10/06/2013

Plateau télé

J'ai dû rester un bon bout de temps allongée devant le câble à zapper frénétiquement. À halluciner sur les programmes. Sur les pubs aussi.

Des infos contradictoires selon les chaines.

Des émission de téléréalités où la méchanceté gratuite est obligatoire pour gagner.

Je n'ai jamais été contre la télé, je suis trop curieuse. Je n’interdirai jamais la tété à mes gosses non plus. En revanche je ne les laisserai pas seuls devant sans leur apprendre à déchiffrer correctement ce qu'ils regardent... on apprend au lycée à analyser des poèmes. On ferait bien de leur donner aussi des cours de sémantique et d'analyse de l'image.

Parce que nous on peut encore relativiser, voir nous moquer des choix pseudo créatifs de certaines chaines, mais si les gosses prennent ça pour argent content on est mal barré.

Certaines pubs sont d'un cliché...

les aspirateurs par exemple, il y a en une où la femme souris béatement en passant l'aspirateur pendant que son mari fait la lecture à leur fille. Et puis une autre où c'est un mec qui doit passer l'aspirateur mais à côté d'un tigre.

Deux ambiances différentes, mais le mec qui flippe que le tigre ne se réveille est plus drôle et plus pertinente.

C'est quand même pas compliqué plutôt que de choisir la facilité avec des femmes style des années 50 qui jouissent presque quand elle tiennent un nouveau électroménager dans les mains quoi.

Ça pue un peu trop la testostérone dans les boites de pub.

Un peu de subtilité merde.

Du coup je me suis rabattue sur Arte, et sur les séries (dont les nouvelles saisons fraichement téléchargées) (illégalement) (mais au vu de l'article qui suit j'ai plus de honte hein : Klaire fait grr)

Parce que aussi suivre une série en France c'est vraiment abusé. Deux ou trois épisodes d'un coup sauf que sans prévenir ils mélangent allégrement les saisons et on y comprend plus rien du tout.

Je déteste.

Résultat oui je télécharge, mais on est jamais mieux servit que par soi-même...

D'ailleurs la nouvelle saison de True Blood commence cette semaine normalement, aux States. Je vais quand même pas attendre 2015 !

On n'est plus au moyen-âge.

 

Bref il était temps que je sorte de ce fauteuil...

 

 

 

 

 

09/06/2013

Famille heureuse

Les relations de famille ne sont jamais définitives.
J’ai l’impression que c’est comme un cancer.
Parfois en rémission.
Mais qui peut aussi revenir tout terrasser sans prévenir.

Cette année il y a beaucoup de choses qui changent dans ma vie, comme si je faisais tout d’un coup.

Tout ou rien.

Là c’est tout, même beaucoup.
J’organise, j’anticipe et je réussis même à avoir un équilibre entre le bonheur et mes angoisses.

Je réalise que pendant que mon homme et moi on construit notre petite maison tranquille, pierre par pierre, ceux auxquels on s’attendait le moins (évidemment) viennent prendre plaisir à bavasser et à jalouser tout en nous regardant (et sans proposer ne serait-ce qu’on seul coup de main)

(c’est une image)

Ma plus petite sœur vit l’enfer. Le même que celui que j’ai vécu à 17 ans et qui m’a fait fuir le domicile familial si tôt.
L’entendre me raconter des situations que j’ai vécu il y a longtemps.
Et se rendre compte que ce n’est pas qu’un problème de parents.
Mais aussi de sœur…

Je me retrouve donc en triangulation, entre celle qui adore écraser ses sœurs pour avoir la vedette, ma mère qui boit ses paroles comme de l’eau bénite et mon père avec qui je n’ai plus aucune complicité depuis que cette même sœur se soit faite passé pour la pauvre victime de l’état français en entier.
Victime surtout de son égocentrisme.

C’est la distance qui me sauve.
Parce que faire un travail sur soi ça ne sert à rien si les autres ne le font pas…
Quand j’y retourne et que tout le monde est réuni, tout mon labeur devient caduc. Je revis éternellement les mêmes souffrances.
Enfin non !
Je dois me retaper éternellement LEURS mêmes souffrances.
Je les regarde comme je regarde des souris tourner frénétiquement dans une cage.

Sauf ma plus petite sœur, qui est là dans la cage, mais qui me regarde en me murmurant : au secours sors-moi de là stp.

Elle fait de son mieux pour tenir, je fais de mon mieux pour être là (même de loin) mais elle se sent quand même seule (et abandonnée)

Moi je ne me sens plus que abandonnée.
Pas seule du tout forcément. Et parce que pour tous les changements à venir dans ma vie me font devenir encore plus solide.
Et aussi comme si on m’avait enlevé une grosse épine du pied.
Le compteur remis à zéro.

Je fais ma vie.


Sinon, voilà un endroit où je n’irai pas chercher mes livres, dites merci à monsieur Leroy Merlin… (via twitter)

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17/05/2013

Sexy Sushi

 

 

(on ne s'en lasse pas)

15/05/2013

Grace

J’ai à peine le temps de me concentrer sur un truc que je m’écroule de sommeil comme une narcoleptique.
Ou alors c’est dû au printemps qui n’arrive pas et la sortie de l’hibernation qui ne s’est pas faite correctement.
C’est un mauvais moment à passer m’a dit le médecin.
Interdiction de me plaindre.
Bon en attendant j’ai quand même perdu 5 kilos. Ce qui ne peut pas me faire de mal (cf. l’hibernation qui tend à durer et les bons plats lyonnais plein de crème fraîche)

J’ai toujours dis à mon homme que je ne comprenais pas Lyon, et que son côté balais dans les culs bénis me dérangeait profondément.
C’est quand même ce que j’ai fui très jeune.
Et que j’ai l’impression de me reprendre dans la gueule ici
(oui j’ai eu le temps d’une analyse de la situation)

Avec le mariage pour tous la bête s’est réveillée, enfin elle s’est surtout décomplexée.
Et je suis vraiment bousculée par le fait que ce soit beaucoup de jeunes.
Pas encore finis d’être formés.
Et déjà hyper formatés pas par leurs convictions mais par leur haine et leur crise d’ado pas vraiment finalisée.
D’autant plus des jeunes qui sont loin de la panade des jeunes de banlieue, qui attendent leur avenir tout tracé et qui ont encore le culot de se plaindre d’aise.

Dire que nous à côté on écoutait Jeff Buckley, ultra romantiques, on rêvait même désabusés d’un monde meilleur pour TOUS, classe populaire et plus aisés ensemble. Non au racisme, oui à la liberté !
On était attirés par la différence, on n’en avait pas peur.
Au final on avait gardé un peu de la légèreté des années 80, de nos souvenirs d’enfance.

En fait la génération de certains jeunes maintenant semble plus correspondre à la génération de nos parents.
Non, rectification, quand je les entends j’ai l’impression d’entendre mes grands parents plutôt.

En même temps on n’a pas trop de bons exemples non plus du côté du pouvoir en place.
La gauche reste dans son château et ne sait pas communiquer à sa populace (croyant peut être qu’elle n’ y entendra rien) ce qu’elle est en train de mettre en place pour elle.
Et l’opposition se ridiculisent un par un en oubliant qu’ils font de la politique dans le monde des grands et qu’ils ne sont plus dans une cour de récré.

Parce qu’utiliser chaque actualité pour attaquer chaque fois le gouvernement c’est quand même pas très sérieux.
C’est ce que tout le monde peut faire sur twitter ça.

Et les médias (qu’ils utilisent allégrement) sont la honte de la communication.
Ils sont juste une société réalité du spectacle.
Pareil que les gargouilles et les statues des cathédrales qui étaient conçues pour faire flipper la population (qui ne savait ni lire ni écrire) et pour donc mieux les contrôler.

Rien n’a changé.

Juste la forme.

Je sais que tout le monde est braqué sur le nouveau Daft Punk en ce moment mais moi j’ai préféré le nouveau clip des sexy sushis.

Et celui-là aussi :

 

 

05/05/2013

Retour aux sources

Tout est passé très vite.
Lyon Paris, Paris Lille, Lille Tournai, Tournai Bruxelles, Bruxelles Namur, Namur Lyon.
J’ai eu l’impression d’avoir couru un marathon.
Pas d’avoir pris quelques jours de vacances.
Ni d’avoir pu voir tous les gens que j’apprécie le plus…
Ou de ne pas avoir passé assez de temps avec ceux que j’ai vu.

J’ai retourné le grenier de ma grand-mère pour récupérer un vieux fauteuil que j’avais acheté étudiante. Et puis je suis tombée sur d’anciens jouets. Et j’ai eu beaucoup d’émotion.

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(le fauteuil kitsch en question)


Le fait d’avoir été malade toutes les vacances n’a pas vraiment aidé. Même avec tous les remèdes de mamie. Rester sous la couette et dormir, j’ai pas trouvé mieux.

Et puis je me suis laissée surprendre par la tartine de pain d’épeautre au beurre de baratte salé.
Comme une envie irrésistible.

Et ce plat de porc légumes/soja pimenté et ébouillanté que j’ai avalé comme un ogre dans ce nouveau restau asiat rue de Charonne.

Et les boulets sauce lapin de ka…

(estomac sur pattes)

Le fait aussi de n’avoir pu faire l’amour qu’une fois pendant ce voyage m’a fait faire des rêves érotiques intenses.
Et l’envie de baiser toute la journée.
Encore mieux que d’habitude même (ah la la)

Et puis je sais pas pourquoi mais, je me sens liberée.

Bref.
Pour finir ça ce sont (un petit bout) des cadeaux que Dom m’a fait, qui seront les premiers cadeaux du futur petit bout tant attendu (quand il se sera enfin décidé à arriver) (je les mets précieusement de côté)

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(en fait c'est papa et maman qui vont surtout jouer avec)



20/04/2013

le monde à l'envers

La semaine prochaine c’est vacances.
Pas au soleil, non, on monte à Bruxelles.
Famille, amis.

Et frites !

Mon homme a boosté son statut d’intermittent assez pour faire une pause bien méritée.
Et sortir un peu de Lyon pour mieux la retrouver ensuite me fera le plus grand bien de mon côté
(surtout qu’on aura deux trois choses à se dire en rentrant)

Les débats du mariage pour tous sont enfin finis.
Je n’ai pas pu regarder les dernières retransmissions de l’assemblée.
Blessée dans ma bisexualité.
Et l’éventuelle homosexualité des enfants de ma sœur ou de mes amis.
Je pensais naïvement que les français étaient au dessus de tout ça.
Qu’ils étaient juste un peu racistes, un peu grande gueule.
Un peu beaufs quoi.
Mais pas méchamment, juste dans le découlement de leur jalousie du voisin.
Un truc d’apparence et franchouillard mais qui ne fait pas de mal à une mouche.

Je suis dégoûtée.

Des manifs pour tous incultes et haineux.
Qui osent sortir en burberry pour scander "dicature socialiste" (ou "CRS en banlieue" ??? mais hein quoi ??)
De l’excuse de l’UMP pour se poser au final juste contre la gauche (sans plus aucune responsabilité face à leur statut d’homme politique, voir les burberry précédants, et leurs mots dégeulasses)
De ce retour de la religion dogmatique qui rejette ceux qui ne suivent pas ses règles.

Ces extrémistes sont des pervers narcissiques. Ils se font passer pour les victimes alors qu’ils sont eux-mêmes les agresseurs.
Ils n’aiment personne à part le reflet de leur miroir et le peu de ceux qui leur ressemblent.
Et ils ne sont pas capable de vivre en démocratie ni de la respecter, la preuve…

Ils se tiennent au sein même de nos familles.
Mais bon ceux-là on ne peut quand même pas les détester…
Bref.
Moi je leur pardonne.
Parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font.

Le progrès est en marche et il laissera tous ces australopithèques derrière.

Et quand leur propos me blessent trop je me remets les sketchs des Monthy Pyton, je rechante la vie de Brian et me dit que quand mes futurs enfants seront grands, tout ça sera du passé et qu’ils pourront vivre heureux et en paix.


18/04/2013

Under Pressure

08/04/2013

je suis très occupée (en ce moment)

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06/04/2013

le grand Bigas Luna…

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02/04/2013

Touche pas à mon vagin

Ça doit être la mode d’être extrémiste.
J’ai lu, j’ai essayé de comprendre son point du vue.
Mais voilà, je ne suis pas comme elle.
Je ne vis pas ma sexualité comme elle.
Et je n’ai pas les mêmes orgasmes qu’elle non plus.

Ce qui me dérange le plus c’est qu’elle se pose en porte-parole.

Alors peut-être que certaines gonzesses vivent la pénétration comme telle.
Mais c’est loin d’être le cas de toutes les gonzesses du monde.
Même très très loin.

On est toutes complètement différentes.

Alors ça pourrait être un simple coup de gueule, mais elle en fait carrément un manifeste.
Enfin SON manifeste.

Parce que c’est tout de même vachement plus complexe que ça.

Biensur qu’on peut avoir du plaisir autrement que par la pénétration.
Mais c’est pas pareil.
Qu’on le fasse seule ou à deux (ou à trois)
Biensur que faire de la pénétration systématique une façon de baiser conventionnelle et confortable ou "récréative" c’est limiter le sexe.
Mais est-ce qu’on est encore beaucoup à se limiter à la pénétration ?
Parce que les femmes de maintenant ont franchement beaucoup plus d’imagination que ça.
Les mecs aussi…

En fait parfois on dirait vraiment que c’est écrit par une catho frigide (ou qui a subit un viol vu sa violence) qui vit au début du 20e.
Quelqu’un en tout cas qui a un souci clair et net de victimisation, en l’occurrence surtout avec le cul.
Et qui en fait une généralité.

Hors je m’insurge mais, on n’a pas toute ce même rapport au corps, à notre corps, à notre chatte.
Parce que quand on se connaît bien, on sait ce qu’on aime, ce qu’on veut, comment on jouit aussi.
On a une langue pour parler, pour communiquer à l’autre nos fantasmes.
Et puis surtout on n’a pas toute la même façon de jouir, au même endroit, de la même façon.

Ensuite, on n’est loin d’être l’esclave du désir de l’autre (sauf quand on est fou amoureux mais ça c’est un autre sujet)
On est l’esclave de sa timidité, de sa pudeur, de sa doctrine religieuse oui ça effectivement pour certaines.
Mais ça c’est valable pour les mecs aussi !
Il y en a qui adorent éjaculer sur les seins, d’autre dans la bouche, d’autre dans le cul.
Et il y en a (bien plus qu’ on ne croit) qui adorent se faire pénétrer par leur conjointe (par des doigts ou des godes peu importe)

Le sexe c’est bien le seul espace de liberté et endroit où on ne peut pas dire qu’on manque d’imagination.

Maintenant, et c’est tout à fait personnel, mon expérience (pas une généralité donc)
J’ai besoin d’une pénétration pour jouir. Si possible un gros gabarit. C’est comme ça.
Je suis une jouisseuse précoce (oui ça existe comme les mecs)
Je jouis aussi trop vite quand on me lèche (et c’est de pire en pire en vieillissant)
Je suppose que je suis et clitoridienne et vaginale.
Je suis même anale.
Et avec la masturbation je compte 4 façons bien distinctes de jouir.
4 orgasmes différents donc.
Sans compter que chaque orgasme est plus ou moins différent, selon la position, selon l’excitation.
Ça c’est mon trip.
Mais on a toute nos petits secrets, nos petites spécialités, nos expériences. Notre rapport à notre corps. Il y a d’ailleurs des orgasmes que je ne connais pas et que je ne connaîtrais sûrement jamais par exemple.

Et puis surtout je ne me suis jamais sentie dévalorisée (sauf deux ou trois exceptions) pendant une pénétration.
Au contraire je me suis toujours sentie toute puissante.
Une déesse réveillée par la tige de jade quoi.
La communion ultime et sacrée.


Bon j’ai eu aussi la chance d’avoir partagé ça avec des amants fantastiques (j’admets)

 

01/04/2013

Find the fish

28/03/2013

voilà

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25/03/2013

Les années sombres

Mes hormones sont des traîtresses.
Elles me prennent par derrière avec violence.
Et ne me laissent pas avec des idées claires.

Je ne sais pas si c’est le fait de ne pas tomber enceinte.

Mais je peine tellement à trouver ma place ici.
Plus mon absence total de réseau, à cause de mon envie d’avoir voulu prendre du recul.

J’ai tout réussi en arrivant en Belgique.
Comme j’ai su trouver ma place quand je suis arrivée à Paris.

Et là, rien.
Impossible de me lier (à part ces exceptions que je connaissais avant d’arriver)
La froideur de la ville.
La froideur des gens.

Artistiquement j’ai toujours eu l’honneur de rencontres incroyables. Et de projets tous superbes à partager.

D’aventures…

Et qui surtout me faisaient rebondir sur d’autres choses (dont certaines que je n’aurai même jamais envisagées)

Ici on dirait qu’il y a comme une inertie.
Comme un désir que rien ne change.

Alors bon, c’est vrai qu’on est toujours venu me chercher
(et heureusement, parce que au final, je suis incapable de me vendre correctement)

(je sais transmettre ma passion mais pas la vendre)

Donc là je peux encore et toujours attendre. Personne ne vient… et moi je reste tétanisée comme jamais.


Aux dépens de mon aspect créatif.
D’une part importante de moi-même que j’ai perdu.
Face à ce mur.
Qui m’empêche de m’améliorer.

Ce qui me fait me sentir en échec.
Continuellement.



Même mon cv pourtant couillu, qui plairait sûrement à des anglais ou des américains, mais pas aux français (encore moins au lyonnais) (qui ont l’air de tenir à leur petit confort plus que les autres)


Donc non seulement je ne suis pas capable d’enfanter, donc de créer.
Mais en plus j’ai perdu mon inspiration.
Quelque part au bord du Rhône…
Rien sur quoi rebondir.


Tout ce qui faisait que j’étais moi s’est envolé.
 

Et je me sens comme un animal sauvage en cage.

24/03/2013

à tous les donneurs de leçon qui auront suivit civitas comme des moutons de Panurge

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22/03/2013

Vintage Diana, Killer rabbit et Keith Haring

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19/03/2013

where is my mind

Je fouillais tranquillement dans les boites à 45T.
A côté de moi un mec la soixantaine et un mec la trentaine.
Le plus jeune dit au plus vieux : "cool regarde j’ai trouvé un Fat Boy Slim", le plus vieux lui répond qu’il ne connaît pas et qu’il préfère Captain Beefheart.
Le p’tit mec lui répond du coup qu’il ne connaît pas non plus.

Un espèce de conflit de génération. Un peu cliché quand même.

Je les ai regardé sans rien dire, c’était pas mes affaires, mais j’étais assez fière de connaître et d’aimer écouter les deux.

Bon il faut dire que j’ai des amis qui écoutent toujours des trucs formidables. Et aussi qu’il suffit de lire les jaquettes pour sauter d’un groupe à un autre.
Ou de faire des gros festivals pour voir le plus grand nombre de groupe en live en quelques jours.

C’est vrai qu’en vieillissant on va vers l’essentiel. On garde le meilleur à nos oreilles. Mais j’aime bien découvrir de nouvelles choses. Créer de nouveaux souvenirs s’y référant.


A part ça je pense être en pleine crise existentielle.
Pas une crise pré quarantaine.
Plutôt ce rôle de l’artiste que j’ai toujours tenu dans ma famille.
Rôle que je me fais allégrement volé, depuis quelques mois, par mon père avec la publication de son livre, ma mère avec ses peintures à l’huile, ma petite sœur et ses illustrations, même par les dessins de la fille de ma sœur (qui a ouvert une page FB célébrée aux coups de crayons naïfs de sa progéniture)

Au point où j’ai l’impression de n’être plus rien.
Ni créative.
Ni intéressante.
À me traîner en prime un syndrome de la page blanche depuis que je suis à Lyon.
Et une remise en question généralisée de ma carrière artistique chaotique.

Bizarrement j’avais l’impression d’être éternellement jeune à Paris. D’avoir toute la vie devant moi.
Tout coulait de source…

Aujourd’hui tous les soirs en m’endormant je me vois mourir.

Oui c’est glauque.

Peut-être que le fait de ne plus prendre de drogue (oui Jen tu as raison), de ne plus picoler un peu.

En fait faut être cinglé pour affronter la vie à jeun.



Alors j’entoure les autres de joie, de petits cœurs, de plaisirs désinvoltes pour qu’ils rayonnent autour de moi et me réchauffent à défaut que je me remette enfin à briller toute seule.

Je sais que je suis faite pour imaginer, pour inspirer, donner des idées.

Me soumettre à une autre voie me tue petit à petit.


Mais bon là il serait grand temps que le feu sacré reprenne possession de mon modjo…







15/03/2013

la solitude ça n'existe pas

Une fois seulement j’ai détesté le meilleur pote d’un de mes ex. Mais on avait 18 ans, on était jeune on était con.
Mais aussi il se comportait comme une gonzesse à lui parler sur mon dos.
À la fin on était plus en couple mais en triple.
Sans la baise.
Aucun bénéf quoi.
Excepté les conflits.

Là maintenant on est largement adultes consentants.
On a passé l’âge.
Enfin, on est sensés.
Il y a donc son copain geek.
Homme moitié ours des cavernes moitié éternel adolescent.
Qui monologue tout seul du pénis.
Et qui adore me couper la parole au moment où il m’a enfin porté un intérêt particulier en me posant une question existentielle.
Limite humiliant.
Presque misogyne.
Sa solitude lui fait oublier les principes basiques de la communication (et accessoirement l’usage de la douche)

Mais tant qu’il ne débarque pas sans prévenir quand je suis seule à la maison. Ou que je peux anticiper une soirée entre copines quand ils ont décidé de se voir. Je fais avec…

Sinon j’ai eu le plaisir de barboter avec Sasa dans la petite piscine (ultra sympa) de (notre) quartier.
Et je n’avais plus mis les pieds dans une piscine depuis Paris.
Tant et si bien que je suis arrivée, certes épilée de près, mais sans serviette. Oubliée dans la précipitation.

Demain je prépare mes fesses et mes mollets pour une brocante en banlieue lyonnaise.
16 kms aller/retour
En passant par le grand trou saint jean de dieu (si si ça existe)

Un vrai chemin de Compostelle.


Le sport, c’est comme le cul, ça rend accro.


12/03/2013

Bed Peace

Des fois il m’hallucine un peu.
Il ne dit absolument rien quand j’entame (coincés dans des bouchons sous le tunnel de Fourvière) une crise d’hystérie impressionnante et qui me laisse KO (et pleine de culpabilité) à peine 10 min plus tard.
Le soir, il me conseille de plutôt choisir une culotte moins sexy (du moins une à laquelle je tiens moins)
Il sous-entend.
Le lendemain les anglais débarquent, comme IL avait prévu… et je suis trahie par mes propres hormones.

Moi qui avait, en plus, décidé de ne plus rien calculer.

Seulement parfois ça ne tourne pas du tout dans le bon sens.
Comme quand il m’explique comment il compte réparer le lampadaire en rotin vintage et que je tente une percée dans son explication.
Et qu’on est juste à la fin dans une discussion en parallèle sans aucun échange constructif.
Discussion qui se termine en qu’est-ce qu’on fout ensemble, on se comprendra jamais… + claquage de porte.

Et le lampadaire lui ne fonctionne toujours pas.

Parfois je fantasme que tout coule parfaitement. Qu’on n’ait plus besoin de se parler pour se comprendre.
Que la télépathie existe.
Et que c’est la magie de l’amour qui s’occupe du reste.

Mon cul oui.

J’ai plus l’impression qu’il me parle javanais la moitié du temps.
Et je ne parle pas le javanais…

La preuve sa façon de ranger ses chaussettes :

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Et la mienne :

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Tout est dit.


06/03/2013

Téléphone maison

Il y a eu un espèce de transfert dans la 4e dimension :
Mon mec qui revient dépité du boulot.
Qui me traite de desperate housewife en passant.
Et qui me demande pourquoi il y a du sperme séché dans la baignoire.

Euh… Be kind, rewind.

On a passé la soirée à faire des expériences de séchage naturel en passant en revue tous les flacons de shampoings, crèmes et autres produits susceptibles d’êtres tombés dans la baignoire durant l'essorage violent de la machine à laver accolée à la baignoire (ce qui arrive souvent)

Inutile de dire à quel point ça m’a vexée.

Je lui ai donc expliqué que je préférais le quitter définitivement et annuler le mariage, reprendre ma vie délicieuse de célibataire plutôt que de me faire chier à le tromper.
Ça l’a calmé.

Et bien évidemment, c’était le shampoing à l’huile d’olive de l’Occitane le coupable (ouai c’est bon à savoir)

J’ai horreur des crises de parano. On peut se rendre dingue en se focalisant sur des détails en les interprétants de travers.

C’est comme un jour cette copine qui m’avait laissé seule dans son appart et qui était certaine que je lui avais piqué sa brosse à cheveux ancienne… (je lui avais dit quelques jours avant qu’elle était top sa brosse)
Elle m’avait fait une scène comme quoi je pouvais lui dire que c’était moi, qu’elle serait pas fâchée…
Et le pire c’est qu’en continuant à nier le truc elle me croyait encore moins…
Bref, quelques jours plus tard en passant la chercher chez elle j’ai remarqué la brosse en question posée sur sa baignoire
(parce qu’en plus elle avait eut trop la honte de m’avouer que cette putain de brosse avait sûrement dû tomber derrière un meuble où je ne sait où)

Se faire des films ça va super vite…

En parlant de parano, mon ex-directeur pervers narcissique a eu le culot de me contacter via facebook. En même temps depuis qu’il s’est fait licencier par mon ex-boite (parce qu’il a pété un câble) et qu’il est en retraite anticipé, il doit être à court de souffre douleur…
Il me dit dans son message qu’il ne comprend pas pourquoi il n’a plus de nouvelles de moi.
Son manque d’empathie pour les autres, son incapacité à analyser objectivement une situation ou à juste se remettre en question, c’est flippant.

J’ai pas cherché, j’ai pas répondu (histoire de pas re-entrer dans son jeu) et je l’ai bloqué.

Ma vie est belle et je suis pas mère Térésa.

En allant à emmaus j’ai vu une nana piquer des draps avec une technique imparable. Les poussettes étant des complices de rêve.
Les pauvres qui volent les pauvres.

Et puis des enfants qui courent partout (et qui causent des catastrophes) et des gens qui se plaignent et qui au lieu de s’arrêter à "ces cons qui n’éduquent pas leurs gosses" crient outrés qu’ils sont français eux et qu’ici on est en France et qu’ils ont encore le droit de dire ce qu’il veulent.

La cour des miracles quoi.


Sinon, pour mon anniversaire, j’ai remporté ma première Tomado aux enchères… (et c’est ma belle maman qui me l’offre)

 

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23/02/2013

Ne te dégonfle pas d'un bourrelet

Mon homme bosse comme un dingue.
On devait ce faire 3 petits jours de ski en allant rejoindre ses parents sur place mais on a dû annuler à la dernière minute.

J’en ai profité pour aller faire un tour à mon ancien taff.
La PDG était ravie de me voir.
Depuis le départ de mon boss con et de son chouchou parfait elle a tout réorganisé.
Enfin elle a organisé surtout.

Et puis elle a eu le temps de me demander si j’étais toujours à la recherche d’un emploi.
Et aussi que j’étais toujours la bienvenue.

Je m’habitue à ma vie à mon rythme.
À une vie pas rentable du tout.
Mais sans pervers narcissique sur le dos.

Je sais aussi que ça ne va pas durer.
Donc j’en profite d’autant plus.

Ça a été un gros casse-tête dans nos habitudes alimentaires.
On a encore fait des compromis.
Bon on ne mangeait pas de plats préparés non plus, mais consommer local et solidaire ça demande plus d’organisation et du temps disponible pour trouver les bons commerçants (qui sont évidemment dispatchés partout dans la région)
On en est à un point où manger moins est même une alternative.
Et vu qu’on n’a pas d’enfants.

Par exemple un beau morceau de comté bio, 1kg svp, que mon mec a eu moins cher en l’achetant avec tous ses collègues du théâtre.

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Parce qu’au final on se demande si on peut faire aussi confiance au reste.
Qui nous dit que les petits artisans qui font plus "authentiques" ne vont pas profiter eux aussi de la brèche qui leur tend les bras.

Tout le monde a envie de faire du profit.
Tout le monde veut être riche (et célèbre)
Et tout le monde oublie vite son côté éthique quand il s’agit de se faire du blé.
C’est humain.
C’est la vie qui veut ça, devenir riche, puissant, la réussite personnelle.
En vouloir toujours plus…

Malheureusement ça n’est plus compatible avec les problèmes sociaux actuels ou avec l’écologie et les scandales sanitaires.

Ou alors comment vous voulez expliquer aux gens de faire des sacrifices, manger moins de viande, pour préserver la planète ?
Mais qui mangera réellement moins de viande ? ceux qui n’auront pas les moyens ou ceux qui, après moi le déluge, pourront s’en payer tous les jours ?

Et en appeler à la raison de chacun quand on voit comment d’autres se vantent de leurs richesses et de leur réussite ?

Ma sœur pourrait très bien se satisfaire d’un appartement avec petite terrasse dans sa ville de province où il fait bon vivre, mais non elle préfère s’endetter à mort et se payer une maison juste pour avoir la fierté de prouver à mon père comment elle a tout réussi dans sa vie, elle
(même si ça n’est qu’une malheureuse apparence) (mais bon ça c’est autre chose…)

La sœur de mon homme a acheté avec son mec une télé gigantesque pour une chambre plus petite que notre salle de bain, en prime, ils n’ont pas fini les travaux de la ruine qu’ils ont acheté il y a 5 ans (une bonne affaire certes) et se retrouvent à squatter chez les parents à 40 balais depuis tout ce temps.

Entre se contenter de ce qu’on a en stoppant toute ambition et vivre au dessus de ses moyens (pour se donner les moyens justement d’aller au bout de ses rêves) il y a un équilibre qu’on pourrait peut être éventuellement tous trouver sans tomber dans le nombrilisme, non ?

Mais voilà, on aime regarder les émissions réalités, les riches dans les magasines people. Et surtout on voudrait tous être à leur place…

Moi je serais pas hypocrite j’aimerais aussi être à leur place pas tant pour que tout le monde m’aime mais pour avoir les moyens (le luxe) de faire le vrai métier qui me passionne (ma véritable vocation)
Bon peut être moins pour la perte de la liberté de l’anonymat… ça, ça me ferait chier.

Hier en regardant les césars j’ai eu l’impression de voir la cour Louis XIV. Les fils et filles de… (et même si certaines ou certains ont du talent) (mais bon il ne manquerait plus que ça) C’était un peu ambiance décadente.
Plus les fous du roi, Jamel et cie, un arabe président pour faire la nique à une France de plus en plus rasciste.
Un fou du roi fier de son ascension sociale exceptionnelle qui n’a pas bien respecté les techniciens et autres tireurs de ficelles de l’ombre dont le boulot sert pourtant à le mettre en valeur.

Donc tous ces joyeux lurons sur scène ont sûrement cru qu’ils avaient fait une bonne action. Qu’ils avaient redonné espoir à tous les noirs et les arabes du pays… en donnant une bonne leçon au FN (le numéro de tél. qui a été donné dans la soirée en faisant croire que c’était celui de José Garcia)

Devant les filles et fils de… la grande famille ouverte et tolérante du cinéma.

Donc c’était loin du dédaigneux si t’as pas ta rollex à 40 ans t’es une merde, non là on était plutôt dans l’illusion d’un Disney Land plein de paillettes et de gentillesse dont les masques cachent le même dédain + la luxure assumée.

Le retour de Versailles

(heureusement qu'il y avait un peu de Belgitude dans l'air)

Ce midi j’ai foncé à la Poste pour envoyer mes colis ebay avant le wee-end. Dans la file d’attente il y avait une meuf en mini-jupe, petites chaussures et petit blouson T’as le look cocotte sexy mais sobre à -5 dehors. Alors forcément quand je suis entrée empaquetée tel le bibendum michelin chamallow elle a eu un regard de bas en haut vers moi très (très) désagréable.

Genre moi je suis une femme toi tu es quoi exactement ?

(bon en tout cas j’ai pas eu froid)

Aller pour finir : un homme nu (je ne sais plus sur quel blog je l’ai chopé celui-là mais il m’a bien plu et en plus on m’a dit qu’il ressemblait à mon mec)


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19/02/2013

des choix cornéliens

Mon cœur balance.
Enfin, ma passion plutôt.
J’alterne depuis plus de 3 ans les taff alimentaires et mon taff normal.
Les gens ont l’air de penser que c’est facile de se réorienter.
Ça l’est si on a fait le choix.
Pas si on y est obligé.

Bon et je pensais aussi pouvoir gérer les FIV, mais en fait non.
Même pas l’adoption.
Ça me semble une montagne alors que je ne me sens pas bien dans ma vie professionnelle.
On m’a dit que j’avais des dispositions pour bosser dans le social.
Le statut de fonctionnaire ne rassure que les plus de 60 ans…
Pour moi c’est aussi flou que dans le milieu culturel.

Mon homme m’a proposé de reprendre mes projets créatifs. Tant qu’il a du boulot lui et qu’il peut assurer pour deux.
Que j’aille au bout du bout de ma carrière histoire de ne pas regretter ensuite.

Bon je pense qu’à défaut de tomber enceinte il a fait son homme, son vrai, en me faisant une proposition plus ou moins (mâle)honnête.
Pour que je sois heureuse.

Moi j’aimerai juste mourir en laissant une petite trace
(même vraiment toute petite)