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01/05/2015

On choisi pas sa famille

Cette conversation au téléphone surréaliste avec ma mère.
Où elle fini par répéter exactement ce que je lui disais au début alors qu'elle s'était justifiée avant pendant une heure du contraire.
Comme si elle ne voulait définitivement pas être d'accord avec moi.

Les publications dégueulasses de la cadette pour humilier ma plus petite sœur.
Peut-être moi aussi au passage.
Et parce que ses statuts sont tout sauf subtils.

Cette fierté qu'elle a de se faire plaindre de son statut de super maman avec sa double journée, et pan dans la tronche de son mec qui n'a l'air de servir à rien à part prouver qu'elle s'est bien mariée avec quelqu'un.

Donc quand ma mère commence son laïus sur la pauvre …. Je voudrais pas être à sa place …. Et bla bla bla …. J'ai juste envie de re-couper les ponts avec eux.

Ça joue les sœur/mère parfaites devant les autres mais une fois en huit-clos les masques tombent vite.

Quand j'étais ado je ne supportais pas cette façade de rêve.
Les mensonges grossiers.
Genre vas-y que ma fille elle est parfaite, première en violon, première en natation, première en dessin.
Mais seule avec moi à la maison soudain je devenais nulle, folle et bonne à rien.

Ça me rendait schizophrène à la fin.

J'ai bien fait de me barrer jeune de toute cette merde.
Surtout quand je les vois encore maintenant patauger dans la semoule.
Comme si leur disque était rayé.

Mais franchement ça laisse des séquelles.
Dans mes pires moments d'angoisses je me sens nulle et pas aimée.
Et je me demande si j'ai envie de me sentir aimée.
Quand mon mec me dit qu'il m'aime je ne le crois pas.
Et je suis persuadée que mon fils ne m'aime(ra) pas.

Bon ça n'arrive que dans les pires moments d'angoisses (hein)

Et malheureusement l'angoisse débarque d'office quand j'ai ma mère au téléphone ou quand ma sœur vient me faire chier sur FB.

Et parce qu'elles ne savent pas donner autre chose que le reflet de leurs propres angoisses.

Du coup quand je suis heureuse, que j'ai une bonne nouvelle, je me fais systématiquement remballée.
J'ai bien de la chance. Eux c'est pas la joie. Ils ont plein de problèmes... (re)blablabla.
Avec un brin de pathos en plus sinon ça fait moins dramatique
(merde je sais d'où ça me viens cette manie tiens)

C'est vrai comment j'ose être heureuse alors qu'ils sont éternellement dans la merde.

Et mes difficultés n'en sont pas face à leurs vrais problèmes (oui moi j'ai pas de vrais problèmes)

Je pense à ce sketch des Monty Python. Celui où ils surenchérissent tous sur ce qu'ils ont vécus d'abominable. Le concours de la vie la plus horrible.

Ben sincèrement je leur laisse.


The Monty Python "souvenirs d'anciens"(vo st fr) par jazzami