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23/10/2013

Crac, boum, hue.

Mon homme bosse jusque minuit.
Un samedi soir comme les autres.

Enfin presque.

À 23h3O aux urgences j'ai 19 de tension. Je ne me sens pas très bien.
Quelques minutes après j'ai 5 ou 6 personnes autour de moi qui m'enfoncent des trucs de partout. J'ai juste le temps de prévenir et dire où je suis.

Échographie.
Pousse seringue.
Analyses sang urine.

Préeclampsie.

Diagnostique dans la nuit.
Pas trouvé le sommeil.
Mes reins et foie attaqués.
Et bébé trop petit.

Il faut accoucher vite.
En prime il est en siège.
Césarienne.

À peine je trouve de la tranquillité dans une chambre qu'une équipe du samu vient me chercher pour me transférer dans un autre hôpital.
Maternité pour prématurés.
Je suis crevée, mon homme se liquéfie au fur et à mesure.
Mais on plaisante quand même.
Et puis surtout on va voir notre bébé.. euphorie.

Explication de la césarienne.
Des événements.
Douche obligatoire (cheveux y compris) avec mes cathéters. Ouai top facile..
Betadine.

Au bloc.
Sages femmes et médecins adorables.
Re-cathéter.
Sonde urinaire (oh mon dieu)
Rachi anesthésie (comme une lettre à la poste du coup)
position christique.
Je ne sens plus le bas.
Tout le monde est relax (ils font ça tous les jours eux)
(j'ai dit qu'ils étaient vraiment supers ?)
Hâte de voir mon fils, je plaisante encore.
On me demande ce que je ressens.
Je dis que j'ai l'impression d'être une sirène et de flotter dans l'eau.

Et puis j'entends incision (oh mon dieu)
Les montagnes russes.
Pas de douleur, évidemment.
J'entends le bruit de l'écarteur (oh mon dieu)
la sage femme me parle pour noyer le poisson.
Enfin la sirène.
Mais j'entends tout et ressens bien qu'on me tripote de l'intérieur.
Et puis soudain un voilà il est sorti !
On baisse le drap qui me cache l'opération pour me montrer mon bébé, il gigote il a l'air bien, pas bleu.
(l'écarteur oh mon dieu)
Félicitation madame.
Bisous maman.
Et hop il file dans une autre pièce (là où mon homme peut aller lui)
Je laisse couler quelques larmes.
On me dit que le prénom est vraiment très joli. Voire même bien prédestiné.
Je l'entends qui crie..
Soulagée.
Ensuite on doit enlever ce qui reste. Et vérifier que tout est ok.
Je sens bien ce qui se passe. Comme dans un manège à sensation forte (space mountain c'est l'idée)
Et puis..
C'est bon on referme (oh mon dieu)
J'entends l'agrafeuse.

Salle de réveil.
Tout s'est bien passé.
Mon homme reprend un aspect normal.
Moi aussi.

Et puis nouvelle chambre.

Je ne me lèverai pas avant le surlendemain matin
(la sonde urinaire remember)
Et surtout il faudra attendre le surlendemain en fin d'après-midi pour voir mon fils.
Avec mon homme (c'est lui qui pousse mon fauteuil roulant)

Une fois dans la salle je vois un bébé que je crois être le mien et on me montre une autre couveuse au fond.
Avec un bébé minuscule..
(en comparaison)
Je fond en larmes.

J'avais pas réalisé.

Il faut tirer mon lait toutes les trois heures.
Je ne sais même pas m’asseoir.
Le bas du ventre n'a plus de terminaison nerveuse.
J'ai des (putain de) contractions.
Impossible de faire caca.
Il faut faire pipi dans un bocal (toute la journée toute la nuit) (toute la semaine)

Le 3e jour.
Mon homme prend une distance phénoménale.
Mail incendiaire.
Je demande le divorce.
Angoisse totale.
+ angoisse irrationnelle.
Trouver une sage femme qui a le temps de me conduire jusqu'à mon fils (fauteuil roulant remember)
20h j'arrive enfin au service de réa.
L'infirmière et le médecin viennent me parler.
Hémorragie pulmonaire.
Intubé.
Transfusé.
Sédaté.
(mon angoisse irrationnelle) (super)
Je reste seule auprès de la couveuse.
À pleurer sur mon sort.
Mon mari n'a pas répondu à mon message incendiaire.
21h.
Le médecin vient dire à l'infirmière qui s'occupe de mon petit un truc à l'oreille.
C'est mon mari.
Qui arrive tout pas bien.
Qui a enfin compris mon angoisse (irrationnelle) de maman.
22h.
De retour dans ma chambre.
Accuser le coup.
Parler.
S'aimer.
Et tomber dans la boite de chocolats offerte par une amie.
2h du mat.
Je fais enfin caca.


Et maintenant, la routine...

Tous les jours.
Allers retours hôpital.
Piqures et analyses.
Tire-lait toutes les 4 ou 5 heures (je persévère hein)
Bas du ventre toujours inexistant (sensation hyper désagréable)
bas de contention.
Vitesse de marche mamie
(top sexy cool)
Cœur brisé de son absence (et pendant encore 2 mois au moins) (Mwpff)
Médecins qui ne se prononcent pas.
Au jour le jour.
Interdiction de penser au pire.
Espoir.
Bientôt il sera fort (comme Hercule)

Et puis mon homme et moi.
J'avais pas compris sa détresse.
Ni lui la mienne.

Devenir parents (un peu trop brutalement)

Retomber amoureux.

08/10/2013

Le bonheur est dans la quenelle

Finalement mon corps s'habitue au mini alien turbulent.
Enfin il a été aidé par une semaine dernière éprouvante.
Où je n'ai pas eu le temps de réfléchir.

Ma petite sœur est arrivée le mercredi.
Jen le vendredi.
Ka et ma filleule le vendredi soir.

Le samedi matin mon homme devenait mon mari.
Officiellement.

L'après-midi je n'ai pratiquement pas posé mes fesses sur une chaise excepté pour manger le plat/fromage/dessert.
Le soir j'ai tenu jusque 2h peut être, je ne sais plus trop.
Mais j'ai dansé un peu quand même.

Lundi après-midi, après le départ de tout le monde, je me suis échouée dans le lit jusque maintenant.

J'assumerai les photos de mariage enceinte et ronde comme une baleine..

J'assumerai surtout l'absence de mes parents (pour des raisons obscures)

J'assumerai aussi mon autre sœur bigote qui n'est pas venue non plus (pas remise de ma lettre envoyée il y a quelques mois) qui a sauvé ses apparences à elle en mettant un mot sur Facebook pour mon mariage (alors qu'elle m'a bloquée et que je ne peux pas le lire) au lieu de m'envoyer un sms ou un mail en privé à moi directement.

Enfin bon, rien n'a gâché cette journée en comité privé. Même pas les petits caprices ou angoisses des enfants. Des gens qui se sont tapés l'incruste pour l'apéro frustrés de ne pas avoir été invités. Le gâteau pas commandé. Des alliances factices parce que les vraies n'étaient pas prêtes, Une chanson surprise pas jouée..

J'étais tellement euphorique et amoureuse que mon détachement a fait le reste.

C'était juste une magnifique journée d'automne.
Avec un arc-en-ciel en invité surprise.
Et une nouvelle vie qui commence.

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29/09/2013

Comme un dimanche

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16/09/2013

Femme kangourou

Je continue mes cauchemars à la Rosemary's baby.
Cette fois il essaie de voir le monde à travers mon ventre et se penche tellement que je vois clairement ses deux mains et son visage comme s'il était contre une vitre.
Ensuite il me dit par télépathie qu'il veut des câlins et me tend les bras toujours de l'intérieur (et je flippe à mort) je lui dis que ce n'est pas possible, du coup il est triste de ne pas pouvoir se blottir dans mes bras et moi aussi..

Bien évidemment une énième personne à un repas de famille m'a encore sorti le sempiternel : profitez en maintenant parce que après ce sera fini. Et j'ai eu grande envie de lui balancer mon toast avec mon verre d'eau pétillante à la gueule.

Quelqu'un peut m'expliquer pourquoi (mais POURQUOI !??) ils font des gosses si après ils ont une vie si naze et si merdique ??
J'en peux plus que certains se permettent de me lancer leurs frustrations à la figure. J'ai assez des miennes. J'ai assez de mes angoisses. De mes susceptibilités hormonales.
On dirait qu'il y a un plaisir sadique chez certains à vouloir saboter le bonheur des autres.

En plus au final aucun des trucs que j'ai entendu ne s'est avéré chez moi.

Ça m'a fait juste plaisir que certaines amies m'aient fait partager leur vision, leur expérience propre. Sans me faire peur sur tel ou tel truc (que je ne vivrais peut être même pas)

Du coup une amie de mon homme a bien rit quand je lui ai parlé de mes cauchemars et sur le fait que je n'aimais pas être enceinte. Elle m'a dit que j'étais comme les kangourous. Que c'était pas le fait de devoir porter un bébé qui m'angoissait mais que les kangourous eux au moins ils pouvaient les voir grandir dans la poche, ils avaient un contact maternel quasi dès le début. Et que c'était ça ma frustration.

Voilà.

J'aurai dû être un kangourou.

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14/09/2013

Fantasme

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13/09/2013

Mamma Mia

Au départ ça devait être simple, chercher des enveloppes, du papier (un peu original) enfin des conneries qui ne devaient me prendre qu'une journée.
Ça fait quatre jours que j'y suis.
Et j'ai beau changer de magasin on y trouve toujours les mêmes marques, et rien d'exceptionnel du tout.
Improviser ici c'était une mauvaise idée.

J'ai donc pester sur Lyon (évidemment) comme quoi tout était formaté et qu'on y trouvait rien et que.. petite bite quoi.

Bien sûr j'ai la pression.
Mes hormones de femme enceinte qui me transforment en monstre.
Et l'impossibilité de décompresser surtout..

Je rêve d'aller courir par exemple.
De frapper sur un pushing ball.
Ou de me foutre une bonne mine en terrasse avec mes copines.

DÉCOMPRESSER !

(et qu'on ne me parle pas de yoga/sophro ou tisane de tilleul)

Vivre au ralenti c'est marrant au début mais à la longue.. En plus j'essaie pas de le cacher mais de gérer un minimum histoire de garder une vie sociale normale. Sauf que je vis mal quand je m’essouffle au milieu de la journée alors qu'à l'intérieur je suis une pile électrique.

Je ne m'étais pas encore vraiment énervée toute rouge jusqu'ici. Peut être que c'est le dernier trimestre qui tape sur les nerfs je ne sais pas.
J'ai quand même beaucoup culpabilisé vis à vis de mon homme, qui se prend de front ma fureur (qui réagit aussi avec de la maladresse que je ne laisse jamais passer)
Et je suis à deux doigts de finir ma grossesse dans une grotte (même pas chez une copine)


À part ça je ne comprends pas la polémique de la vente des test de grossesse en grande surface. Il y a 20 ans on longeait les murs de la pharmacie ou on demandait à une copine de nous rendre service justement pour pas avoir à se justifier ou se coltiner les regards désapprobateurs et plein de jugement.
Et à côté de ça on savait très bien où aller (genre planning familial) si on avait besoin d'en parler. Mais le conseil du pharmacien c'était toujours quitte ou double. Et perso j'ai jamais eu un rapport assez intime avec un pharmacien, jamais. Donc c'est surement pas avec lui que j'avais envie de m’épancher (encore moins dans un magasin bondé de personnes qui attendent leur tour derrière)


Un autre truc que je comprends pas, comment après tous les scandales sanitaires (aspartame et tout le reste) ils peuvent encore faire autant de pubs 0% et autres produits de régime alors que tout le monde tente de manger bio et authentique..
Et surtout que ça est l'air de se vendre aussi bien.


Sinon, même si je ne suis pas une fan d'ABBA, ce film est juste génial (Meryl Streep encore plus) entre du Baz Luhrmann et un Rocky Horror Picture Show..

 

04/09/2013

RAS

J'ai fait une colo (parce que mes cheveux blancs, non) j'ai dormi 3h au moins dans l'aprèm pour être sûre d'être en forme pour le concert de mon homme.
Préparer ma petite robe toussa toussa.
Résultat je suis restée enfermée chez moi en pyjama, à pas pouvoir manger parce que mon estomac était trop écrabouillé pour diner.

Le bébé file un séjour tranquille lui.

Je ne devrais pas me plaindre, je n'ai pris qu'un kilo en 6 mois, à part les deux mois de nausées j'ai été relativement en forme (excepté deux trois bobos, genre brulure d'estomac ou sciatique, des classiques, qui n'ont pas duré deux jours)
J'ai encore marché 7 kilomètres en randonnée, donc au pas de courses, dimanche dernier, les doigts dans le nez.
Il n'y a eu aucune interruption de sexe pendant ces 6 mois. Pas de révélations libidinales non plus, j'ai mes envies de d'habitudes. On se paie même le luxe de baiser tous les jours. Et aucune gène même avec les changements obligés de positions.. (quoi que c'est même mieux, je ne supporte plus le missionnaire par exemple) (mais j'aime toujours pas partager mon corps avec quelqu'un d'autre, enfin avec la crevette)

Quand j'ai un orgasme, je sens le poids du bébé encore plus, je me demande toujours si ça le chatouille pas aussi un peu..

Plus que 3 mois.. je me fous de ne plus dormir, d'être fatiguée, d'en avoir pour 10 ans, bla bla bla, j'ai juste hâte qu'il dorme dans la chambre d'à côté.
Et pouvoir enfin récupérer mon corps (qu'importe l'état dans lequel il sera)
Je ne pensais pas qu'être enceinte me gênerai autant. Je m'attendais vraiment à un état euphorique (même malgré les "douleurs") (c'est ce qu'elles ont toutes l'air de dire, **c'est que du bonheur*)

J'aurai même pas souhaité ça pour mon homme s'il avait pu le porter.

Pourtant j'adore le voir lors des échos, le voir bouger.
Je suis en stress si je ne le sens plus. Je m'inquiète. J'espère qu'il va bien. Je fais beaucoup de travail sur moi pour ne pas m’énerver. Rester zen. On essaie aussi de ne pas faire trainer nos petites engueulades quotidiennes avec mon homme. Pour qu'il soit le mieux possible et à l'abris des angoisses.
Je le protège, je pense.
Et c'est bien le seul truc inné que j'ai vis à vis de la maternité.

Le reste c'est du chinois.

Du coup je ne suis plus très sûre de vouloir en faire un deuxième..


Je connais des enfants uniques géniaux.

22:05 Publié dans Yeah Baby | Lien permanent | Commentaires (4)

22/08/2013

On tour

Mes jambes sont mortes à force de crapahuter.
Mais j'en profite avant de ne plus pouvoir bouger.
Je vais même là où je n'allais pratiquement jamais quand je vivais ici.
Et prend un grand bol de Paris dans la tronche.

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Il faut que je reprenne un peu d’énergie positive pour la ramener à Lyon. J'essaie de trouver plein de trucs pas cool ici mais j'y arrive pas (enfin je peux faire des efforts)
Mon nez est bouché depuis que je suis arrivée, la pollution des bagnoles n'est pas une légende.
On ne trouve pas de la bonne bouffe (à moins d'y mettre le prix) (et encore) et voir dans des magasins bio des fruits qui viennent d'Espagne nous hallucine.
Notre petit maraicher raisonné drômois à côté vaut une fontaine de diamants.
Et bien sûr aussi le prix des apparts...

Je suis retournée voir un de mes chefs à un ancien boulot vers la Comédie Française. Revoir des anciens collègues aussi. Tout ceux qui ne sont pas partis en vacances.
Tout allant au ralenti on a le temps de se donner des nouvelles et de trainer aux terrasses pleine de places vides.
Peut être plus que la ville en elle-même les gens me manquent autant.

Bon j'ai un peu l'impression de faire un pèlerinage..

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Sinon on a découvert avec mon homme l'existence du panda roux à la Ménagerie, on est tous les deux descendu en niaiserie en deux minutes de contemplation béate.

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19/08/2013

Étoile des mères

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Faire la guide de mon Paris.
Retrouver mes restau fétiches, mes bars.
Lui faire tout partager.

Retrouver le plaisir de me balader dans les rues (même avec un bidon qui a un peu pris ses aises et des jambes lourdes)

Lyon me donne l'impression d'être cloisonnée en comparaison. Trop petite pour moi, je suis faite pour des très grandes villes.

Je crois que lui commence à apprécier un peu la capitale.
Qu'il a le temps cette fois de se l'approprier un peu plus.

Il y a cette photo de moi petite aux Halles, j'y ai beaucoup pensé en sortant du métro Châtelet devant les travaux titanesques en cours. Je déteste..
Oui c'était vraiment vieillot avant, mais perdre cette architecture kitsch des années 80 moi ça m'a fendu le cœur.

(en revanche la nouvelle place de la République, tout en simplicité, vraiment réussie)

Je gagnerais bien au loto juste pour (re)venir ici.
Aller à Lyon le week-end pour les amis/parents (et les brocantes)

Mais en fait j'y finirai surtout mes vieux jours. Puisque les hommes meurent tous avant nous (qu'on n'est pas certaines que nos enfants nous aimeront encore) on restera toutes ici entre nous à la fin. À se bourrer la gueule en terrasse habillées et maquillées comme des pétasses.
Ce sera bien.

Je sais qu'il ne reste que 4 mois à attendre pour récupérer mon corps (plus ou moins) mais être enceinte ce n'est pas la béatitude épanouissante que j'imaginais. Et je repense aux femmes qui m'ont dit que je comprendrais quand je serais enceinte, que je "deviendrais une vraie femme", bla bla.. ramassis de conneries oui. Ça ne me fait pas devenir une femme du tout. Je donne la vie, oui, mère ok. J'étais une femme avant là je deviens juste une poule pondeuse.
Quand je baise avec mon homme je ne suis pas seule, je ne peux pas faire mes techniques de d'habitude, avec le bidon et le manque d'abdos disponibles c'est impossible, éviter de l'écraser. J'ai pas peur de lui faire du mal du tout mais ça sera bien mieux quand il sera dans sa chambre au fond du couloir et moi seule avec mon homme dans notre lit.

J'ai juste l'impression que mon corps m’abandonne au fur et à mesure. Ce n'est pas tant la transformation qui me pèse ou le changement irréversible, non c'est cette fusion obligée. Ça me rassure évidemment de le sentir bouger (encore une fois ça me rassurera d'autant plus quand il bougera en dehors de moi) mais en même temps j'ai horreur de ça quand je le sens se retourner ou je sais pas ce qu'il fait là-dedans.
Il y a des sentiments contradictoires de joie/soulagement et de terreur en même temps. J'aime pas ça avoir un truc vivant dans mes entrailles.

Bon bref, vivement le vent d'hiver et les boules de neige... qu'il sorte de son terrier qu'il ait sa vie et son indépendance (bon ok dans 15 ans l'indépendance)

Sinon j'ai remarqué que dans le métro on me filait systématiquement une place pour m’asseoir (que des meufs et jeunes)
Bravo les filles.

13/08/2013

Vive les vacances

J'écoute le chauffeur de taxi qui nous ramène à charonne nous raconter que parfois il reconduit 3 personnes au lieu de 4 et qu'il entend une mouche voler pendant tout le trajet.
Et qu'il ne sait toujours pas quoi dire aux gens pour les conforter depuis qu'il fait ce métier.
C'est notre assurance qui a tout pris en charge et qui l'a appelé pour qu'il vienne nous chercher à l'hôpital.

On s'est regardé avec mon homme sans rien dire. Juste des transmissions de pensées positives et soulagées.
Nous on est partis à trois et on est rentrés à trois.

Quelques minutes avant j'étais seule aux urgences à attendre l'échographie pour qu'on me certifie que le bébé n'avait rien de cassé. Biensur il était là tranquille à gigoter comme d'habitude. Alors que moi ça faisait près de deux heures que je me décomposais en attendant que les pompiers arrivent, que l'ambulance sorte enfin de l'autoroute et arrive aux urgences.. une éternité.

J'ai juste eu le temps de voir une voiture couper la route à une camionnette qui s'était trompée de file, qui a donc du freiner brusquement et qui nous a tous fait ralentir, enfin, sauf la connasse de derrière qui ne regardait surement pas la route parce qu'elle n'a même pas pris la peine de freiner et nous est rentré dedans en nous projetant vers la voiture d'en face.
J'ai senti la voiture s'écraser, prise en sandwich, la tôle et la ferraille faire un bruit horrible. Presque au ralenti.
J'ai aussi senti le shoot d'adrénaline me parcourir tout le corps.
Et quand ça s'est arrêté je tenais encore le tableau de bord pour qu'il n'écrase pas mes jambes (complètement débile)

(et donc une kangoo rallongée c'est certes pas très sexy mais c'est putain de résistant)

J'ai ensuite posé les mains sur mon ventre, pétrifiée.

Entendre mon homme (de loin) m'obliger à sortir de la voiture au cas où d'autres connards ne regarderaient pas la route non plus, voir les passagers des autres voitures sortir choqués, les enfants en pleurs.
Et réaliser qu'on est tous entiers.

On rentrait à Paris, d'un barbecue entre amis en banlieue.
Le premier week-end des vacances.


Alors bon, quand ça commence mal ça finit forcément bien... (n'est-ce pas)

24/07/2013

chacun sa croix

Elodie me racontait les dommages collatéraux liés à la grossesse.
Rien de physique. Ça c'est un détail au final.
Non cette deuxième transformation (qui ressemble à la crise d'ado)

Je n'ai donc plus supporté l’énième intervention hystérique de ma sœur sur une connerie sur Facebook un dimanche matin.
J'ai envoyé un message certes cash et sévère mais j'ai exprimé ma colère.
Pas tant pour ses interventions piquantes et hors sujet.
Mais par ses coups de fils intempestifs à ma mère après, qui quand elle m'a au téléphone plus tard me demande d'arrêté d'emmerder ma sœur. 12 ans d'âge mental...

L'hôpital qui se fout de la charité surtout.

Ma sœur n'a pas dénié répondre à ce long message et m'a viré de Facebook (en continuant biensur à appeler ma mère pour se faire plaindre, en lui lisant notamment le message que je lui ai envoyé)
Donc exactement ce que je lui demandais de ne plus faire pour que ça ne foute plus la merde et que ça ne mette pas ma mère entre deux feux.

Peine perdue.
Juste face à un mur...
Je pisse vraiment dans un violon.

Mais bon le but étant de ne plus avoir à subir ce stress qu'elle disperse (sans réfléchir aux conséquences) sur les autres + les parents qu'elle prend à parti dans une relation malsaine qu'elle entretient avec eux.

Inutile de dire à quel point je suis soulagée, débarrassée de ce noeud dans l'estomac que je trainais.
Pour moi mais surtout pour mon fils.

via Pinterest


Je me mords les lèvres de ne pas commenter l'actualité, ou de mettre des images à la con de chats, je devrais le faire ici plutôt que sur FB, ce blog serait moins en jachère.
Il serait même plus à mon image, plus léger, plus zen.
Plutôt qu'être un espace où je ne viens plus que pour râler.
à défaut de pourvoir le faire ailleurs.


C'est tout de même ironique cette histoire de voile, moi qui m'en fiche dans l'absolu (les gens font ce qu'ils veulent), et même si mon féminisme trouvera toujours ça avilissant, quand on sait que c'est juste culturel donc pas écrit dans le coran et que des milliers de femmes doivent le subir de force et en souffrent un peu partout dans le monde, on se demande dans quelle mesure certains se rendent compte ou pas de la liberté et de la chance qu'ils ont.

D'ailleurs le point de vue de la militante palestinienne Ahlam Akram est très instructif à ce sujet...

(évidemment je ne prends pas en compte tout le côté médiatique barbare et crasseux parce qu'on n'en sortirait pas)

Hussein Chalayan



13/07/2013

Once upon a time

Oui il y a des avantages à la grossesse.
La transformation du 90B au 90C par exemple
(c'est effectivement plus confortable pour jouer avec)
En revanche dans la rue, je comprends mieux la gène de certaines maintenant.

J'ai été chercher un dossier de concours, dans le social (il paraît que mon empathie est parfaite pour le job) mais biensur une reconversion ne se fait pas sans douleur.
Pas celle du travail à effectuer hein.
Celle du deuil des 20 années du choix de carrière précédant.
Je dis à tout le monde que c'est ok, que je gère, que je veux bosser et que je n'en peux plus des emplois précaires liés à ma branche.
Mais au fond de moi je suis furieuse de laisser tomber ce pourquoi je suis vraiment faite juste parce que je ne suis pas riche. Ou à cause de la crise.
Certes quitter mon réseau à Paris pour la froide et psychorigide Lyon n'a pas aidé.
Et je sais maintenant que je ne m'y ferai jamais.
Je le sais.
Et je ne vais pas faire semblant du contraire, et même si le peu de gens que j'ai connu ici je les adore vraiment, je me sens définitivement déracinée.
Alors peut être que c'est ça aussi qui m'empêche de (vouloir) m'intégrer
(j'essaie encore de comprendre pourquoi ici ça ne fonctionne pas)

Mais bon là je n'ai plus trop le choix.
Je suis maquée et enceinte.
Et heureuse biensur...

mais déracinée quand même.

Donc ce changement de job je ne peux pas l'appréhender comme un vrai choix.
Je le vis comme un chagrin d'amour.
Je sais qu'on a parlé d'aller vivre à Paris ensemble (ou au moins en Banlieue), mais pour le coup ce serait vraiment égoïste de ma part de lui imposer ça. Et ce serait aussi vraiment galère qu'il recommence tout lui là-bas.
Et même je ne pense pas qu'il aime la vie parisienne de toute façon.

Donc je me motive, même à contre cœur, sur ce concours. En me disant que ce sera bien, que je me sentirai tout aussi utile en conseillère qu'en assistante polyvalente.

Mais en vérité j'ai peur de perdre une partie de moi-même, celle qui a mis tant de temps à s'assumer (celle que je voulais devenir et qui a réalisé beaucoup de mes rêves d'enfant)

Pour finir par ne plus m'aimer.

Je ne veux pas être une personne uniquement dans ses yeux à lui (et dans ceux de mes enfants)

Je veux être moi...

09/07/2013

Good Fortune

Après la tempête il y a le retour du ciel bleu et du soleil (enfin un peu d'été aussi quoi)
Et j'ai retrouvé ma zen attitude.
Même en mettant ça sur le compte de mes hormones, le principal c'et le résultat.

Bon je ne suis quand même pas hilare quand ma sœur fait encore des siennes mais au lieu de m'énerver d'office je vais compléter via le web et mon médecin le pourquoi du comment de ses affirmations.
Genre l'interdiction formelle des tours de lit (avec de grands yeux accusateurs) par la loi et où je me dis mais comment ça se fait qu'on ne nous ait pas prévenu des interdictions concernant les bébés ??
Et que je fini par avoir la réponse complète : interdit... pour les assistantes maternelles dans certaines régions (pas toutes) et particulièrement à Chicago.
Donc aucun CRS ne va entrer chez nous avec la PJ pour nous donner une amende et nous enlever la garde de notre enfant si jamais on a un tour de lit (même ranger dans le fond d'une armoire) (ouf) (oui les hormones c'est traitres)
 
C'est à devenir chèvre.
Surtout que ça change sans arrêt.
Donc j'ai grand hâte d'entendre dans 10 ans ce qu'on faisait d'horrible sans le savoir...

Déjà que c'est galère avec la bouffe.
Entre le saumon de Norvège bourré de mercure et les fraises de perturbateurs endocriniens, vraiment pas bons pour les femmes enceintes, qui nous mettent en position de mères-tueuses potentielles.
Et je fini par me dire que si mon bébé nait sans aucun problème ce sera un miracle et je pourrais même croire en Dieu.

Oui bon ok c'est pas très zen tout ça en fait.

Pour me détendre je fais mon yoga à la maison, quand je suis seule, et pour le reste j'essaie d'envisager les choses le plus simplement possible.
Mon homme pense pareil.
Je crois qu'il est saoulé le premier.
Être prévoyant c'est justement éviter le plus possible les sources de stress vis à vis de son nouveau rôle de parents, surement pas d'en rajouter.

Le truc positif c'est que ça nous a rapproché. On a gagné en complicité. En amour aussi. Je sais pas si c'est le fait de porter son bébé qui me rend toute bleue de lui (plus que d’habitude hein) mais on est aussi d'accord que ces moments d'enchantement ne durent jamais très longtemps.

Alors là tout de suite on est bien.








 

30/06/2013

Les fantômes du passé

Il y a un moment où j'étais soulagée de mon rapport avec ma famille. Où ma mère s'était adoucie et devenait même attentionnée. Et où j'acceptais ses représentations d'angoisse sans le prendre pour moi personnellement.

Tout est parti en sucette l'année dernière, équilibre rompu à mon grand étonnement par une de mes petites sœurs qui s'est perdue dans son égocentrisme. Et une espèce de régression malsaine de vouloir être la préférée de papa et de maman (et de ne laisser aucune place à ses sœurs au passage)

Régression qui à l'annonce de ma grossesse s'est accentuée et transformée en méchanceté, colportage de ragots et jalousie maladive.
(comment ça j'ai pas encore dit que j'étais en cloque ?)

Alors que je vis cette transformation en vraie peace & love, "zenifiée" par mes hormones, je me prends toute la frustration de ma sœur dans la tronche depuis 4 mois. J'apprends qu'elle bavasse avec ma mère, la monte contre notre propre petite sœur (en plus de moi)

Alors oui sa vie est devenue merdique au fil du temps mais est-ce que c'est une raison pour en faire profiter les autres.

Je passe mon temps à arrondir les angles, éviter les conflits tout en montrant ma vision des choses. Mais c'est peine perdue. Quoi que je dise ça se retourne de toute façon contre moi.
Et ma sœur en vieillissant se transforme en ma mère.
Naïvement j'ai cru que devenir maman allait nous rapprocher. Au lieu de ça, ça a empiré. Pas seulement parce qu'on a deux façon parfaitement à l'opposé d'envisager la maternité mais aussi parce qu'elle est incapable d'encourager ou d'être juste bêtement contente de ce qui nous arrive (et j'en demanderais pas plus dans l'absolu)

Bref.
Ma grossesse est fatigante mais ultra épanouie, je ne me suis pas ruée sur la bouffe (deux mois de nausées m'ont même fait perdre quelques kilos en trop), j'ai des envies de pâtes, de côtes de blettes et de cerises. Je ne supporte plus ni le chocolat ni les frites. Immunisée de tout. Analyses parfaites. Et depuis une semaine je sens que ça joue au foot là-dedans.
Et puis mon homme est vraiment là, il s'occupe de la cuisine, la vaisselle, mes envies; il n'y a pas eu de baisse de libido, ni même de remise en question sur le fait de blesser éventuellement le bébé quand on le fait. Et je n'ai pas eu besoin de cours d’haptonomie pour l'encourager à venir se taper la discute avec son fils ou sa fille (on ne sait pas encore)

Donc je n'ai aucune raison de me plaindre hein.
Je suis juste triste et résignée parce que quoi je dise ou que je fasse ils ne m'acceptent toujours pas telle que je suis.
Et que effectivement c'est ma responsabilité de passer à autre chose.


Bon à part ça on a trouvé un nom de garçon mais pas encore de fille..

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10/06/2013

Plateau télé

J'ai dû rester un bon bout de temps allongée devant le câble à zapper frénétiquement. À halluciner sur les programmes. Sur les pubs aussi.

Des infos contradictoires selon les chaines.

Des émission de téléréalités où la méchanceté gratuite est obligatoire pour gagner.

Je n'ai jamais été contre la télé, je suis trop curieuse. Je n’interdirai jamais la tété à mes gosses non plus. En revanche je ne les laisserai pas seuls devant sans leur apprendre à déchiffrer correctement ce qu'ils regardent... on apprend au lycée à analyser des poèmes. On ferait bien de leur donner aussi des cours de sémantique et d'analyse de l'image.

Parce que nous on peut encore relativiser, voir nous moquer des choix pseudo créatifs de certaines chaines, mais si les gosses prennent ça pour argent content on est mal barré.

Certaines pubs sont d'un cliché...

les aspirateurs par exemple, il y a en une où la femme souris béatement en passant l'aspirateur pendant que son mari fait la lecture à leur fille. Et puis une autre où c'est un mec qui doit passer l'aspirateur mais à côté d'un tigre.

Deux ambiances différentes, mais le mec qui flippe que le tigre ne se réveille est plus drôle et plus pertinente.

C'est quand même pas compliqué plutôt que de choisir la facilité avec des femmes style des années 50 qui jouissent presque quand elle tiennent un nouveau électroménager dans les mains quoi.

Ça pue un peu trop la testostérone dans les boites de pub.

Un peu de subtilité merde.

Du coup je me suis rabattue sur Arte, et sur les séries (dont les nouvelles saisons fraichement téléchargées) (illégalement) (mais au vu de l'article qui suit j'ai plus de honte hein : Klaire fait grr)

Parce que aussi suivre une série en France c'est vraiment abusé. Deux ou trois épisodes d'un coup sauf que sans prévenir ils mélangent allégrement les saisons et on y comprend plus rien du tout.

Je déteste.

Résultat oui je télécharge, mais on est jamais mieux servit que par soi-même...

D'ailleurs la nouvelle saison de True Blood commence cette semaine normalement, aux States. Je vais quand même pas attendre 2015 !

On n'est plus au moyen-âge.

 

Bref il était temps que je sorte de ce fauteuil...

 

 

 

 

 

09/06/2013

Famille heureuse

Les relations de famille ne sont jamais définitives.
J’ai l’impression que c’est comme un cancer.
Parfois en rémission.
Mais qui peut aussi revenir tout terrasser sans prévenir.

Cette année il y a beaucoup de choses qui changent dans ma vie, comme si je faisais tout d’un coup.

Tout ou rien.

Là c’est tout, même beaucoup.
J’organise, j’anticipe et je réussis même à avoir un équilibre entre le bonheur et mes angoisses.

Je réalise que pendant que mon homme et moi on construit notre petite maison tranquille, pierre par pierre, ceux auxquels on s’attendait le moins (évidemment) viennent prendre plaisir à bavasser et à jalouser tout en nous regardant (et sans proposer ne serait-ce qu’on seul coup de main)

(c’est une image)

Ma plus petite sœur vit l’enfer. Le même que celui que j’ai vécu à 17 ans et qui m’a fait fuir le domicile familial si tôt.
L’entendre me raconter des situations que j’ai vécu il y a longtemps.
Et se rendre compte que ce n’est pas qu’un problème de parents.
Mais aussi de sœur…

Je me retrouve donc en triangulation, entre celle qui adore écraser ses sœurs pour avoir la vedette, ma mère qui boit ses paroles comme de l’eau bénite et mon père avec qui je n’ai plus aucune complicité depuis que cette même sœur se soit faite passé pour la pauvre victime de l’état français en entier.
Victime surtout de son égocentrisme.

C’est la distance qui me sauve.
Parce que faire un travail sur soi ça ne sert à rien si les autres ne le font pas…
Quand j’y retourne et que tout le monde est réuni, tout mon labeur devient caduc. Je revis éternellement les mêmes souffrances.
Enfin non !
Je dois me retaper éternellement LEURS mêmes souffrances.
Je les regarde comme je regarde des souris tourner frénétiquement dans une cage.

Sauf ma plus petite sœur, qui est là dans la cage, mais qui me regarde en me murmurant : au secours sors-moi de là stp.

Elle fait de son mieux pour tenir, je fais de mon mieux pour être là (même de loin) mais elle se sent quand même seule (et abandonnée)

Moi je ne me sens plus que abandonnée.
Pas seule du tout forcément. Et parce que pour tous les changements à venir dans ma vie me font devenir encore plus solide.
Et aussi comme si on m’avait enlevé une grosse épine du pied.
Le compteur remis à zéro.

Je fais ma vie.


Sinon, voilà un endroit où je n’irai pas chercher mes livres, dites merci à monsieur Leroy Merlin… (via twitter)

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17/05/2013

Sexy Sushi

 

 

(on ne s'en lasse pas)

15/05/2013

Grace

J’ai à peine le temps de me concentrer sur un truc que je m’écroule de sommeil comme une narcoleptique.
Ou alors c’est dû au printemps qui n’arrive pas et la sortie de l’hibernation qui ne s’est pas faite correctement.
C’est un mauvais moment à passer m’a dit le médecin.
Interdiction de me plaindre.
Bon en attendant j’ai quand même perdu 5 kilos. Ce qui ne peut pas me faire de mal (cf. l’hibernation qui tend à durer et les bons plats lyonnais plein de crème fraîche)

J’ai toujours dis à mon homme que je ne comprenais pas Lyon, et que son côté balais dans les culs bénis me dérangeait profondément.
C’est quand même ce que j’ai fui très jeune.
Et que j’ai l’impression de me reprendre dans la gueule ici
(oui j’ai eu le temps d’une analyse de la situation)

Avec le mariage pour tous la bête s’est réveillée, enfin elle s’est surtout décomplexée.
Et je suis vraiment bousculée par le fait que ce soit beaucoup de jeunes.
Pas encore finis d’être formés.
Et déjà hyper formatés pas par leurs convictions mais par leur haine et leur crise d’ado pas vraiment finalisée.
D’autant plus des jeunes qui sont loin de la panade des jeunes de banlieue, qui attendent leur avenir tout tracé et qui ont encore le culot de se plaindre d’aise.

Dire que nous à côté on écoutait Jeff Buckley, ultra romantiques, on rêvait même désabusés d’un monde meilleur pour TOUS, classe populaire et plus aisés ensemble. Non au racisme, oui à la liberté !
On était attirés par la différence, on n’en avait pas peur.
Au final on avait gardé un peu de la légèreté des années 80, de nos souvenirs d’enfance.

En fait la génération de certains jeunes maintenant semble plus correspondre à la génération de nos parents.
Non, rectification, quand je les entends j’ai l’impression d’entendre mes grands parents plutôt.

En même temps on n’a pas trop de bons exemples non plus du côté du pouvoir en place.
La gauche reste dans son château et ne sait pas communiquer à sa populace (croyant peut être qu’elle n’ y entendra rien) ce qu’elle est en train de mettre en place pour elle.
Et l’opposition se ridiculisent un par un en oubliant qu’ils font de la politique dans le monde des grands et qu’ils ne sont plus dans une cour de récré.

Parce qu’utiliser chaque actualité pour attaquer chaque fois le gouvernement c’est quand même pas très sérieux.
C’est ce que tout le monde peut faire sur twitter ça.

Et les médias (qu’ils utilisent allégrement) sont la honte de la communication.
Ils sont juste une société réalité du spectacle.
Pareil que les gargouilles et les statues des cathédrales qui étaient conçues pour faire flipper la population (qui ne savait ni lire ni écrire) et pour donc mieux les contrôler.

Rien n’a changé.

Juste la forme.

Je sais que tout le monde est braqué sur le nouveau Daft Punk en ce moment mais moi j’ai préféré le nouveau clip des sexy sushis.

Et celui-là aussi :

 

 

05/05/2013

Retour aux sources

Tout est passé très vite.
Lyon Paris, Paris Lille, Lille Tournai, Tournai Bruxelles, Bruxelles Namur, Namur Lyon.
J’ai eu l’impression d’avoir couru un marathon.
Pas d’avoir pris quelques jours de vacances.
Ni d’avoir pu voir tous les gens que j’apprécie le plus…
Ou de ne pas avoir passé assez de temps avec ceux que j’ai vu.

J’ai retourné le grenier de ma grand-mère pour récupérer un vieux fauteuil que j’avais acheté étudiante. Et puis je suis tombée sur d’anciens jouets. Et j’ai eu beaucoup d’émotion.

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(le fauteuil kitsch en question)


Le fait d’avoir été malade toutes les vacances n’a pas vraiment aidé. Même avec tous les remèdes de mamie. Rester sous la couette et dormir, j’ai pas trouvé mieux.

Et puis je me suis laissée surprendre par la tartine de pain d’épeautre au beurre de baratte salé.
Comme une envie irrésistible.

Et ce plat de porc légumes/soja pimenté et ébouillanté que j’ai avalé comme un ogre dans ce nouveau restau asiat rue de Charonne.

Et les boulets sauce lapin de ka…

(estomac sur pattes)

Le fait aussi de n’avoir pu faire l’amour qu’une fois pendant ce voyage m’a fait faire des rêves érotiques intenses.
Et l’envie de baiser toute la journée.
Encore mieux que d’habitude même (ah la la)

Et puis je sais pas pourquoi mais, je me sens liberée.

Bref.
Pour finir ça ce sont (un petit bout) des cadeaux que Dom m’a fait, qui seront les premiers cadeaux du futur petit bout tant attendu (quand il se sera enfin décidé à arriver) (je les mets précieusement de côté)

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(en fait c'est papa et maman qui vont surtout jouer avec)



20/04/2013

le monde à l'envers

La semaine prochaine c’est vacances.
Pas au soleil, non, on monte à Bruxelles.
Famille, amis.

Et frites !

Mon homme a boosté son statut d’intermittent assez pour faire une pause bien méritée.
Et sortir un peu de Lyon pour mieux la retrouver ensuite me fera le plus grand bien de mon côté
(surtout qu’on aura deux trois choses à se dire en rentrant)

Les débats du mariage pour tous sont enfin finis.
Je n’ai pas pu regarder les dernières retransmissions de l’assemblée.
Blessée dans ma bisexualité.
Et l’éventuelle homosexualité des enfants de ma sœur ou de mes amis.
Je pensais naïvement que les français étaient au dessus de tout ça.
Qu’ils étaient juste un peu racistes, un peu grande gueule.
Un peu beaufs quoi.
Mais pas méchamment, juste dans le découlement de leur jalousie du voisin.
Un truc d’apparence et franchouillard mais qui ne fait pas de mal à une mouche.

Je suis dégoûtée.

Des manifs pour tous incultes et haineux.
Qui osent sortir en burberry pour scander "dicature socialiste" (ou "CRS en banlieue" ??? mais hein quoi ??)
De l’excuse de l’UMP pour se poser au final juste contre la gauche (sans plus aucune responsabilité face à leur statut d’homme politique, voir les burberry précédants, et leurs mots dégeulasses)
De ce retour de la religion dogmatique qui rejette ceux qui ne suivent pas ses règles.

Ces extrémistes sont des pervers narcissiques. Ils se font passer pour les victimes alors qu’ils sont eux-mêmes les agresseurs.
Ils n’aiment personne à part le reflet de leur miroir et le peu de ceux qui leur ressemblent.
Et ils ne sont pas capable de vivre en démocratie ni de la respecter, la preuve…

Ils se tiennent au sein même de nos familles.
Mais bon ceux-là on ne peut quand même pas les détester…
Bref.
Moi je leur pardonne.
Parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font.

Le progrès est en marche et il laissera tous ces australopithèques derrière.

Et quand leur propos me blessent trop je me remets les sketchs des Monthy Pyton, je rechante la vie de Brian et me dit que quand mes futurs enfants seront grands, tout ça sera du passé et qu’ils pourront vivre heureux et en paix.


18/04/2013

Under Pressure