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31/12/2015

J'aimerai pour 2016

Revoir dans le miroir celle qui fonçait tête baissée (quitte à faire de mauvais choix)
Celle qui n'avait peur de rien.
Ni de personne.
Celle qui avait réussi à cacher ses souffrances à l'autre bout de la planète pour qu'elles ne l'empêchent pas d'avancer.

Retrouver cette sensation d'avoir toute la vie devant soi.
Surement je n'ai pas accompli tout ce que je devrais.
Peut être aussi que c'est ça la crise de la quarantaine.

Je donne toute (absolument toute) mon énergie pour mon fils, pour être certaine qu'au moins je ne raterai pas ça (aussi)

Mon bilan de cette année finalise le bilan de 5 années où je me suis perdue quelque part, mais pas au bon endroit.

Évidemment je suis également la tornade qui blesse tous ceux qui sont trop proches de moi. Et j'en suis vraiment sincèrement désolée.

J'aimerai avoir passé plus de temps avec toi Jen.
Te donner du temps, Ka (et à Masha aussi)
Faire plus de virées avec vous Sista, Lydia, Sasa.
Me balader sur la plage avec toi et ton fils, In (et Béli et Laet) (j'ai encore ton xylophone Fisher-Price putain)
Papoter avec toi Elise.
Bavasser aussi avec toi Aurélie.
Rencontrer Manue.
Faire le tour des pubs de Londres avec toi Nath.
Refaire des soirées avec vous Sarah et Thierry.
Amaury, Marie.
So. Hervé.
Antho.
Mel.
Bao.
Younouss.
Charles.
Jean.
Dom évidemment.

Et revoir tous les autres que j'ai oublié, désolée.

Mon esprit continue d’errer dans les rues de Paris.
Pourtant je ne déteste plus Lyon. Au contraire. Il y a une multitude de choses qui me feront regretter de le quitter.
Mais je ne sais pas pourquoi je suis liée à Paris comme ça.
Peut être mes souvenirs d'enfance tenaces.
Cette promesse que je m'étais faite là-bas chez mon oncle et ma tante rue duc dans le 18e quand j'avais 7 ou 8 ans.
Quand je serais grande je vivrai ici.
Ici c'est chez moi.

Paris c'était mon rêve.
Ado je montais jusqu'à la bute par les escaliers du métro Lamarck, je longeais pour passer exprès devant la Fémis et la grille Pathé cinéma qui me faisait fantasmer.
Je me tapais tous les escaliers jusqu'en haut, et j'allais me réfugier dans le mini parc du musée Dalì.
M’asseoir sur le banc et contempler, entre les feuilles des arbres (qui cachent un peu trop la vue), quelques bouts de la capitale.

Au final, je me suis beaucoup plus attachée au 11e et 10e quand je suis venue m'installer enfin.
De Goncourt à Bastille.
Saint-Maur.
Belleville.
Voltaire.
La roquette.

C'est surement ridicule de se figer à ce point sur un rêve d'enfance.
Mais à vrai dire je n'ai pas d'autres rêves aussi forts que celui-là.

J'en suis au point de préférer dépenser tout mon salaire dans des allers-retour SNCF pour bosser là-bas (avec un taff dans ma branche j'aimerai autant) (ou au moins avec une bonne équipe)
Je ne me le souhaite pas pour 2016 forcément.
Mais je me souhaite beaucoup d’énergie et d'optimisme (et de vraies nuits pour me remettre de deux ans sans dormir) et travailler à rentrer au bercail.

Je n'oublie pas mon mec ni mon fils.
Mais mon mec a sa vie ici, sa famille, ses amis.
Mon fils aura eu 3 ans non stop avec sa maman. Je le laisserai quand il saura parler plus ou moins correctement et quand il saura aller aux chiottes tout seul.

Et je sais que les deux voudront clairement une femme et une mère épanouie moins présente plutôt qu'une pauvre aigrie qui traine dans leurs pattes tous les soirs sans but dans le salon à se plaindre éternellement sur son sort.

Je ne veux pas de moi comme ça non plus.

Aller je me donne deux ans.

 

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15/09/2015

(r)é(sur)rection

Il a suffit d'un déménagement pour retrouver une vie plus ou moins normale
Le fait d'avoir sa chambre a dû le motiver à dormir enfin comme un grand.
À presque deux ans.

Il est même quasi sevré.

J'en reviens encore pas vraiment d'avoir allaité aussi longtemps.
J'en reviens encore moins de dormir pratiquement comme avant.
Je suis redevenue humaine.

Je n'étais plus humaine.
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Les choses paraissent impossible à réaliser quand on est en grave manque de sommeil.
Tout devient inaccessible.
Sombre et laborieux.

J'ai dit (fuck off) stop le jour où on est tous les trois sortis de chez l'orthophoniste
après l'avoir écouter une heure nous faire une thérapie familiale à la mords-moi-le-zob
tout en incriminant l'allaitement dans les difficultés de mon fils à parler.
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L'allaitement cette source de mythe...


Donc nous voilà dans ce nouvel appart,
Lyon à nos pieds dans le salon,
le Mont-blanc dans la cuisine.

Un peu au septième ciel.

L'embourgeoisement inespéré
(mais un peu mérité)


Je vais pouvoir souffler un peu.


Ah j'allais oublié..
ça fait 10 ans que j'ai commencé à écrire dans ces blogs
(10 ans Jen !)

05/05/2014

Quand des fois tout le monde me saoule

À part ça je ne suis plus retournée dans ce nouveau magasin bio qui a ouvert juste à côté de chez nous.
À cause de leurs :
Salut !
Tu veux quoi ?

Avec Internet, Twitter, Facebook, et ces dizaines d'inconnus qui te parlent comme si t'étais leur pote depuis toujours ou ceux qui te jugent (sans te connaître) te donnent des leçons ou t'insultent.

Tutoyer ses clients.
Nan mais ça fait tellement années 2000.


Et puis cette discussion entre filles, où j'explique à une pote enceinte comment je trouve l'allaitement magnifique mais tellement difficile (même si j'y suis toujours depuis pratiquement 7 mois) et qu'il ne faut pas s'en vouloir de ne pas le faire ou d'arrêter (genre te prends pas la tête fais comme tu le sens) et une autre CONNASSE (qui écoutait la conversation d'une oreille) qui a allaité ses gosses jusque 2 ans et qui commence à se la péter avec son laïus à deux balles sur la facilité de l'allaitement et les bienfaits indéniables pour tes enfants. Et comme ses copines de la leche league sont super géniales.

J'en peux plus de ces meufs..
Qui prennent leur cas pour des généralités.
Qui ont eu plus de facilité à allaiter (ou qui mentent honteusement parce qu'en vrai elles ont grave galéré) (comme toutes les autres)

Cette arrogance je ne la supporte plus..

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En fait je supporte de moins en moins que tout le monde se mêle de ma façon d'être une mère en général. À part des exceptions (c'est à dire toutes celles qui me connaissaient avant que je ne sois maman) (qui me connaissent donc moi toute seule)
Je ne supporte plus non plus qu'on me pousse.
À arrêter l'allaitement par ex (pour pouvoir déléguer et laisser le petit à ma belle mère)

C'est mon corps.
Mon (mes) choix.
Et surtout MON bébé.

En plus il a bientôt 7 mois oui, mais 4 ½  seulement en âge corrigé. Son développement est atypique.
Je dois/veux m'occuper de lui.
Et je sens que c'est comme ça que ça doit se passer.

Je me réoccuperai mieux de moi après.

Idem pour mon homme.
J'ai surement pas décidé seule, on est en plein compromis tous les deux. Il a accepté que la maternité m'ait (re)transformée en animal. Solitaire.
On gère au jour le jour. Je fais tout pour ne pas le mettre de côté. Ou oublier qu'il existe.
Et tous les jours ce sont des prises de tête, des grandes discussions, des choix à réadapter, des improvisations. Et des solutions de passage. Qu'on essaie les moins bancales possible.

Tous les jours.

Je me sens vidée.
Et submergée en même temps par trop d'amour
(alors oui ce n'est pas le même genre d'amour mais ça prend autant de place)

Moi aussi souvent je ne comprends pas le choix des autres, il y a même des trucs que je trouverai complètement insupportable pour moi (comme ce pote qui veut obliger sa meuf à ne plus faire dormir leur petit de deux semaines à peine près d'eux dans leur chambre) (deux semaines.. franchement) (alors oui je ne comprends pas)

(mais voilà CHACUN FAIT COMME IL VEUT)

Mon fils m'a fait une grosse crise de fatigue pour la première fois.
Des pleurs en crise d'hystérie impossible à calmer.
Ou à consoler.
Lui qui est si zen et conciliant.

Mais je me suis bien rendue compte que si sa limite à lui avait été franchie. La mienne l'était déjà depuis plus longtemps (sauf que j'ai voulu faire acte de bienséance et pour faire plaisir à tout le monde en restant à cette petite sauterie d'anniversaire)

Finalement je n'ai jamais eu une aussi belle excuse pour me casser sans demander mon reste d'une après-midi entre pote où je me faisais royalement chier.


Être maman ne m'a pas changée.
Mais ça a révélé ce qui était enfui au fond de moi et que je ne voulais pas forcément admettre. Mais que je sentais bien exister quelque part.
J'ai fait semblant de rien pour entrer au mieux que je pouvais dans le moule.
Mais maintenant, merde.
J'accepte d'être ce que je suis en train de devenir.

Et j'aime être cette maman à plein temps.

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29/03/2014

Bébé in love

Mes hommes et moi on vit un peu en autarcie.
Enfin, mon homme va bosser et sort avec ses potes lui.
Mais bizarrement pour l'instant de mon côté je ne pourrais pas sortir et me détacher de mon fils. Je dis pas des fois ça me pèse. On est beaucoup trop fusionnel (surtout quand par ex il demande à téter toutes les heures pendant toute une après-midi)
Je l'ai déjà laissé à son père plusieurs fois pour aller à la poste, la boulangerie, mais j'ai beaucoup de mal à être séparée de lui plus longtemps. J'en fais même des cauchemars la nuit (on me l'enlève ou il retourne dans sa couveuse)
Pire quand il dort trop longtemps des fois j'avoue j'ai envie de le réveiller.

Dire que c'est absolument l'inverse de ce que je voulais faire avant de tomber enceinte.. Ce n'est pas la maman que je m'attendais à devenir en tout cas. Mais bon c'est aussi les circonstances. Ce n'est pas l'accouchement que j'attendais non plus.
On s'adapte.
Ça ne se fait pas sans heurts et sans cris. Mon corps est pris d’assaut. Je bouille parfois jusqu'à exploser comme une cocotte minute. Et ne veux plus personne à moins d'un mètre.
Mon homme est une péninsule de patience..
Il vit tout de l'extérieur avec une objectivité que je n'ai pas.
Il n'est pas parfait, même souvent très maladroit mais il ne se laisse jamais intimider par mes crises d'angoisse.
Il m'a donné toute la place avec mon fils
(notamment l'allaitement exclusif)
Il a écouté mes moindres petites demandes, mes plus honteux caprices aussi.
Tous les jours il me dit que je suis belle que je le fais bander, que je suis une super-maman.
Tous les jours il me rassure.
Il est mon binôme, mon co-équipier, mon coach, mon masseur et cuisinier à domicile, mon ombre.
Mon tout mon roi quoi.

À l’hôpital on faisait beaucoup moitié moitié.
Depuis qu'on est rentré c'est moi qui n'arrive pas à me détacher de mon petit. J'ai besoin de l'habiller, le laver, lui changer les couches, tenir la poussette et mon homme doit finir par me le prendre des mains pour l'avoir un peu aussi.
On sait que c'est le traumatisme du temps passé en néo nat.
De la séparation.
De toutes ces infirmières qui l'ont touché, lavé, soigné, parlé, rassuré.. avant moi.
Qu'il va falloir que je me fasse violence pour le partager un peu plus.
Mais clairement je ne suis pas encore prête (du tout)

Heureusement on commence quand même à sortir, à reprendre nos habitudes, l'enchainement des vides greniers le week-end. Dans sa poussette ou dans l'écharpe de portage. Il chine avec nous. Les gens sont gênés ou intimidés quand il se met à les fixer de ses yeux bleus/gris et honteusement j'en profite un peu (des fois) pour négocier..

J'ai pris tellement de plaisir à faire mon shopping sur le web (à cause de notre retraite forcée) que je n'ai plus envie d'aller faire les magasins comme à Paris avant. C'est quand même tellement plus pratique. Je connais ma taille dans toutes les marques que j'achète.
Et j'ai surtout plus de choix
(parce qu'il faut bien avouer que le parti pris des boutiques lyonnaises n'est pas souvent ni osé ni rock'n'roll) (juste à part certaines chouettes subtilités néo bourgeoise quelque fois)

Ces rencontres inattendues sur ebay : je remporte une enchère sur un Petit Bateau et règle tout de suite, la nana me renvoie un mail d'excuses l'article est taché, je réponds que ça peut arriver, elle me rembourse, on papote, 5 jours après je reçois l'article réparé avec un dessin de son petit..
Donc oui la zen attitude ça vous renvoie un karma plein d'amour (même de la part de parfaits inconnus)
(bon ok pas toujours non plus mais souvent quand même)

À ce sujet d'ailleurs il faut que je parle aussi de Dino Deluxe chez qui j'avais trouvé un superbe hochet (hochet devenu doudou malgré lui, celui avec lequel il adore s'endormir en le mettant sur son nez) et que l'on a perdu un dimanche sur une brocante. Le même dimanche j'ai envoyé un mail désespéré pour savoir si par miracle il leur en restait car je ne le voyais plus sur leur site. J'ai reçu un message dans l'heure, ils en avaient retrouvé un dernier dans leur stock (Ô joie et allégresse) et le mardi matin suivant on recevait le hochet..
Mais tout de même whouaou, d'attentions j'en attendais pas autant.
Et puis tadam le mardi soir la grand mère qui nous appelle pour dire qu'elle l'a retrouvé au fond du pli de son fauteuil..
Le destin s'est occupé de nous dire oh les parents si vous ne voulez pas passer pour les Thénardiers pensez à avoir le doudou de votre fils en double !
(ok merci destin)

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13/09/2013

Mamma Mia

Au départ ça devait être simple, chercher des enveloppes, du papier (un peu original) enfin des conneries qui ne devaient me prendre qu'une journée.
Ça fait quatre jours que j'y suis.
Et j'ai beau changer de magasin on y trouve toujours les mêmes marques, et rien d'exceptionnel du tout.
Improviser ici c'était une mauvaise idée.

J'ai donc pester sur Lyon (évidemment) comme quoi tout était formaté et qu'on y trouvait rien et que.. petite bite quoi.

Bien sûr j'ai la pression.
Mes hormones de femme enceinte qui me transforment en monstre.
Et l'impossibilité de décompresser surtout..

Je rêve d'aller courir par exemple.
De frapper sur un pushing ball.
Ou de me foutre une bonne mine en terrasse avec mes copines.

DÉCOMPRESSER !

(et qu'on ne me parle pas de yoga/sophro ou tisane de tilleul)

Vivre au ralenti c'est marrant au début mais à la longue.. En plus j'essaie pas de le cacher mais de gérer un minimum histoire de garder une vie sociale normale. Sauf que je vis mal quand je m’essouffle au milieu de la journée alors qu'à l'intérieur je suis une pile électrique.

Je ne m'étais pas encore vraiment énervée toute rouge jusqu'ici. Peut être que c'est le dernier trimestre qui tape sur les nerfs je ne sais pas.
J'ai quand même beaucoup culpabilisé vis à vis de mon homme, qui se prend de front ma fureur (qui réagit aussi avec de la maladresse que je ne laisse jamais passer)
Et je suis à deux doigts de finir ma grossesse dans une grotte (même pas chez une copine)


À part ça je ne comprends pas la polémique de la vente des test de grossesse en grande surface. Il y a 20 ans on longeait les murs de la pharmacie ou on demandait à une copine de nous rendre service justement pour pas avoir à se justifier ou se coltiner les regards désapprobateurs et plein de jugement.
Et à côté de ça on savait très bien où aller (genre planning familial) si on avait besoin d'en parler. Mais le conseil du pharmacien c'était toujours quitte ou double. Et perso j'ai jamais eu un rapport assez intime avec un pharmacien, jamais. Donc c'est surement pas avec lui que j'avais envie de m’épancher (encore moins dans un magasin bondé de personnes qui attendent leur tour derrière)


Un autre truc que je comprends pas, comment après tous les scandales sanitaires (aspartame et tout le reste) ils peuvent encore faire autant de pubs 0% et autres produits de régime alors que tout le monde tente de manger bio et authentique..
Et surtout que ça est l'air de se vendre aussi bien.


Sinon, même si je ne suis pas une fan d'ABBA, ce film est juste génial (Meryl Streep encore plus) entre du Baz Luhrmann et un Rocky Horror Picture Show..

 

13/07/2013

Once upon a time

Oui il y a des avantages à la grossesse.
La transformation du 90B au 90C par exemple
(c'est effectivement plus confortable pour jouer avec)
En revanche dans la rue, je comprends mieux la gène de certaines maintenant.

J'ai été chercher un dossier de concours, dans le social (il paraît que mon empathie est parfaite pour le job) mais biensur une reconversion ne se fait pas sans douleur.
Pas celle du travail à effectuer hein.
Celle du deuil des 20 années du choix de carrière précédant.
Je dis à tout le monde que c'est ok, que je gère, que je veux bosser et que je n'en peux plus des emplois précaires liés à ma branche.
Mais au fond de moi je suis furieuse de laisser tomber ce pourquoi je suis vraiment faite juste parce que je ne suis pas riche. Ou à cause de la crise.
Certes quitter mon réseau à Paris pour la froide et psychorigide Lyon n'a pas aidé.
Et je sais maintenant que je ne m'y ferai jamais.
Je le sais.
Et je ne vais pas faire semblant du contraire, et même si le peu de gens que j'ai connu ici je les adore vraiment, je me sens définitivement déracinée.
Alors peut être que c'est ça aussi qui m'empêche de (vouloir) m'intégrer
(j'essaie encore de comprendre pourquoi ici ça ne fonctionne pas)

Mais bon là je n'ai plus trop le choix.
Je suis maquée et enceinte.
Et heureuse biensur...

mais déracinée quand même.

Donc ce changement de job je ne peux pas l'appréhender comme un vrai choix.
Je le vis comme un chagrin d'amour.
Je sais qu'on a parlé d'aller vivre à Paris ensemble (ou au moins en Banlieue), mais pour le coup ce serait vraiment égoïste de ma part de lui imposer ça. Et ce serait aussi vraiment galère qu'il recommence tout lui là-bas.
Et même je ne pense pas qu'il aime la vie parisienne de toute façon.

Donc je me motive, même à contre cœur, sur ce concours. En me disant que ce sera bien, que je me sentirai tout aussi utile en conseillère qu'en assistante polyvalente.

Mais en vérité j'ai peur de perdre une partie de moi-même, celle qui a mis tant de temps à s'assumer (celle que je voulais devenir et qui a réalisé beaucoup de mes rêves d'enfant)

Pour finir par ne plus m'aimer.

Je ne veux pas être une personne uniquement dans ses yeux à lui (et dans ceux de mes enfants)

Je veux être moi...

19/03/2013

where is my mind

Je fouillais tranquillement dans les boites à 45T.
A côté de moi un mec la soixantaine et un mec la trentaine.
Le plus jeune dit au plus vieux : "cool regarde j’ai trouvé un Fat Boy Slim", le plus vieux lui répond qu’il ne connaît pas et qu’il préfère Captain Beefheart.
Le p’tit mec lui répond du coup qu’il ne connaît pas non plus.

Un espèce de conflit de génération. Un peu cliché quand même.

Je les ai regardé sans rien dire, c’était pas mes affaires, mais j’étais assez fière de connaître et d’aimer écouter les deux.

Bon il faut dire que j’ai des amis qui écoutent toujours des trucs formidables. Et aussi qu’il suffit de lire les jaquettes pour sauter d’un groupe à un autre.
Ou de faire des gros festivals pour voir le plus grand nombre de groupe en live en quelques jours.

C’est vrai qu’en vieillissant on va vers l’essentiel. On garde le meilleur à nos oreilles. Mais j’aime bien découvrir de nouvelles choses. Créer de nouveaux souvenirs s’y référant.


A part ça je pense être en pleine crise existentielle.
Pas une crise pré quarantaine.
Plutôt ce rôle de l’artiste que j’ai toujours tenu dans ma famille.
Rôle que je me fais allégrement volé, depuis quelques mois, par mon père avec la publication de son livre, ma mère avec ses peintures à l’huile, ma petite sœur et ses illustrations, même par les dessins de la fille de ma sœur (qui a ouvert une page FB célébrée aux coups de crayons naïfs de sa progéniture)

Au point où j’ai l’impression de n’être plus rien.
Ni créative.
Ni intéressante.
À me traîner en prime un syndrome de la page blanche depuis que je suis à Lyon.
Et une remise en question généralisée de ma carrière artistique chaotique.

Bizarrement j’avais l’impression d’être éternellement jeune à Paris. D’avoir toute la vie devant moi.
Tout coulait de source…

Aujourd’hui tous les soirs en m’endormant je me vois mourir.

Oui c’est glauque.

Peut-être que le fait de ne plus prendre de drogue (oui Jen tu as raison), de ne plus picoler un peu.

En fait faut être cinglé pour affronter la vie à jeun.



Alors j’entoure les autres de joie, de petits cœurs, de plaisirs désinvoltes pour qu’ils rayonnent autour de moi et me réchauffent à défaut que je me remette enfin à briller toute seule.

Je sais que je suis faite pour imaginer, pour inspirer, donner des idées.

Me soumettre à une autre voie me tue petit à petit.


Mais bon là il serait grand temps que le feu sacré reprenne possession de mon modjo…







15/03/2013

la solitude ça n'existe pas

Une fois seulement j’ai détesté le meilleur pote d’un de mes ex. Mais on avait 18 ans, on était jeune on était con.
Mais aussi il se comportait comme une gonzesse à lui parler sur mon dos.
À la fin on était plus en couple mais en triple.
Sans la baise.
Aucun bénéf quoi.
Excepté les conflits.

Là maintenant on est largement adultes consentants.
On a passé l’âge.
Enfin, on est sensés.
Il y a donc son copain geek.
Homme moitié ours des cavernes moitié éternel adolescent.
Qui monologue tout seul du pénis.
Et qui adore me couper la parole au moment où il m’a enfin porté un intérêt particulier en me posant une question existentielle.
Limite humiliant.
Presque misogyne.
Sa solitude lui fait oublier les principes basiques de la communication (et accessoirement l’usage de la douche)

Mais tant qu’il ne débarque pas sans prévenir quand je suis seule à la maison. Ou que je peux anticiper une soirée entre copines quand ils ont décidé de se voir. Je fais avec…

Sinon j’ai eu le plaisir de barboter avec Sasa dans la petite piscine (ultra sympa) de (notre) quartier.
Et je n’avais plus mis les pieds dans une piscine depuis Paris.
Tant et si bien que je suis arrivée, certes épilée de près, mais sans serviette. Oubliée dans la précipitation.

Demain je prépare mes fesses et mes mollets pour une brocante en banlieue lyonnaise.
16 kms aller/retour
En passant par le grand trou saint jean de dieu (si si ça existe)

Un vrai chemin de Compostelle.


Le sport, c’est comme le cul, ça rend accro.


23/02/2013

Ne te dégonfle pas d'un bourrelet

Mon homme bosse comme un dingue.
On devait ce faire 3 petits jours de ski en allant rejoindre ses parents sur place mais on a dû annuler à la dernière minute.

J’en ai profité pour aller faire un tour à mon ancien taff.
La PDG était ravie de me voir.
Depuis le départ de mon boss con et de son chouchou parfait elle a tout réorganisé.
Enfin elle a organisé surtout.

Et puis elle a eu le temps de me demander si j’étais toujours à la recherche d’un emploi.
Et aussi que j’étais toujours la bienvenue.

Je m’habitue à ma vie à mon rythme.
À une vie pas rentable du tout.
Mais sans pervers narcissique sur le dos.

Je sais aussi que ça ne va pas durer.
Donc j’en profite d’autant plus.

Ça a été un gros casse-tête dans nos habitudes alimentaires.
On a encore fait des compromis.
Bon on ne mangeait pas de plats préparés non plus, mais consommer local et solidaire ça demande plus d’organisation et du temps disponible pour trouver les bons commerçants (qui sont évidemment dispatchés partout dans la région)
On en est à un point où manger moins est même une alternative.
Et vu qu’on n’a pas d’enfants.

Par exemple un beau morceau de comté bio, 1kg svp, que mon mec a eu moins cher en l’achetant avec tous ses collègues du théâtre.

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Parce qu’au final on se demande si on peut faire aussi confiance au reste.
Qui nous dit que les petits artisans qui font plus "authentiques" ne vont pas profiter eux aussi de la brèche qui leur tend les bras.

Tout le monde a envie de faire du profit.
Tout le monde veut être riche (et célèbre)
Et tout le monde oublie vite son côté éthique quand il s’agit de se faire du blé.
C’est humain.
C’est la vie qui veut ça, devenir riche, puissant, la réussite personnelle.
En vouloir toujours plus…

Malheureusement ça n’est plus compatible avec les problèmes sociaux actuels ou avec l’écologie et les scandales sanitaires.

Ou alors comment vous voulez expliquer aux gens de faire des sacrifices, manger moins de viande, pour préserver la planète ?
Mais qui mangera réellement moins de viande ? ceux qui n’auront pas les moyens ou ceux qui, après moi le déluge, pourront s’en payer tous les jours ?

Et en appeler à la raison de chacun quand on voit comment d’autres se vantent de leurs richesses et de leur réussite ?

Ma sœur pourrait très bien se satisfaire d’un appartement avec petite terrasse dans sa ville de province où il fait bon vivre, mais non elle préfère s’endetter à mort et se payer une maison juste pour avoir la fierté de prouver à mon père comment elle a tout réussi dans sa vie, elle
(même si ça n’est qu’une malheureuse apparence) (mais bon ça c’est autre chose…)

La sœur de mon homme a acheté avec son mec une télé gigantesque pour une chambre plus petite que notre salle de bain, en prime, ils n’ont pas fini les travaux de la ruine qu’ils ont acheté il y a 5 ans (une bonne affaire certes) et se retrouvent à squatter chez les parents à 40 balais depuis tout ce temps.

Entre se contenter de ce qu’on a en stoppant toute ambition et vivre au dessus de ses moyens (pour se donner les moyens justement d’aller au bout de ses rêves) il y a un équilibre qu’on pourrait peut être éventuellement tous trouver sans tomber dans le nombrilisme, non ?

Mais voilà, on aime regarder les émissions réalités, les riches dans les magasines people. Et surtout on voudrait tous être à leur place…

Moi je serais pas hypocrite j’aimerais aussi être à leur place pas tant pour que tout le monde m’aime mais pour avoir les moyens (le luxe) de faire le vrai métier qui me passionne (ma véritable vocation)
Bon peut être moins pour la perte de la liberté de l’anonymat… ça, ça me ferait chier.

Hier en regardant les césars j’ai eu l’impression de voir la cour Louis XIV. Les fils et filles de… (et même si certaines ou certains ont du talent) (mais bon il ne manquerait plus que ça) C’était un peu ambiance décadente.
Plus les fous du roi, Jamel et cie, un arabe président pour faire la nique à une France de plus en plus rasciste.
Un fou du roi fier de son ascension sociale exceptionnelle qui n’a pas bien respecté les techniciens et autres tireurs de ficelles de l’ombre dont le boulot sert pourtant à le mettre en valeur.

Donc tous ces joyeux lurons sur scène ont sûrement cru qu’ils avaient fait une bonne action. Qu’ils avaient redonné espoir à tous les noirs et les arabes du pays… en donnant une bonne leçon au FN (le numéro de tél. qui a été donné dans la soirée en faisant croire que c’était celui de José Garcia)

Devant les filles et fils de… la grande famille ouverte et tolérante du cinéma.

Donc c’était loin du dédaigneux si t’as pas ta rollex à 40 ans t’es une merde, non là on était plutôt dans l’illusion d’un Disney Land plein de paillettes et de gentillesse dont les masques cachent le même dédain + la luxure assumée.

Le retour de Versailles

(heureusement qu'il y avait un peu de Belgitude dans l'air)

Ce midi j’ai foncé à la Poste pour envoyer mes colis ebay avant le wee-end. Dans la file d’attente il y avait une meuf en mini-jupe, petites chaussures et petit blouson T’as le look cocotte sexy mais sobre à -5 dehors. Alors forcément quand je suis entrée empaquetée tel le bibendum michelin chamallow elle a eu un regard de bas en haut vers moi très (très) désagréable.

Genre moi je suis une femme toi tu es quoi exactement ?

(bon en tout cas j’ai pas eu froid)

Aller pour finir : un homme nu (je ne sais plus sur quel blog je l’ai chopé celui-là mais il m’a bien plu et en plus on m’a dit qu’il ressemblait à mon mec)


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27/01/2013

La ballade des gens heureux

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23/01/2013

Aller les filles, on pète un coup (ça ira mieux après)

J’avais mal dormi et mal commencé la journée.
Le jour d’avant j’étais au Pôle emploi avec ma conseillère (qui en passant est adorable) qui me disait clairement ses inquiétudes.
Et le fait que ça ne venait pas de mon cv si aucun employeur ne répondait plus.

Je note néanmoins qu’on doit, nous, leur envoyer des lettres de motivations remplies de mots de bienséances et de remerciements et autres délicatesses et qu’en retour, eux, se permettent l’impolitesse de ne pas nous tenir au courant, ou de ne pas nous répondre tout court.
Normal.

J’avais eu un bon contact dans une boite il y a quelques mois, en m’y déplaçant deux fois, en discutant, laissant mon cv là-bas. Puis en en renvoyant un par mail.
Resté sans réponse.
Je me suis re-déplacé là-bas, le gars m’a dit d’insister parce que j’étais parfaitement qualifiée, au deuxième mail envoyé (resté lui aussi sans réponse) je me suis dit qu’ils étaient absolument pas sérieux dans cette boite.

Et que je me taperai pas (encore) une équipe à moitié foireuse.

Rien à foutre de la crise. On peut pas tout accepter sous pretexte que c'est la merde. Faut résister !

D’ailleurs dans mon ancienne boite, la pdg a pété un câble et a viré (forcé à démissionner plutôt) tout le reste de l’équipe qui posait problème, mon boss manipulateur narcissique, monsieur parfait, et la nana qui m’a remplacée (embrigadée malgré elle dans leurs conneries)

Quel gâchis…

Du coup, pour m’évader de cette inertie de recherche d’emploi, j’ai rejoint Sista en presqu’île histoire de faire les soldes, un peu, et de participer à l’opé blogesque Kusmi Tea.

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Opé efficace et girly.
Basé sur le bien être avec manucure à même le magasin, douceurs Gü pour les gourmandes et dégustation de thé (évidemment)
Aucun mec (blogeur, je parle pas du vendeur) pour relever le taux d’hormones (et je peux pas croire que les mecs n’aiment pas le thé)
Donc rien de très rock’n’roll.
Encore moins concernant les blogeuses lyonnaises qui rivalisent et gagnent largement en pétasserie que les Parisiennes.
Mais haut la main même.

En fait non pire, je pense que si elles le pouvaient elles se baiseraient elles-mêmes…

La seule avec qui j’ai croisé un regard bienveillant et plein de curiosité envers ses congénères parlait anglais… Peut-être lyonnaise d’adoption comme moi je ne saurais jamais, je n’ai pas pu lui parler (c’est la splendide asiat sur la photo)

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J’ai pas vécu ça à Paris, Sista ne m’en voudra pas si je dis d’elle qu’elle a le cœur parisien, et cet esprit solidaire, typique aux filles intelligentes.
Tout comme je crois que Virginie a le même esprit (première impression) (moi aussi j’adore le chocolat au fait) et les autres timides qui auraient éventuellement du potentiel (du moins j’espère)

Parce que c’est surtout ça le but des opé, pas (que) de se faire de la thune avec des articles rémunérés, ou de partir les bras chargés de cadeaux (comme si on était un ultra VIP) mais bien de faire perdurer dans la vraie vie l’esprit des blogs du départ, de la liberté d’expression, de la COMMUNICATION, et des amitiés profondes qui en découlent.

Il n’y aurait donc que deux vraies femmes blogeuses made in Lyon, des meufs des vraies, des qu’il faut connaître et avec qui vous regretterez jamais de passer un peu de temps ? (genre Sasa et Sista) Alors où sont passées les autres lyonnaises qui rugissent de verve et de bonheur ?

(plus une nouvellement lyonnaise comme moi) (dont je ne sais pas si elle veut de la pub) (on se voit la semaine prochaine d’ailleurs pour du tricotage) (et je ramène la bouteille) (pas du thé stp)


Bon et puis aussi, j’ai été pourrie gâtée (encore merci ma sista)

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12/01/2013

sweet saturday night

Les dimanches sont un peu tristes en hiver sans aucune brocante à l’horizon du printemps.
Demain j’irai pour la première fois aux puces du canal.
Et puis on partira au calme à la campagne chez ma belle famille.

Ce matin un homme est venu chercher le sapin que j’avais mis sur le bon coin pour le replanter.
Ça m’a rendue triste de ne pas avoir pu le replanter moi-même dans le jardin que je n’ai pas.

Le monde est si petit par ici que la moitié des filles postulants pour la même annonce se connaissent.
Ça pourrait être drôle ou de bonne guerre.
Mais la crise enlève tout humour et surtout toute solidarité.

Ça se regarde en chiennes de faïence au lieu de se souhaiter : aller bonne chance, c’est la merde, mais je t’attends pour aller boire un verre après ton entretien.
Oui je sais faut pas rêver.
Mais ça me désole que les meufs préfèrent en écraser d’autres par facilité alors que l’on serait déjà bien plus riches si on oeuvrait vraiment ensemble
(d’autant plus quand on se connait bien)

Sinon je n’attends plus le job idéal depuis longtemps.

Mais je cherche toujours le boss loyal et digne de confiance.

Ou alors que peut être je devrais m’orienter vers un taff à domicile…

Quelqu’un m’a dit cette semaine qu’elle ne pouvait pas rester longtemps au chômage car elle devenait folle sans rien faire.
Je ne sais pas trop ce qu’elle entendait par rien faire.
Parce que de mon côté j’ai pas eu l’impression de m’être fait chier souvent.
Ou alors elle estime peut-être que la recherche d’emploi et la prospection ainsi que du boulot, des projets qui ne rapportent pas (encore beaucoup) et des formations officielles ou autodidactes ne sont pas du vrai travail.

Ou elle pense que ce ne sont que des vacances déguisées.

Enfin bon, chacun sa vision du chômage.
Mais c’est quand même difficile d’être serein quand on sait qu’on n’a pas de boulot.
Excepté si on a choisi de ne plus bosser et qu’on en a les moyens.
Ce sont des périodes d’excitation et de doute qui s’entre-mèlent.
Et si peu d’annonces publiées …

Bon j’avoue qu’entre deux cv et lettres de motivation, j’aime bien m’improviser décoratrice d’intérieur pour passer le temps (des loisirs)

(c’est plus enrichissant que de passer l’aspirateur) (enfin en même temps ça c’est mon homme qui le fait)

 

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31/12/2012

Quelle aventure oui

C’est sans gêne que ma sœur m’a envoyé un mail magnifiquement culpabilisant (avec ses gosses en première loge) parce que je lui ai répondu qu’on ne passerait pas les prochaines vacances ensemble (sans entrer dans les détails bien évidemment)
Parce qu’elle aurait pu y penser avant de passer sa semaine de vacances de l’été dernier à insulter tout le monde et à se conduire comme une pétasse.
C’est comme si maintenant elle me donnait l’ordre de venir me faire maltraitée et que je devais encore la remercier.
Elle devient triste et pathétique en vieillissant.
Mais elle se retrouvera toute seule aux vacances prochaines. Comme une idiote. À se lamenter sur son sort. À trouver des gens pour la plaindre. Et à répandre son venin à qui aura encore le courage de l’écouter.

Pendant que mon homme et moi on sera loin dans un endroit qu’on aura choisit tous les deux. Avec un temps complet réservé à nous, nous et nous.
Dans une ambiance zen et bon enfant, sans aucune prise de tête
(et à faire des bébés) (plein)

D’ailleurs à ce propos, comme ce sera un peu une lune de miel cette année, il faut encore qu’on trouve l’endroit, le pays, du bonheur.
Il serait même éventuellement d’accord pour l’Islande (même s’il flippe un peu que je reparte, enfin reste, avec un bel Islandais viking)

(alors que ça pourrait très bien être lui qui reparte, enfin reste, avec un sosie de Björk)

Mais bon l’amour c’est aussi l’amour du risque…

J’aime donc en avance déjà énormément 2013.

Parce qu’il y a eu un temps pour souffrir.
Un autre (très très long) pour oublier.
Un pour réapprendre à aimer.
Et encore un pour accepter d’être aimée de nouveau.

Et puis depuis que les parents de mon ex ont dit à mon homme qu’ils le considéraient comme leur fils, comme ils me considéraient moi comme leur fille, l’ex n’a plus le même goût dans sa bouche (celle de mon futur mari) comme dans la mienne.
C’est comme une fusion de famille où il n’est plus question de reproches ou de jalousies. Peut-être pour ça que je les tiens toujours autant et aussi fort dans mon cœur.
Cette même complicité que son ex à lui garde avec sa mère (ma nouvelle belle mère donc).
On ne force pas les gens à s’apprécier comme on ne les force pas à se séparer.
Même Lucien (oui celui-là, faudra faire avec le changement de nom) est entré dans notre passé familial comme un vieux copain qui aurait dépassé la limite mais qu’on ne peut pas détester.

Bon je suis consciente qu’il y a encore des parties sombres et brisées qui ne pourront pas être réparées. Mais tant qu’elles ne restent que des détails, je pourrais vivre avec.

Les souvenirs s’estompent, ces choses qui semblaient plus que réelles et qui ont disparu.
Je revois constamment les ombres de certains.
Paris elle-même est devenue une ombre.
Un fantôme qui m’empêche parfois de m’encrer dans l’endroit où je suis maintenant.

Comme si je devais laisser une part de moi disparaître, alors que ce n’est pas négociable du tout.
C’est en moi.
Paris est en moi.
Lyon doit partager la place.

Et avec le temps toutes les douleurs passent (Samo avait raison), avec le temps elles se patinent même. Et deviennent comme des sculptures, comme celles que l’on voit au Louvres.
Emprisonnées dans la pierre ou le bronze.

Elles ne deviennent juste que belles à regarder.



29/12/2012

Dolce vita

Alors on remerciera les cousins parisiens de s’être mariés en douce à New York nous ouvrant ainsi plus que généreusement la voie à un mariage que l’on voulait en mini et simple comité.
Sans frasque et démesure financière inutile.
Sans critique des uns et des autres sur les robes, le bouquet ou le buffet.
Sans les énergies négatives ici et là, à devoir gérer.

On fera une belle fête à l’appart ensuite, on dira pas pourquoi,
on fera la surprise,
et ce sera parfait.

Ma mère a dû sermonner ma sœur pour qu’elle mette un petit mot sur facebook comme quoi elle avait bien reçu mon carton de cadeaux pour ses trois filles.
J’attends plus de merci depuis longtemps, encore moins de petites attentions de sa part, mais bon au moins un coucou fugace genre un sourire de ses filles.

C’est pas tant le fait de se faire chier à trouver un truc qui ferait plaisir ou de dépenser du fric.
C’est juste d’avoir fait l’effort juste un instant de penser un peu à un autre plutôt qu’à soi-même.
Juste une fois par an.
Mais elle est tellement obnubilée par sa misère que tout ça est trop demandé.

En attendant, elle est toujours la première à se plaindre de la vie trop chère. Qu’elle n’a jamais d’argent. Achète des chocolats ou des bonbons premiers prix dégueulasses que ses gosses laissent traîner après une seule bouchée.
Mais s’achète une maison cette année.
Comme si de rien n’était.

Je crois que certaines personnes ont une notion de leurs moyens (ou de la pauvreté) plus que relative…

Ça fait 18 mois maintenant qu’on essaie de s’agrandir avec mon homme.
Depuis peu, après l’amour, on finit nos ébats les jambes appuyées contre le mur tous les deux.
Il fait le poirier avec moi par solidarité.
On a eu un gros moment de découragement, il y a quelques mois, et puis au lieu de se focaliser sur ce qu’on n’a pas encore on s’est concentré sur nous et sur tout ce qu’on a déjà.

S’enfoncer dans l’accablement, l’insatisfaction ou la jalousie c’est très facile et ça va très vite.

Accepter la joie, le bonheur et le plaisir, ça s’apprend,
ça se travaille.
En tout cas, ça n’arrive jamais en claquant des doigts.

On n’est pas nécessairement responsable de son malheur, mais on a le choix de ne pas le laisser nous tuer à petit feu.

Par exemple je vais arrêter de me plaindre d’avoir grossi depuis avoir quitté Paris pour la capitale de la gastronomie. En ayant déjà commencé, et ce avant le début des bonnes résolutions, un entraînement intensif à coup d’une heure par jour de course à pieds, stretching et yoga.
Accompagnée par mon homme (qui s’est encore montré solidaire sur ce coup-là) (il est parfait)

(et parce qu’un régime ça… moi vivante jamais)

Bon, certes ce n’est pas très rock’n’roll.
Il n’y a rien de plus anti-sexy que de courir (comme une psychorigide qui compenserait un grave manque de sexe)

Mais par exemple je pense à mes futures petites culottes du jour… et je crois que ça vaut largement le compromis.

 

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25/12/2012

The spirit of the noël (deuxième)

(ou on aurait mieux fait de rester avec mamie)

Même rituel chaque année dans la belle famille.
Quelques voisins en faisant partie. Parce que ma belle mère est un peu comme leur mère de substitution.
Ambiance petite bourgeoisie.

La voisine qui marque son entrée en la manquant de peu (presque sur les fesses donc) le fils qui la suit de près et qui ne sait déjà plus aligner une phrase correctement.

Il n’est même pas 20h.

La fille qui s’engueule avec la mère même pas encore assise dans le salon pour l’apéro parce que, entre deux bouteilles, elle n’a pas eu le temps d’aller lui chercher son cadeau.

Mon beau-père qui décide d’organiser un poker simplifié à peine le fromage entamé avec impossibilité de refuser.
Une mini dictature vite renversé par la majorité.
Ça n’était pas par mauvaise volonté, il voulait sûrement éviter que les gens se parlent et donc finissent par s’entre-tuer.
Finalement il est parti se coucher à 22h30 en grommelant.

Mais bon noël, c’est pour les enfants.
Et c’est la montagne de cadeaux attendue comme le messie.
Comme prévu le couple le plus confortable n’en a pas fait (même pas un pourri à 5 €, non rien) (et n’a en plus même pas eu l’élégance d’ouvrir les leurs au moins juste histoire d’avoir un retour)

Et c’est aussi ce couple en l’occurrence qui a insisté pour fêter noël "en famille". En fait dans ma belle famille, leur famille modèle, celle grâce à qui leur vie paraît moins merdique, et avec laquelle ils n’ont même pas été capable d’avoir un bref élan de générosité.

On est rentré avec mon homme sans avoir goûté à la bûche. Prétextant une grosse fatigue.

Le truc c’est qu’il faut y retourner aujourd’hui…

 

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24/12/2012

Sainte mamie

On a suivi scrupuleusement la liste de cadeaux de noël qui traînait sur le web. Puisque c’était plus simple pour tout le monde.
Pour ma belle famille plus exactement.

Moi je me sens comme un robot qui fait tout ce qu’on lui demande.

On avait prévu de faire un aller-retour, il y a deux semaines, pour voir tous les miens sauf qu’à la dernière minute une méchante grippe en a décidé autrement.
Je n’en suis même pas triste.
Même pas déçue.

En réalité je ne ressens même rien du tout
(on mettra ça sur le dos du Père Noël)

Mais juste hier, quand on a été voir sa grand-mère, il y a eu ce moment où elle a parlé de la guerre.
Ce moment qui n’a pas duré une demi-heure, mais où je me suis sentie vraiment bien et au bon endroit.

Je ne peux pas dire qu’elle m’ait fait rêver en parlant de l’occupation. Mais c’était un beau cadeau, elle qui ne raconte pas ces choses-là d’habitude.

Dans ma tête, ça ressemble juste à un énième film vu à la télé. Elle, ce sont ses souvenirs.
Des souvenirs des bottes des Allemands qui faisaient beaucoup de bruits.
Leur façon de s’adresser à eux toujours en hurlant.
Sa maison occupée dans tous le rez-de-chaussée.
Le sergent en chef qui se lavait nu dans un  tonneau, dans leur cour (et comme il n’était pas question de sortir de la maison à ce moment-là pour ne surtout pas passer devant lui)
Les couvre-feux surprises en milieu d’après-midi où il fallait courir pour rentrer car les moyens de transport étaient eux aussi en arrêt surprise.

Et puis aussi la façon dont on lui cachait des armes dans sa robe… et le courage qu’elle masque en disant qu’elle ne savait pas vraiment ce qu’elle faisait.

Mais elle l’a fait (et pas qu’une fois)

Cette vieille mamie toute petite tout droit sortie d’un manga et qui m’avait dit quand son petit fils et moi on s’était remis ensemble qu’elle savait que je reviendrais à lui.
Qu’elle le savait depuis le début que ce serait avec moi qu’il se marierait.

Je ne l’ai jamais prise pour une petite vieille sénile, mais bon, son mysticisme m’a toujours mise un peu mal à l’aise.

En bref je crois bien que cette année l’esprit de noël, c’est elle.

 

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15/12/2012

Remontée

Je suis de celle qui s’enfonce dans une profonde mélancolie devant un reportage (même le plus parfaitement débile) sur Paris.
Il y a ces nouveaux provinciaux fraîchement débarqués que je croise ici et qui me disent que de toute façon ils détestaient cette ville (et puis surtout les parisiens biensur) que c’est une ville de fous. Tout est cher, bla bla bla…
Certes Paris n’appartient plus qu’aux riches et aux touristes.
Même les vrais parisiens ne s’y sentent plus bien.

Mais je trouve ça ultra beauf de dénigrer une ville, non pardon, une capitale (svp) seulement parce qu’on n’a pas su y trouver sa place.

Paris me manque, mes amies me manquent évidemment.
Mes habitudes de célibataire aussi peut être un peu.
Mes promenades en vélo le long du canal Saint-Martin.
Le serveur blond du charbon.
Belleville.
La rue de la roquette.
Partir courir au parc des buttes.
L’odeur du métro.

Tous mes souvenirs qui s’étiolent au fil du temps et tous ceux que je ne pourrais plus jamais créer là-bas.

Mais bon je fais avec,
je suis de nature à saudade.
Donc ça me plait d’avoir mal.

En revanche qu’un pèquenaud me dise du mal de Paris, ça c’est insupportable.

J’ai coupé les ponts depuis septembre avec mon ancien taff.
Bien m’en a pris.
D’abord mon contrat pas clair m’a permis de me choper un chômage plus que raisonnable (ce qui me laisse plus de temps pour retrouver quelque chose de mieux voire de correspondant à mes diplômes et à mon expérience)
Ensuite le boss et monsieur parfait se sont mis en arrêt maladie pour faire chier la pdg.
Au point qu’elle m’a rappelée pour qu’on re-signe un nouveau contrat.
J’ai décliné l’offre non pas sans une pointe de culpabilité de la laisser vraiment dans la merde mais retourner dans l’antre du diable non merci. Je fais depuis une allergie chronique aux fouteurs de merde et aux procéduriers.

La vie est trop courte pour se faire chier.

Je vis donc une vie paisible et presque agréable avec ma moitié qui lui est ravit de profiter de mes talents culinaires cachés.
Et ravit aussi de jouer avec moi à Louis la brocante.

Bon notre couple n’est pas un long fleuve tranquille non plus.
Mon célibat résiste corps et âme.
Moi qui pouvais me vanter dans mes dix ans de couple précédants de ne m’être pratiquement pas engueler avec mon ex. Là on pourrait presque admettre que c’est quasi l’inverse.
J’ai l’humeur plutôt massacrante.
Je grogne même assez facilement.

Heureusement le happy end de cette soudaine montée hormonale lyonnaise c’est que mon homme m’aime comme je suis (et que limite ça fait partie de l’excitation intempestive qu’il a à mon égard) (et lui donne l’excuse de me donner des fessées quand ça lui chante)

(non nous ne sommes pas devenus un couple SM)

Donc là c’est préparation du réveillon de noël dans la belle famille.
Réveillon qui se passe avec les voisins depuis un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
Ça à l’air sacrément bucolique dit comme ça mais en vérité tous les ans tout le monde veut annuler,
tout le monde râle sur les mêmes qui font des cadeaux minables systématiquement. Tout le monde crie qu’on ne l’y prendra plus.
Et tout le monde se retrouve le jour J,
picole plus de raison pour oublier d’avoir cédé à cet esprit de noël à la con,
et s’enguele en fin de soirée parce qu’ils sont tout bourrés en disant que c’est la dernière année que ça se passe comme ça.

Ouai… ça va être bien.