« Des retrouvailles | Page d'accueil | (be kind) rewind ! »
14.04.2008
(…) puisque c'est fini nous deux
Quand je l’accompagne jusqu’à la gare, il y a cette idée qui ne me quitte pas l’esprit.
Ça me retourne définitivement l’estomac de le voir partir.
Dans le métro déjà, j’enfuis ma tête dans son cou pour snifer son odeur.
Il me laisse faire
(alors qu’il me déteste)
(et pour cause, je viens juste de lui dire qu’on ne pouvait plus continuer comme ça)
Mon père partait bosser à Paris, quand j’étais petite.
Il laissait ma mère seule la semaine (avec ma sœur et moi)
Ça a traumatisé ma mère
(cette absence)
Ça a fatalement dû laisser quelques traces.
Putain de schémas parentaux…
Gare du nord.
Il est triste, là devant son café.
Pas un mot.
Je suis triste aussi, devant mon verre de vin.
J’essaie de soulager sa peine, mais je fais pire que mieux
(je suis vraiment conne quand je m'y mets) (et j’apprécie moyennement ses réponses odieuses)
Dans ces cas-là, il n’y a aucune solution.
À part attendre que ça se passe.
Le problème, pour ne rien arranger, après avoir vécu 10 ans avec une seule personne,
C’est qu’on n’a plus peur de la routine.
Pire qu’on la recherche encore un peu.
Et puis aussi, cette absence finie par (me) conduire à une autonomie égoïste.
À priori, si on réussi à (sur)vivre sans père,
Soit on exige ensuite un amoureux disponible 24h/24.
Soit on s’accommode sans.
Il n’y a pas de place pour le juste milieu
(et pourtant j’essaie) (hein)
Oui, mon père a bien appris à sa princesse de se battre seule contre les vilains dragons.
Oui, la princesse peut leur foutre facilement une grosse raclée, même au plus vilain des dragons.
Mais tout de même… Parfois la princesse aimerait juste avoir un petit coup de main du prince charmant (sans avoir à le demander)
(genre) à deux, on est plus fort (?)
Bon, je vais pleurer un bon coup, ça ira mieux après.
00:39 Publié dans Plus jamais seule | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : paris, blabla de fille, poésie, littérature






Commentaires
Que dire ? Si, peut-être des gros bisous !
Ecrit par : motpassnt | 14.04.2008
Je me reconnais tellement dans cet ecrit, c'est fou. Le juste milieu j'en reve mais je crois que je me sabotage moi-meme. Mais tout le monde s'en fiche car la princesse est tellement capable on pense qu'elle n'a besoin de personne...
Ecrit par : lademoiselletemeraire | 14.04.2008
bon, ce week-end je suis prête à pleurer avec toi, ah non, à rire avec toi ! ouais bon, on fera comme on peut ;)
allez courage poulette
fous-toi tête dans e taf si tu peux
Ecrit par : Jen | 14.04.2008
Même si c'est triste tu as le choix de décider alors Poupette profites en.
Ecrit par : A@T | 14.04.2008
Très belle note, j'ai tellement connu ça... mais si le choix est fait....courage!
Ecrit par : Six | 14.04.2008
tiens.. ça m'aurait pas étonné que quelqu'un s'y reconnaisse pas .. putain d'empathie larmoyante
moi aussi moi aussi ouille ouille j'ai eu mal !
je me gratte la couille gauche le matin en chantant les stooges nu sur mon balcon .. personne ne s'y reconnait ? allez un petit effort ! il doit bien avoir un fan club des stooges à poil le matin , non ?
bouges tes fesses au lieu de te larmoyer, c'est toi qui fait un choix, pas les dragons, ni mickey, ni ton passé...
choisis ce que tu veux vivre demain : une longue répétition de scènes tièdasses à faire chialer une blogueuse femelle accouplée ou une journée, une seule .. mais brûlante ..?
je préfère conseiller au lieu de me tremper dans la compassion communautaire. c'est encore plus débile mais ça peut rapporter gros (et dur aussi)
Ecrit par : Mr.Z | 14.04.2008
ben justement voir l'intitulé de ma note d'après (tu me retire les mots de la bouche mon poussin… euh… mon lapin) :D
Ecrit par : Charl' | 14.04.2008
"je me gratte la couille gauche le matin en chantant les stooges nu sur mon balcon" ça me rappelle vaguement quelqu'un, sauf qu'au lieu du balcon il avait un cyclo et mon burau (hum Charl' tu vas adorer tu le sais :D )
putain. MrZ je valide à mort.
Ecrit par : in | 17.04.2008
Ecrire un commentaire