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20/12/2012

C’est mathématique

Bon en clair, pratiquer le sexe comme l’entraînement intensif d’un sportif professionnel me mets le feu aux fesses encore plus que d’habitude.
Je roucoule tous les jours, exhibe mes fesses ou mes seins à la moindre occasion tant que je n’ai pas eu ma dose d’endorphine de la journée.
Et de la nuit.

Mais je me demande vraiment (alors même que je sais que j’adore le faire et que je mets toujours du cœur à l’ouvrage) (et que je ne le remballe pas trop au final) dans quelle mesure lui a des envies toujours aussi irrassasiées.

C’est flippant parce que je ne peux pas m’empêcher de penser que si je n’accepte pas de baiser et de répondre du tac o tac à ses attentes il finira par aller en baiser une autre.

Et que moi je n’aime pas l’idée que le mien de désir croule au fin fond des douves, oublié de tous quand le sien est trop envahissant.

Parce que aussi je n’aime pas l’idée de me plaquer sur ses seules envies, comme si je n’étais qu’un vulgaire objet sexuel qui ouvrirait les jambes dès que Monsieur le demande.

En vérité je n’ai pas le temps d’avoir son corps qui me manque, ou son odeur.
Ou sa voix.
De frissonner à peine il a posé ses mains sur moi.
Il est tellement là qu’il en devient parfois invisible. Parce que trop fusionné à moi.

Biensur sa dextérité sans faille concernant mon plaisir est un avantage incontestable. Même si ça gâche toujours un peu la part de mystère que mon imagination bovarienne a besoin pour nourrir ses fantasmes

(non je suis pas chieuse mais j’aime pas savoir en avance ce qui va se passer) (et quand on connait l'autre par coeur c'est aussi facile de le voir venir comme fait le mentalist)

À mon avis, en couple, il faut vraiment utiliser une partie du cerveau complètement différente de celle qu’on utilise quand on est célibataire (et en chasse)

Pour savoir se dépatouiller avec son envie de baiser
(et l’envie de baiser de l’autre)



00:30 Publié dans libido | Lien permanent | Commentaires (2)

17/12/2012

Système soliDaire

Je flânais tranquillement sur ebay et un objet pas commun m’ayant sauté aux yeux je l’ai mis dans mes affaires à suivre illico (histoire de ne pas perdre l’annonce)
Quelques heures après le vendeur pas scrupuleux avait doublé son prix de vente.
Très classe…

Ebay est une jungle.
Et il faut l’étudier un minimum avant de s’y mêler.

C’est comme les gens qui croient avoir compris la valeur d’un objet juste en s’arrêtant aux prix affichés des mises en vente.
Parce que c’est loin de correspondre à la vraie côte de l’objet.
Déjà il faut voir à combien ça part réellement.
Et si ça part, si ça se vend donc vraiment.

Quand on y traîne depuis des mois, on voit bien que certains prix sont franchement hyper surestimés et que l’objet ne se vend pas.

Les meilleures affaires que j’ai réalisé moi perso c’est directement sur les ebay US ou UK. En envoyant des petits mots sympas (en anglais) pour demander une exception pour la livraison en France (qui n’est pas plus énorme que les prix honteux de la poste)

Et puis les Américains sont choupis, en plus de mettre des putains d’évaluations vraiment sympa, ils mettent des petits cœurs ou des chewing-gums dans leurs colis pour vous remercier.

(non je ne critiquerai pas les français froids et à qui ça arracherait la langue d’êtres juste heureux de vivre)

Pour faire de bonnes affaires, ou rechercher de vieux objets, il y a aussi le bon coin.
Là pour la peine les gens sont relativement honnêtes.
Et sérieux.
En revanche il ne faut pas être tatillon sur la politesse…
On peut vraiment trouver des prix moitiés moins élevés que sur ebay voir pratiquement donnés, si on maîtrise parfaitement les mots clefs et la recherche en ligne.

En revanche je déconseille les annonces qui vous demande de faire une offre.
D’abord parce qu’on n’est jamais sûr que le vendeur fait monter les enchères parce qu’il a réellement d’autres offres plus intéressantes que la vôtre ou s’il trouve seulement que votre offre n’est pas ce qu’il attendait. Sans compter la perte de temps d'envois de mails à ourtance pour se mettre d'accord.
Ensuite parce que c’est d’office un prix conséquent, et que ça n’en fait plus une bonne affaire. Mais une affaire de et pour collectionneurs en manque d’adrénaline avec une volonté de possession incontrôlable.

Il faut aussi savoir que les annonces où il est notifié "rare" ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Il vous suffit de vous donner deux mois de recherches dans les Emmaüs de votre coin et les vide greniers pour trouver ces objets soi-disant rares à 1 ou 2 euros (des objets pas des meubles hein) (encore que j’en ai déjà trouvé à se prix là)

Le mot rare est juste un argument de vente, comme le mot vintage d’ailleurs.

En bref, j’ai fait mes comptes de l’argent dépensé pour me faire des petits plaisirs et l’argent gagné en m’amusant sur ebay. Je gagnerai pas ma croûte comme ça, ça c’est certain, mais j’ai trouvé un moyen agréable de me faire plaisir et surtout de faire la nique à la crise.

15/12/2012

Remontée

Je suis de celle qui s’enfonce dans une profonde mélancolie devant un reportage (même le plus parfaitement débile) sur Paris.
Il y a ces nouveaux provinciaux fraîchement débarqués que je croise ici et qui me disent que de toute façon ils détestaient cette ville (et puis surtout les parisiens biensur) que c’est une ville de fous. Tout est cher, bla bla bla…
Certes Paris n’appartient plus qu’aux riches et aux touristes.
Même les vrais parisiens ne s’y sentent plus bien.

Mais je trouve ça ultra beauf de dénigrer une ville, non pardon, une capitale (svp) seulement parce qu’on n’a pas su y trouver sa place.

Paris me manque, mes amies me manquent évidemment.
Mes habitudes de célibataire aussi peut être un peu.
Mes promenades en vélo le long du canal Saint-Martin.
Le serveur blond du charbon.
Belleville.
La rue de la roquette.
Partir courir au parc des buttes.
L’odeur du métro.

Tous mes souvenirs qui s’étiolent au fil du temps et tous ceux que je ne pourrais plus jamais créer là-bas.

Mais bon je fais avec,
je suis de nature à saudade.
Donc ça me plait d’avoir mal.

En revanche qu’un pèquenaud me dise du mal de Paris, ça c’est insupportable.

J’ai coupé les ponts depuis septembre avec mon ancien taff.
Bien m’en a pris.
D’abord mon contrat pas clair m’a permis de me choper un chômage plus que raisonnable (ce qui me laisse plus de temps pour retrouver quelque chose de mieux voire de correspondant à mes diplômes et à mon expérience)
Ensuite le boss et monsieur parfait se sont mis en arrêt maladie pour faire chier la pdg.
Au point qu’elle m’a rappelée pour qu’on re-signe un nouveau contrat.
J’ai décliné l’offre non pas sans une pointe de culpabilité de la laisser vraiment dans la merde mais retourner dans l’antre du diable non merci. Je fais depuis une allergie chronique aux fouteurs de merde et aux procéduriers.

La vie est trop courte pour se faire chier.

Je vis donc une vie paisible et presque agréable avec ma moitié qui lui est ravit de profiter de mes talents culinaires cachés.
Et ravit aussi de jouer avec moi à Louis la brocante.

Bon notre couple n’est pas un long fleuve tranquille non plus.
Mon célibat résiste corps et âme.
Moi qui pouvais me vanter dans mes dix ans de couple précédants de ne m’être pratiquement pas engueler avec mon ex. Là on pourrait presque admettre que c’est quasi l’inverse.
J’ai l’humeur plutôt massacrante.
Je grogne même assez facilement.

Heureusement le happy end de cette soudaine montée hormonale lyonnaise c’est que mon homme m’aime comme je suis (et que limite ça fait partie de l’excitation intempestive qu’il a à mon égard) (et lui donne l’excuse de me donner des fessées quand ça lui chante)

(non nous ne sommes pas devenus un couple SM)

Donc là c’est préparation du réveillon de noël dans la belle famille.
Réveillon qui se passe avec les voisins depuis un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
Ça à l’air sacrément bucolique dit comme ça mais en vérité tous les ans tout le monde veut annuler,
tout le monde râle sur les mêmes qui font des cadeaux minables systématiquement. Tout le monde crie qu’on ne l’y prendra plus.
Et tout le monde se retrouve le jour J,
picole plus de raison pour oublier d’avoir cédé à cet esprit de noël à la con,
et s’enguele en fin de soirée parce qu’ils sont tout bourrés en disant que c’est la dernière année que ça se passe comme ça.

Ouai… ça va être bien.