03.07.2009

Ma fête du cinéma

Il faut que je m’y habitue…
Ma vie n’est jamais un long fleuve tranquille.
Soit je descends plus bas que bas, soit c’est l’inverse.

Ce mois de juin, j’ai réalisé un de mes rêves d’enfant.

Le jour où elle m’a proposé le rôle principal de son court-métrage, j’ai cru que mon cœur allait s’arrêter de battre.
Sachant qu’il n’y avait qu’un seul personnage dans le scénario…
Sachant qu’il n’y aurait qu’une seule prise et que je devais être bonne et juste du premier coup
(sachant que je n’avais plus mis les pieds dans une salle de théâtre et que je ne jouais plus depuis plus de 5 ans)

Faut croire que jouer c’est comme le vélo (ça s’oublie jamais)

Mais bon le premier jour de tournage, même si je sais que mes scènes sont relativement "faciles" je suis juste mortifiée en entrant dans ma loge même avec mes deux maquilleuses au taquet…

Et puis j’ai mes souvenirs qui refont surface :
Le trac avant d’entrer en scène (nécessaire pourtant pour que je sois dedans)
Ma concentration,
Mes habitudes de comptage,
Toutes les attentions et les critiques que j’attendais de Phil (mon ex prof) qui me manquent,
Mon plaisir a entrer dans la peau d’une autre…

J’entre sur le plateau,
Ce mal de ventre qui ne me quitte pas (mais dont j’ai besoin)
Toute l’équipe qui m’attend,
Me mettre en place
Jouer en plus la fille qui gère trop bien (ne pas angoisser la réalisatrice qui m’a choisie) (ne pas la décevoir plutôt) (de cette relation amoureuse ambiguë) (de vouloir tout faire pour l’impressionner)
alors que je suis en panique totale.

Et puis la première scène.
Je suis de dos (dieu merci)
"Silence !"
"Ça tourne…"
"Scène 1 - "
(CLAP)
"Action !"
(et je me désintègre)

Et deviens Nan (elle) (mon personnage)

Évidemment je commence dangereusement à m’habituer à ce que tout le monde soit aux petits soins avec moi.
(T’as soif ?
T’as faim ?
Ça va ?
T’as chaud ?)
Les massages, les "tu es belle", "c’est génial", "ce rôle est fait pour toi", les sourires béa des techniciennes du sons après ma scène dans la baignoire…

Résultat, le deuxième jour j’ai juste l’impression d’être une déesse.

Et j’ai une révélation
(mais je dirais pas laquelle)

Je rate quand même (évidemment) une scène. Celle où je dois m’énerver et tout arracher (faut croire que c’est pas un truc naturel chez moi) (alors je dois être vraiment concentrée)

Et puis cette scène, celle qui m’angoisse le plus, celle où je dois chanter (pour de vrai) sur Niobe arrive.
Et je m’étonne toute seule d’entendre ma voix émettre des sons (plutôt jolis) alors que je ne sens de mon côté que la pellicule de la caméra en train de tourner et que ça m’hypnotise plus que ce que je suis en train de tourner.

La scène bondage pour finir…
(parce que c’est un peu pour ça qu’on m’a choisie)
Presque nue, mes cordes à côté de moi,
Et Sylvain le cadreur qui me touche pour remettre le pied à la bonne place (en disant pardon) (et je perds un peu tous mes moyens) (faut dire que je ne l’ai jamais bien regardé durant tout le tournage vu qu’il était constamment caché derrière la caméra) (blondinet sucré beaucoup trop jeune pour moi)
(et ça c’est pour ne rien arranger)

Je reste attachée deux heures non stop.
Une dizaine de personnes autour de moi en train de vérifier le plan, la lumière, le son, mon maquillage… Il fait une chaleur à mourir dans le studio, je vois des peaux transpirer pendant que mes jambes deviennent de plus en plus froides.

Pourtant je ne veux plus que ça s’arrête…

Je suis amoureuse.

Amoureuse de ma réalisatrice.

Amoureuse d’In.
Amoureuse de Sophie.
Amoureuse de ma maquilleuse.
Amoureuse de Laét.
Amoureuse de Sylvain.

Mais au final, les histoires d’amour ne se finissent pas toutes si mal que ça (enfin ce genre d’histoires d’amour en tout cas)

Avant première en septembre à Paris…

01.07.2009

Lime (ass)

J'étais là tranquille,
à essayer d'attacher mon vélo à la grille de la cour
(à moitié pompette évidemment)

Quand mon pied a malencontreusement ripé sur un truc gluant, genre merde de chat.

Dans la pénombre,
après avoir pesté contre vents et marées,
je me suis quand même baissée pour regarder ce que c'était…

Je sais pas si ça porte malheur,
mais c'était pas une merde de chat.

C'était un escargot

(et ça m'a fait pleurer)

30.06.2009

sainte ni t(c)ouche

Après le flippe sans précédant de l'éventualité d'une grippe A transformée en angine B(énigne)lanche…
L'arrêt (obligé) de la clope.
De l'alcool.
Des abus de toute sorte…

Tant qu'on y est…
Autant rester dans la lancée,

de l'abstinence.

Parce que aussi, l'été à Paris, c'est une vraie plaie.
Tous ces ventres affamés,
la bave aux lèvres, à l'affut…
Arguments à la Sarkozy pour appâter de la minette dans son lit
(tout sauf bandant) (enfin ça chatouille pas là où ça devrait quoi) (même carrément pas)

Pire ça donne envie d'entrer dans un couvent…

D'ailleurs, justement,
Je vais suivre la voie du nom des dernières rues où j'ai vécu (saint maur) (saint christophe) (saint ambroise)
C'était donc ça la clef,
mon Da Vinci Code…

(ça ne s'invente pas) (le destin)


Et dire qu'au départ je voulais juste…
(AIMER)

27.06.2009

De (vraies) belles histoires (d'amour)

On discutait de ça,
la dernière fois.
Un groupe (de rock ou autre) fonctionne comme une rencontre amoureuse,
pas tant dans l'amour (ou l'amitié) (ou l'affection),
mais dans la facilité à communiquer.
Et donc à créer…


Je ne sais pas si c'est ça le destin.
Mais cet après-midi,
concentrée sur mes gestes,
en phase avec ma réalisatrice.
Je me suis dit qu'on était quand même en train de faire un beau bébé…

25.06.2009

La Burqa à côté c'est du pipi de chat…

Hier,
alors que je filais à toute allure avec mon vélo…
Ces fichus ponts tournants du canal Saint-Martin
(celui juste en face de l'hôtel Du Nord)
Obligée d'attendre passer le bateau rempli de touristes qui sort lentement de l'écluse.

C'est là qu'elle s'est mise juste à côté de moi,
avec sa poussette et ce bébé minuscule d'à peine quelques jours.
Elle m'a regardée.
Je lui ai souri.

Et puis juste ensuite, cette sensation de lame qui me transperce le ventre, le cœur et qui empêche mes poumons de reprendre de l'air.
Suivi des larmes de crocodile…

Je n'ai pas pu m'arrêter de pleurer.
Mon cerveau n'a fait qu'un détour pour venir s'échouer sur… cet enculé que je regrette d'avoir rencontré (Serge)

Voir ce bébé et me ressasser que cette fille-là aurait pu être elle (sa copine)
encore voluptueuse de son accouchement, les yeux cernés mais heureuse avec ce bébé à moitié abruti par sa nouvelle vie…

Son fils était aussi petit le premier jour où on a fait l'amour la première fois
(bien évidemment je ne le savais pas) (et il s'est bien gardé de me le dire)
Parfois les mecs m'hallucinent…
Mais là, je ne comprendrais jamais.

J'y repense encore constamment.
ça ne quitte pas mes pensées (et ma naïveté)
Je ne comprends pas comment on peut trahir les deux personnes que soi-disant on aime le plus au monde pour la première pétasse parisienne rencontrée dans un bar.

Et le respect ?
(au moins pour les 3 ou 4 premiers mois, le temps d’expulser le mioche merde)
De celle qu'il est censé aimer depuis des années.
Celle avec qui il a voulu (choisi d’avoir) un enfant…
Le respect pour sa maternité,
ce don (moral et physique) (que font les femmes aux hommes qu'elles choisissent)

Ses cris et son corps déchiré pendant l'accouchement à peine quelques jours avant (qu’il ait sa queue à l’intérieur de moi) pour lui donner un (son) fils.

(tout ça) Pour me posseder.

Si encore il m'avait juste sautée,
Si ça n'avait été que ses hormones bestiales-masculines-primaires…
S’il avait été le plus gros queutard de V…(Valence) (ville de merde)
(ça aurait été "pardonnable") (?)
Mais là,
il a fallu qu'il (me) parle d'amour
(évidemment)
il a fallu qu’on ait une vraie relation… (que ça ne fasse surtout pas le coup d’un soir) ("je ne suis pas un mec comme ça")
Et pour un mec comme ça,
la définition de l'amour…
(putain) mais qu'est-ce que c'est ?



Je vais (finir par) faire un bébé toute seule…

24.06.2009

Bon je craque…

(et j'arrête de bouder)

21.06.2009

The Gossip - Standing in the Way of Control

18.06.2009

Sonic Youth - Sacred Trickster

17.06.2009

Pixies - Is she weird ?

14.06.2009

Sexy Sushi - Petit PD


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11.06.2009

Human League - Don't You Want Me

09.06.2009

Sonic Youth - free city rhymes

08.06.2009

Misfits - This Magic Moment

06.06.2009

New Order - Blue Monday

04.06.2009

Queens Of The Stone Age - Make It Wit Chu

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02.06.2009

( )

Dernier métro (à Belleville)
En descendant la rue du Faubourg du Temp(s)le,
Face à la lune,
Une louve garou avec des envies de meurtre.

Le concert de Sébastien Schuller annulé à Lyon.
Pas assez de places vendues soi-disant
(déception)

L’air de Lyon fait pousser les crocs.
De la bagarre dans l’air.
Et puis,
Les reproches qu’on fait aux autres sont souvent celles qu’on se fait à soi-même.

(je t’aime moi non plus)

Bon,
Sinon,
j’ai adoré partager tout ça avec vous.
Le vrai,
Le faux.

C’était non plus pas prévu aussi tôt,
mais circonstances atténuantes obligent (nan je ne suis pas mariée) (nan je ne suis pas enceinte)

(circonstances personnelles et impulsives) (c’est tout)

Ce blog s’arrête aujourd’hui.
Et il n’y en aura pas d’autres… (blogs faussement cachés inclus)

 

 

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31.05.2009

qui va à la chasse perd sa place

 

29.05.2009

contre (façon)

Je suis censée le retrouver dans quelques jours et déjà tout est quasiment écrit: scénario, dialogues, mise en scène, costumes, décors, accessoires (figurants)

Mon week-end chez Julye tombera (parfaitement) bien pour éviter de trop focaliser là-dessus.

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28.05.2009

Lost Highway

Je fonce comme une sauvage,
À bicyclette.
Et sors de ma cour aidée par le facteur qui me tient la porte en me disant : ce que vous sentez bon mademoiselle
(il a dit "mademoiselle")

Toujours pas dormi.
Pas moyen…
Pourtant c’est pas la pleine lune.
Il faudrait m’assommer.
Parce que j’aimerais me reposer quand même un peu…

Mes yeux dans le miroir sont brillants, presque en pleur.
Des cernes et le regard toujours aussi livide.
Et le visage blanc à faire peur.

Je ne tiendrais plus longtemps à ce rythme-là.
Ou alors ce sera encore meilleur la semaine prochaine,
Quand je péterai un câble dans une (sa) chambre d’hôtel.
Quand je me transformerai en louve assoiffée…
En nage (libre)
Et quand il faudra que je boive son sang pour reprendre du poil de la bête.

Me servir de sa queue comme la dernière fois pour me faire jouir sans son consentement.
Rien à foutre…

(puisqu’il croit maîtriser la situation)

 

27.05.2009

tu veux ou tu veux pas ?

Péniblement je rassemble mes pensées.
Toujours pas encore dormi normalement depuis plusieurs jours,
Excepté un rêve étrange.
Où je monte dans un vieil immeuble londonien ou berlinois transformé en squat du rock main dans la main avec Peter Doherty.
Au dernier étage il y a une vente de vieux vinyles et il me laisse, les yeux brillants, en me disant à tout à l’heure…

E puis aussi.
Je pense que je n’avais pas discuté sur msn depuis… (merde) plusieurs mois.
J’avais oublié le je de cache-cache.
La surenchère d’aveux et de mots qui prennent des tournures irréversibles.
D’un côté comme de l’autre…
Qui laisse un arrière-goût de poison dans la bouche,
Ou qui glace le sang
(Docteur Jekyll et Mr Hyde)
Quand j’ai juste envie de le frapper à mort pour qu’il se taise,
Quand j’ai juste envie de me frapper à mort,
Pour me faire taire moi-même.

(et puis il suffit qu’au téléphone le démon se transforme en ange pour que je capitule) (beaucoup trop vite)

Et je rentre en vélo avec un agneau encore trop jeune pur moi (beaucoup trop jeune pour moi) (j’avais dis que j’arrêtais les vingtenaires) (je sais)
en m’imaginant avec des enfants couleur caramel,
et ils vécurent vieux et heureux…

(fantasme normal)

(quand on a ses règles)


Et donc je finis ma nuit sur des réflexions hautement intellectuelles : J’aime les grosses queues ou pas (finalement) ?

(faut que j’arrête les concerts punk en début de semaine)





24.05.2009

Un ange passe…

Grand nettoyage de printemps
(à grandes eaux)

Même les draps que je n’avais pas changé depuis Serge (ça craint je sais)
Je le gardais (encore un peu) dans mon lit…
Mais comme une sorcière qui tient sa poupée vaudoue par les couilles.
Parce qu’au lieu de m’endormir dans "ses" draps, je ne dépliais plus le convertible depuis plus de deux semaines pour rester emmitouflée (inconfortablement) dans le plaid où nous avions exulté (lui et moi)

(je ne sais pas pourquoi les odeurs me fascinent autant)
Résultat je suis capable de garder des vêtements ou des coussins (ou n’importe quoi) longtemps comme des reliques ou juste pour m’endormir avec.

Bon je suppose que ça doit être aussi un reflex idiot de célibataire…

Comme cette petite culotte transparente à étoiles argentées qui allait si bien avec cette nuisette Betty Page.
Parce que je ne voulais pas porter de culotte petit bateau pour lui faire plaisir,
Contredire ses fantasmes…
Et lui imposer les miens.
Elles avaient encore toutes les deux mon odeur (et l’odeur du sexe)
Mais plus la sienne…
Il ne reste donc plus rien de lui maintenant (de Serge)

L’exorcisme (enfin) terminé.


L’été qui commence sur Paris aujourd’hui,
Un cœur tout neuf
(et le sexe hurlant) (et chaud bouillant)

 

la chanson du dimanche