(il va payer cher quand je serais guérie celui-là)

 

 

26.11.2009

rémission extraordinaire

Mes rêves sont fabuleux,
Il y a plein d’oiseaux de toutes les couleurs,
Grands,
Princiers.
Et je vole parmi eux.
Des odeurs sucrées, des glaces à la vanille qui me font des baisers avec leurs langues toutes douces,
Et des fleurs géantes qui caressent mes fesses, mon ventre, mes hanches, mes seins…

- T’es réveillée ?

Ses mains qui se baladent encore pendant que j’ouvre doucement les yeux et son souffle chaud dans mon cou.

- J’étais en train de rêver de toi…


(je me demande quand même s’il n’y aurai pas un dérivé de LSD dans un de mes médicaments)

ciao pantin

serge_valence_pola.jpg

25.11.2009

Tout va très bien, madame la marquise

Début de semaine, le médecin est en face de moi un peu atterré.
Il écoute mon rapport face au traitement inefficace de la semaine précédente mais aussi l’hystérie et la paranoïa qui en a découlé chez certaines personnes autour de moi.

Il s’est radouci d’autant plus quand il m’a annoncé qu’il fallait durcir le traitement et que ce n’était pas le moment de baisser les bras.
Qu’on commencerait à s’inquiéter sérieusement dans deux semaines si je ne réagissais toujours pas aux médicaments

(et je me serais bien passée d’un suspens pareil)

Il a tout de même réussi à me rassurer, un peu.
En plus d’avoir soulager cette douleur physique insupportable.

Et puis il y a celui qui partage ma vie depuis peu, qui évidemment est en tournée à l’autre bout de la France.
Qui n’est pas là donc près de moi.
Qui est mort d’inquiétude, ok mais sur qui je n’ai finalement pas pu compter.

Alors je ne sais pas si ce sont les effets indésirables des médicaments ou une réaction à la douleur (ou peut être même une petite vengeance personnelle) mais j’ai appelé le petit rouquin…
Qui n’a pas hésité à traverser tout Paris pour venir me chercher chez le médecin. M’aider à m’occuper des paperasses, me raccompagner chez moi et ne pas profiter de ma situation fébrile et de mon moral fragilisé par la dégringolade de certains éléments autour de moi.

Il est venu tous les jours.
Avec ses sourires (même inquiets) et son sens de l’humour.
Dormir avec moi sans profiter de la situation.
L’écouter parler de sa vie.
M’écouter raconter la mienne.

Et puis ma crise de larmes ce lundi en sortant de chez le médecin. Après l’annonce du second traitement.

Et il est toujours là…
Alors le lendemain matin en ouvrant les yeux je le vois en train de me (mater) regarder. Je réponds à son sourire, à son bonjour. Et je réalise que je ne ressens presque plus mes douleurs habituelles. Il me confirme que j’ai enfin l’air apaisée, que le traitement à l’air de fonctionner cette fois.

Hier soir, j’ai pu enfin reprendre une vie presque normale. Lui faire même à dîner. Retrouver mon sens de l’humour.
Faire le ménage autour de moi.
Effacer de mon répertoire ceux dont les masques sont tombés suite à mon diagnostic effrayant.
Et donc demander à Serge de me renvoyer le double des clefs. Parce que s’il a pu attendre plus d’un an pour prendre une décision moi je n’aurai pas hésité moins d’un mois à prendre la mienne (même si encore non objective au vu de mon état de santé) (j'en suis consciente aussi) (hein)

Il n’a rien compris à ce qui se passait.
En revanche moi j’ai réalisé un peu trop brutalement que je n’avais plus de temps à perdre.

Et ce matin, lovée dans les bras du petit rouquin, j’ai su que j’avais fait le bon choix.


(bon, sinon pas de panique, ça à l’air d’aller pour l’instant) (la preuve je peux réécrire ici sans dyslexie ou sans effets indésirés) (et c’est plutôt bon signe)

14.11.2009

ac(c)ro(c)bate

Il adore me porter,
Pendant qu’on baise.
Je ne sais pas pourquoi.

Je n’ai qu’à me contrebalancer pour faciliter son équilibre,
Et ensuite ne reste que le plaisir.
Que cette pénétration au vol…

Cette fois, il m’a mise à l’envers,
D’abord.
Et puis il m’a soulevée telle quelle.
La tête en bas, je me suis agrippée à ses hanches,
Et j’ai ouvert la bouche pour y glisser doucement sa queue,
Pendant qu’il avait sa langue entre mes…

Je devrais plutôt faire un dessin là ?

(ce mec baise quand même comme un dieu)

11.11.2009

Devoir de réserve

Elle est belle la France,
30 centimes de plus par là,
quelques centres anti-avortements en moins par ici,
mangez moins,
bougez plus.

Nan mais les jeunes… vous foutez quoi ?
Au lieu de rester devant la télé, vous n’iriez pas faire la révolution là ?

(on est trop vieux nous pour ça)

 

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08.11.2009

Pierre ou le loup ?

 

101804F.jpg





 

(mal)chanceuse

Soirée pote pour lui.
Soirée girly de mon côté.
On deviendrait presque un vrai couple là.

Il m’embrasse sur le front avant de partir,
Je fais la grimace.
Et ça le fait toujours autant rire
(nos rituels débiles)

Le Carillon entre meufs…
Je me noie dans les martinis blancs (parce que accroc aux olives)
Et dans les souvenirs de nos anciens amours à toutes.

C’est là qu’il apparaît comme par magie,
Mon rouquin hot saucisse.
Et puis ensuite il s’assoit près de moi.

Alors parfaitement pompette, je minaude
(et après tout je ne fais rien de mal)

Et puis on parle de Berlin.
Et je lui explique l’expo incroyable de Piotr Uklansky que j’avais vu là-bas en… (putain de merde) 96 ?? 98 ???
Bref…
Je m’extasie (comme d’hab)
Et puis j’enchaîne suite à ce morceau revenu du monde des morts qui passe dans le bar en faisant de grands yeux :
- oh… Mélodie Nelson !
alors c’est là,
à ce moment précis,
sur (Serge) Gainsbourg,
qu’il se décide enfin à attraper ma bouche et à me ramener vers sa bouche à lui pour me donner un premier baiser.
Long, et chaud et puis langoureux aussi… et puis… et puis merde !

Je suis maudite là c'est certain.

05.11.2009

au zenith…

Le dernier concert partagé de Julye et moi c’était Nick Cave.
Hier soir, on la refaisait,
Mais avec Motörhead.

Un concert de Motörhead vaut une bonne nuit de baise intense.

D’autant plus quand on constate le pourcentage surélevé de testostérone au mètre carré dans la salle.

Mais de la bonne testostérone.
Du vrai mâle.
Bon, ok il faut aimer le look régisseur,
Mais là, avec une seule nana pour une trentaine de mecs en moyenne, je pense que pour une célibataire en manque il y avait (grave) moyen de trouver son bonheur.

(je dis ça je dis rien)

 

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04.11.2009

Émotions

En ce moment elles sont toutes sauf constantes
(ou résignées)

Tout est intense.
Trop…

Trop de hauts,
Trop (à tire) d’ailes…
(beaucoup trop haut) (beaucoup trop chaud)

Et trop de bas,
De (rivières de) larmes.

Reste l’euphorie,
Celle de se sentir bien là.

Et puis la pleine lune,
Sanguine pour certaine,
Cigogne pour d’autre.

Telle est le sens de la vie.
En bas, en haut.


Et tournicotons… (sur le pont d’Avignon)

02.11.2009

du moment présent

01.11.2009

aime-moi

Photo 30.jpg

Il y a des jours en particulier où je n’ai besoin que de douceur,
Que de caresses à fleur de peau,
De mots juste susurrés au creux de l’oreille.

De gestes simples et lents.
D’une nonchalance,
D’un ralenti.

De ce qui oblige à faire ressentir les choses vraiment,
Dans une concentration extrême.

La paresse d’un dimanche matin quand rien, mais alors rien du tout n’est prévu à l’avance,
Et qu’il y a juste à sentir que l’on est bien là,
Bien en vie.

Et qu’il y a effectivement un cœur qui bat,
Et puis un deuxième,
En simultané.

Et qu’il n’ait pas besoin de rajouter quoi que ce soit d’autre tout autour.

 

(tu vas voir si je plaisante)

31.10.2009

le bonheur du mâle

Image 3.png

De ces grasses matinées qu’on n’oublie jamais,
Qu’on n'oublie encore moins quand on a eu l’habitude de se dire qu’elles étaient les dernières.

Ses sourires,
Ses bras qui me serrent toujours un peu trop fort.
Rester comme ça sans avoir besoin de parler,
Et le soleil de Paris…

Et je revois la première fois,
Son premier regard.
Son premier baiser dans cet appart rue Saint-Maur.

Notre histoire qui défile sous mes yeux,
Alors que c'est le moment de prendre les décisions décisives.

Et que le temps d’être heureuse arrive enfin.