08.11.2008

Full of grace !

Quand certains se plaisent à mater la double page de Play Boy,

Certaines préfèrent mater ça :

(moins kitsch et plus cérébral) (pour simple comparaison) (et en plus vachement plus rock'n'roll !!!)

 

 

(les blondinets et les tatouages hein, une formule qui marche toujours chez moi)

14.07.2008

J'aime, j'aime la vie (même si c'est une folie)

De retour de Bruxelles
J’ai le temps d’apprécier le paysage sur la route
Des couleurs contrastées
Et la lumière aveuglante de fin de journée
(quand le soleil est sur le point de disparaître)

Ça tourne même à l’obsession

Et en m’extasiant
Je me rends compte que je suis encore complètement tripée
Mes yeux explosés
(j’ai vraiment plus l’habitude des vrais pétards hollandais)

Ça m’arrache le cœur de laisser Ka en terrasse.
Je ne suis pas partie qu’elle me manque déjà atrocement.
Encore plus débile comme quand j’arrive au checking et qu’on me dit que je me trompe de bus, que je ne suis que dans le prochain
(mais putain quelle idiote !)
Je dois être vraiment loin car ça ne m’arrive jamais.

Je me mets à pleurer comme une enfant
Et fait flipper tout le monde
- C’est pas grave mademoiselle
Je suis tellement fatiguée…
- Allez vous assoire sur une terrasse, prenez un café et un petit gâteau.

Je m’exécute en pensant au petit gâteau.
Sur une terrasse traitée comme une princesse.

Et puis en allant aux chiottes, j’ai une autre des clefs du mystère.
Putain d’hormones…

Donc, un tampax et le petit gâteau plus tard et ça va déjà nettement mieux.

J’alterne entre l’euphorie et la mélancolie.

Samedi soir, soirée loftienne Bruxelloise transformée à cause de la crise immobilière par une soirée garage et barbecue. Toujours en aussi bonne compagnie (même s’il en manquait) et carrément rock’n’roll.

Évidemment, toujours au moins deux trois jours pour s’en remettre complètement ensuite.

Dimanche soir chez Lu, pour une soirée mémé et potins.
Femmes au bord de la crise de nerf (pas nous, celles d’Almodovar)
Et puis une nuit mouvementée à chasser un moustique jusqu’à l’aube

Forcée d’attendre pour le sentir se poser sur ma joue et me foutre une baffe pour l’achever.
Et dormir enfin !

Le lendemain matin en allant me brosser les dents
Le moustique mort écrasé était resté collé en bas de ma joue
(beurk) (vraiment dégueu)

C’est dur pour tout le monde en ce moment.
C’est horrible à dire mais ça soulage un peu.
C’est le mode survie au ralenti.

Besoin de douceur et de câlin
(merci Raph)
(me manquait aussi celui de Fa, le pauvre resté bloqué dehors à nous entendre hurler à la mort à notre soirée garage, trop défoncés pour l’entendre sonner à la porte)

Pour le reste, j’adorerai dire : plus jamais
(sauf avec lui)
(fidèle dans la rupture)
Je pense que je vais aller voir un psy finalement…

21.03.2008

(sublime) Iceland on the Edge

 

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Exposition “sublime” et on the edge pour une Islande révélée dans sa plus profonde intimité.
Une mélancolie pleine de poésie qui porte un regard critique et malicieux sur un environnement en perpétuelle mutation. L’Islande ne se contente pas d’une beauté fascinante, tantôt froide, tantôt enflammée, elle revendique aussi son caractère mutin et engagé.
Elle s’invite à Bruxelles dans un festival pluridisciplinaire détonant.

La suite… 

11.02.2008

Impermanence

Je n’ai pas dormi la nuit précédant le rdv avec mon propriétaire pour lui dire que je quittais l’appartement un peu précipitamment.

Pour qu’au final, il me dise qu’il est très heureux pour moi, tout en m’enlaçant de façon paternelle et en disant bonne chance
(je ne retrouverai jamais un propriétaire aussi sympa à Paris)

Je suis à moitié soulagée quand Lo sonne chez moi avec sa machine à croque-monsieur.
Difficile de mettre le mot fin sur notre histoire compliquée
(Peut-être l’idée de mon départ précipité aussi)
(sûrement même)

Et puis quand il se frotte à moi, dans le lit
Avec son air de ne pas en vouloir
(et une érection irrésistible)
Mon cerveau (droit ou gauche) ne parvient plus à intellectualiser la situation.

Il a raison d’en profiter…

Dimanche soir,
Soirée des dimanches de la danse aux halles de Schaerbeek.
En solitaire.
Une façon toute douce de terminer ce week-end éprouvant.
Spectacle de danse contemporaine,
Entre abstraction et réalité.
Parfois on croit entendre la mer, les vagues qui viennent finir leurs courses sur la plage, sur les récifs (ou peut être parfois aussi sur des détritus de métaux lourds) (la mer polluée)
J’ai le loisir de m’imaginer me fondre avec les danseurs, telle une petite algue qui frétille entre les vagues…

Et puis une des danseuses parigotte prend le temps de venir bavarder quelques minutes avec moi, et me donne l’espoir qu’il n’y a pas qu’en Belgique où les gens sont gentils
(parfois à Paris, ça arrive aussi)

Et puis, depuis 5 jours c’est presque le printemps. Le soleil m’éblouit et me susurre à l’oreille (rien qu’à moi oui) que les jours meilleurs approchent à grands pas
(orgueilleuse pessimiste)

Alors je souris…

05.02.2008

Et hop !

Les temps sont durs, partout.
On se fait des dernières soirées loft,
Avant de le quitter définitivement
(le boum immobilier a aussi envahi Bruxelles)

La fin d’une belle époque, bientôt.

On en profite un maximum,
Soirée sushis,
Soirée arrosée avec des cocktails au saké.
Et de sploshing au tiramisu…

Du faux hockey avec et sans rollers,
Et tout le monde court après la baballe.
Moi la première.
Les cheveux senteur tiramisu et saké au vent.

Et dans ce moment de plénitude extrême,
Je reçois la balle de golf (et c’est lourd une balle de golf)
En plein sur le tibia

Au même moment, c’est un po(l)isson qui vacille
Et s’écroule, une blessure au pied.

Je ne peux pas m’empêcher de trouver la situation comique.
On a passé l’âge
(ou on manque de cours de gym aussi)
(serait temps de reprendre un abonnement piscine)

Et puis le digestif amélioré d’œufs kinder.
Personne ne connaît ce jeu ?
La surprise de l’œuf kinder ferait l’effet des gâteaux chinois qui prédisent l’avenir, sauf qu’il serait censé correspondre à l’état d’esprit dans lequel on se trouve actuellement.
Je suis tombée sur une télécommande espionne qui fait clic-clac
(je laisse aux autres le soin de translater le machin) (nan nan pas Manara)

J’ai passé le reste du week-end à me vider dans les chiottes
(dans l’attente de la réponse pour ce job à Paris)
Faut croire que je deviens vraiment trop sensible avec l’âge.

Et puis j’ai lu ce matin très tôt un horoscope (nan je suis pas abonnée c’était un spam) (si c’est vrai) : Charlotte, la conjonction machin truc vous permet de mettre sur pied un projet personnel important pour votre avenir

L’après-midi, on me confirmait ma période d’essai pour le mois de mars…

Paris, I’ll be back !

27.01.2008

Les gens sont gentils aussi en 2008 ?

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Le moins qu’on puisse dire c’est que la façon de cuisiner de Karine est loin d’être banale.
Sa façon de couper les légumes aussi, totalement anarchique.
Moi j’ai l’habitude, parce que je sais aussi (et surtout) que le résultat sera (presque) toujours délicieux.

Nos hôtes avaient l’air franchement moins convaincus.
Limite outrés de l’aspect non conventionnel de la nourriture.

C’était avant de goûter ce chili qui-tue-sa-race…
(le meilleur que j’ai jamais mangé)

Deux assiettes plus tard,
Un verre de vin à la main qui ne cesse de se remplir,
Et je minaude allègrement avec mon voisin de table
(un blondinet évidemment)

Avant que tous se lancent dans une fausse course en patins à roulettes datant du début du siècle dans le loft géant de Raph
(Bruxelles et ses lofts aux atmosphères magnétiques)

Trouver la plus douce manière de terminer cette semaine
(une des plus éprouvante de toute ma petite vie) (je peux le dire)
et sentir, en étant bien entourée, que les choses vont finalement s’arranger.
Que je vais enfin retrouver un boulot
(une vie normale)
À Bruxelles ou à Paris
(que je tiendrais le coup)

Je tiendrais le coup.

24.01.2008

Parisienne un jour…

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Je suis en plein montage d’expo, en pleine attente des régisseurs pour savoir si je peux enfin installer cette fichue œuvre
(question de norme de sécurité)
Quand je reçois le coup de fil décisif pour ce job à Bruxelles.

Ils préfèrent engager une "vraie" vendeuse, plutôt qu’une assistante polyvalente
(poly-cul-turante)

Mais bon, faut savoir que le jour d’essai s’est déroulé à raison de nausées, gastro-vidange-express et de visage pâle.
Moyen pour faire mes preuves…

Il y a des jours où rien ne fonctionne.


C’est vers les 15h où les régisseurs me donnent enfin le feu vert pour commencer mon installation.

J’ai eu le temps d’aller pleurer une heure dans les chiottes.

Heureusement Lo est avec moi. Il m’aide à tout installer. Patiemment. Alors que je suis à moitié décomposée.
Il faut continuer, on doit terminer pour 18h.
Je dois rentrer le soir à Bruxelles parce que j’ai un autre boulot à rendre pour dans deux jours.

Il y a des semaines comme ça… Beaucoup trop courtes.

Aujourd’hui, j’ai tout réglé.
J’ai juste passé ma nuit dans les chiottes, une fois de plus, mais à gerber de l’eau cette fois.
Le vernissage c’est demain.
L’installation est faite, le site web correspondant officiellement lancé depuis hier soir
(je mettrais le site sur ce blog dès demain)

La semaine prochaine je m’occupe de ce job à Paris.
Mais faudra encore compter sur ma bonne étoile pour commencer à trouver un appartement là-bas.
Paris me revoilà ?
(retour à la case départ) (on dirait)

20.01.2008

Vengeurs (non) masqués bruxellois

On est tranquillement avec Lo en train de réfléchir comment on va manger notre riz nature
(suite à ma gastro carabinée)
Quand on entend une femme hurler dans la rue,
Des cris masculins ensuite.

En regardant par la fenêtre, on comprend vite qu’une femme s’est fait agressée.
Qu’un petit mec a essayé de lui voler son sac, en la frappant au passage.

Enfin, c’était sans compter des passants intervenants rapidement et à plusieurs.

Le petit mec n’a pas eu le temps de réagir qu’il était menotté par les flics arrivés un peu plus tard.

Jamais vu ça à Paris…

18.01.2008

Dernière ligne droite

Deux entretiens pour un job très chouette, un premier jour d’essai demain et je ne sais pas dire si c’est positif ou non
(j’aime pas vendre la peau de l’ours)
Je me souviens avoir eut cette même attente, cette même angoisse lorsque j’avais trouvé mon appartement dans le 11e.

Il serait temps que j’ai un boulot.
Les temps sont durs, le pouvoir d’achat me nargue depuis presque deux ans.
Et puis ce n’est pas qu’une question d’argent.
6 mois sans emploi (enfin officiellement) suffisent à (me) rendre dingue.

Assez dingue pour envoyer chier beaucoup de gens.
Beaucoup d’amants.
Et même ma mère…

Alors mon état d’excitation à l’idée de travailler demain est au point maximum.

On m’a bien proposé une offre encore plus alléchante,
Mais sur Paris.
Et en parcourant l’équivalent de mon loyer actuel + la superficie sur les annonces immobilières parisiennes j’ai cru faire un infarctus.
Comment je pourrais vivre dans un 10m2 à Paris quand j’ai un appartement de deux pièces dans le centre de Bruxelles…
On ne pouvait pas me proposer ce job sublime ici à Bruxelles ?
(la vie est une pute)

En même temps, vu les dernières extravagances de Sarkozy (attention, bientôt il va avouer qu’il connaît le secret des templiers, qu’il a d’ailleurs en sa possession le Saint Graal et qu’il est en réalité le descendant de Jésus himself) je pense que je suis nettement mieux en Belgique.

Expatriée et fière de l’être
(enfin je le dirais plus fort quand mon contrat sera signé) (hein)

12.01.2008

Dans le ventre de la Baleine

Flâner une bière à la main au Walvis, c’est quand même presque parfait.
Mieux encore lorsqu’on est bien accompagné.

Mél et moi on se donne rdv là-bas pour parler business.
Enfin, c’est un grand mot, mais c’est presque ça.
Je lui ai demandé de s’occuper de mon prochain site web, pour une prochaine expo
(j’expliquerai tout ça le temps venu) (peut être)

Et puis après le boulot,
On papote, entre filles.
On raconte nos envies, nos espoirs, nos rêves
(tout en matant discrètement le grand ténébreux à la Nick Cave juste derrière)

Et puis Karine débarque avec son amoureux et l’ami Séb
(le Walvis deviendrai un de nos QG ?)
On discute de tout et de rien,
Quand soudain la DJ fait la plus grosse erreur de la soirée :
Passer un morceau de Carla Bruni.
La chanson se fait huer à grand fracas directement par les français (et les belges solidaires) du café.

Finalement on se sauve vite fait bien fait, direction l’Archiduc.

Il paraît que le piano au centre du café appartenait à Jacques Brel himself.
J’ai regardé Mél (qui m’a donné l’info) avec de grands yeux et j’ai soulevé la bâche pour caresser le bois du piano
(ça m’ a donné des frissons)
Vrai ou pas, j’ai rêvé de Jacques Brel toute la nuit
(et je dis pas dans quelle position)
(hum hum)

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