11.07.2009

Renegade Princess

À un moment donné j’ai cru que l’ascenseur n’allait pas supporté le choc.
La voix qui d’habitude annonce chaque étage s’est mise d’un coup à bégayer.
Ça montait, descendait…
Et puis la lumière qui s’éteint (et se rallume)

J’ai repensé à Axel,
Quand il m’a chambrée après tout mon cinéma pour que ce petit blondinet sucré m’embrasse pour me dire bonjour
(histoire de sentir son odeur) (en toute subtilité) (et sans arrière pensée) (du tout)
Et puis un mois sans sexe aussi,
C’est tragique…
(et ça fini par vous donner des reflexes un peu pervers)

Mais du coup,
Les mains moites et le visage collés contre la vitre de cet ascenseur,
Lui (le blondinet en question donc) derrière moi en sueur,
Ensemble parfaitement emboîtés,
En transe,
Et seul au monde,
J’ai réalisé comme c’était tellement meilleur quand ça se passait comme ça,
(quasi) en totale improvisation.

Pourtant j’ai juste dit à Jen que je rentrais chez moi.
Et puis avant que l’ascenseur ne se referme, il s’est faufilé doucement,
Et a attrapé ma bouche comme un sauvage dès que la porte s’est refermée.
On a continué ensuite dans l’escalier entre le rez-de-chaussée et le premier
(en n’en ayant absolument rien à foutre de se faire déranger) pour finir sur le carrelage glacé de l’entrée face à l’ascenseur.
Ça jusqu’à l’aube
(jusqu’à ce que ça commence à nous faire mal partout)

Et puis j’ai voulu filer en douce, en mode cendrillon, mais il m’a raccompagné jusqu’à mon vélo. Pour me demander aussi s’il pouvait venir dormir avec moi…
(putain)
Il était si mignon.
Mais bon.

10 ans de moins, quand même, c’est pas très raisonnable…

Je l’ai laissé hagard face au métro.
Et suis rentrée en ne sachant plus quelle route je devais prendre,
Sonic Youth dans mon casque pour me guider,
Et l’envie de recommencer

(la prochaine fois, s’il y a une prochaine fois, je le laisserai dormir près de moi) (je promets)

 

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