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31/12/2015

J'aimerai pour 2016

Revoir dans le miroir celle qui fonçait tête baissée (quitte à faire de mauvais choix)
Celle qui n'avait peur de rien.
Ni de personne.
Celle qui avait réussi à cacher ses souffrances à l'autre bout de la planète pour qu'elles ne l'empêchent pas d'avancer.

Retrouver cette sensation d'avoir toute la vie devant soi.
Surement je n'ai pas accompli tout ce que je devrais.
Peut être aussi que c'est ça la crise de la quarantaine.

Je donne toute (absolument toute) mon énergie pour mon fils, pour être certaine qu'au moins je ne raterai pas ça (aussi)

Mon bilan de cette année finalise le bilan de 5 années où je me suis perdue quelque part, mais pas au bon endroit.

Évidemment je suis également la tornade qui blesse tous ceux qui sont trop proches de moi. Et j'en suis vraiment sincèrement désolée.

J'aimerai avoir passé plus de temps avec toi Jen.
Te donner du temps, Ka (et à Masha aussi)
Faire plus de virées avec vous Sista, Lydia, Sasa.
Me balader sur la plage avec toi et ton fils, In (et Béli et Laet) (j'ai encore ton xylophone Fisher-Price putain)
Papoter avec toi Elise.
Bavasser aussi avec toi Aurélie.
Rencontrer Manue.
Faire le tour des pubs de Londres avec toi Nath.
Refaire des soirées avec vous Sarah et Thierry.
Amaury, Marie.
So. Hervé.
Antho.
Mel.
Bao.
Younouss.
Charles.
Jean.
Dom évidemment.

Et revoir tous les autres que j'ai oublié, désolée.

Mon esprit continue d’errer dans les rues de Paris.
Pourtant je ne déteste plus Lyon. Au contraire. Il y a une multitude de choses qui me feront regretter de le quitter.
Mais je ne sais pas pourquoi je suis liée à Paris comme ça.
Peut être mes souvenirs d'enfance tenaces.
Cette promesse que je m'étais faite là-bas chez mon oncle et ma tante rue duc dans le 18e quand j'avais 7 ou 8 ans.
Quand je serais grande je vivrai ici.
Ici c'est chez moi.

Paris c'était mon rêve.
Ado je montais jusqu'à la bute par les escaliers du métro Lamarck, je longeais pour passer exprès devant la Fémis et la grille Pathé cinéma qui me faisait fantasmer.
Je me tapais tous les escaliers jusqu'en haut, et j'allais me réfugier dans le mini parc du musée Dalì.
M’asseoir sur le banc et contempler, entre les feuilles des arbres (qui cachent un peu trop la vue), quelques bouts de la capitale.

Au final, je me suis beaucoup plus attachée au 11e et 10e quand je suis venue m'installer enfin.
De Goncourt à Bastille.
Saint-Maur.
Belleville.
Voltaire.
La roquette.

C'est surement ridicule de se figer à ce point sur un rêve d'enfance.
Mais à vrai dire je n'ai pas d'autres rêves aussi forts que celui-là.

J'en suis au point de préférer dépenser tout mon salaire dans des allers-retour SNCF pour bosser là-bas (avec un taff dans ma branche j'aimerai autant) (ou au moins avec une bonne équipe)
Je ne me le souhaite pas pour 2016 forcément.
Mais je me souhaite beaucoup d’énergie et d'optimisme (et de vraies nuits pour me remettre de deux ans sans dormir) et travailler à rentrer au bercail.

Je n'oublie pas mon mec ni mon fils.
Mais mon mec a sa vie ici, sa famille, ses amis.
Mon fils aura eu 3 ans non stop avec sa maman. Je le laisserai quand il saura parler plus ou moins correctement et quand il saura aller aux chiottes tout seul.

Et je sais que les deux voudront clairement une femme et une mère épanouie moins présente plutôt qu'une pauvre aigrie qui traine dans leurs pattes tous les soirs sans but dans le salon à se plaindre éternellement sur son sort.

Je ne veux pas de moi comme ça non plus.

Aller je me donne deux ans.

 

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01/05/2015

On choisi pas sa famille

Cette conversation au téléphone surréaliste avec ma mère.
Où elle fini par répéter exactement ce que je lui disais au début alors qu'elle s'était justifiée avant pendant une heure du contraire.
Comme si elle ne voulait définitivement pas être d'accord avec moi.

Les publications dégueulasses de la cadette pour humilier ma plus petite sœur.
Peut-être moi aussi au passage.
Et parce que ses statuts sont tout sauf subtils.

Cette fierté qu'elle a de se faire plaindre de son statut de super maman avec sa double journée, et pan dans la tronche de son mec qui n'a l'air de servir à rien à part prouver qu'elle s'est bien mariée avec quelqu'un.

Donc quand ma mère commence son laïus sur la pauvre …. Je voudrais pas être à sa place …. Et bla bla bla …. J'ai juste envie de re-couper les ponts avec eux.

Ça joue les sœur/mère parfaites devant les autres mais une fois en huit-clos les masques tombent vite.

Quand j'étais ado je ne supportais pas cette façade de rêve.
Les mensonges grossiers.
Genre vas-y que ma fille elle est parfaite, première en violon, première en natation, première en dessin.
Mais seule avec moi à la maison soudain je devenais nulle, folle et bonne à rien.

Ça me rendait schizophrène à la fin.

J'ai bien fait de me barrer jeune de toute cette merde.
Surtout quand je les vois encore maintenant patauger dans la semoule.
Comme si leur disque était rayé.

Mais franchement ça laisse des séquelles.
Dans mes pires moments d'angoisses je me sens nulle et pas aimée.
Et je me demande si j'ai envie de me sentir aimée.
Quand mon mec me dit qu'il m'aime je ne le crois pas.
Et je suis persuadée que mon fils ne m'aime(ra) pas.

Bon ça n'arrive que dans les pires moments d'angoisses (hein)

Et malheureusement l'angoisse débarque d'office quand j'ai ma mère au téléphone ou quand ma sœur vient me faire chier sur FB.

Et parce qu'elles ne savent pas donner autre chose que le reflet de leurs propres angoisses.

Du coup quand je suis heureuse, que j'ai une bonne nouvelle, je me fais systématiquement remballée.
J'ai bien de la chance. Eux c'est pas la joie. Ils ont plein de problèmes... (re)blablabla.
Avec un brin de pathos en plus sinon ça fait moins dramatique
(merde je sais d'où ça me viens cette manie tiens)

C'est vrai comment j'ose être heureuse alors qu'ils sont éternellement dans la merde.

Et mes difficultés n'en sont pas face à leurs vrais problèmes (oui moi j'ai pas de vrais problèmes)

Je pense à ce sketch des Monty Python. Celui où ils surenchérissent tous sur ce qu'ils ont vécus d'abominable. Le concours de la vie la plus horrible.

Ben sincèrement je leur laisse.


The Monty Python "souvenirs d'anciens"(vo st fr) par jazzami

13/07/2013

Once upon a time

Oui il y a des avantages à la grossesse.
La transformation du 90B au 90C par exemple
(c'est effectivement plus confortable pour jouer avec)
En revanche dans la rue, je comprends mieux la gène de certaines maintenant.

J'ai été chercher un dossier de concours, dans le social (il paraît que mon empathie est parfaite pour le job) mais biensur une reconversion ne se fait pas sans douleur.
Pas celle du travail à effectuer hein.
Celle du deuil des 20 années du choix de carrière précédant.
Je dis à tout le monde que c'est ok, que je gère, que je veux bosser et que je n'en peux plus des emplois précaires liés à ma branche.
Mais au fond de moi je suis furieuse de laisser tomber ce pourquoi je suis vraiment faite juste parce que je ne suis pas riche. Ou à cause de la crise.
Certes quitter mon réseau à Paris pour la froide et psychorigide Lyon n'a pas aidé.
Et je sais maintenant que je ne m'y ferai jamais.
Je le sais.
Et je ne vais pas faire semblant du contraire, et même si le peu de gens que j'ai connu ici je les adore vraiment, je me sens définitivement déracinée.
Alors peut être que c'est ça aussi qui m'empêche de (vouloir) m'intégrer
(j'essaie encore de comprendre pourquoi ici ça ne fonctionne pas)

Mais bon là je n'ai plus trop le choix.
Je suis maquée et enceinte.
Et heureuse biensur...

mais déracinée quand même.

Donc ce changement de job je ne peux pas l'appréhender comme un vrai choix.
Je le vis comme un chagrin d'amour.
Je sais qu'on a parlé d'aller vivre à Paris ensemble (ou au moins en Banlieue), mais pour le coup ce serait vraiment égoïste de ma part de lui imposer ça. Et ce serait aussi vraiment galère qu'il recommence tout lui là-bas.
Et même je ne pense pas qu'il aime la vie parisienne de toute façon.

Donc je me motive, même à contre cœur, sur ce concours. En me disant que ce sera bien, que je me sentirai tout aussi utile en conseillère qu'en assistante polyvalente.

Mais en vérité j'ai peur de perdre une partie de moi-même, celle qui a mis tant de temps à s'assumer (celle que je voulais devenir et qui a réalisé beaucoup de mes rêves d'enfant)

Pour finir par ne plus m'aimer.

Je ne veux pas être une personne uniquement dans ses yeux à lui (et dans ceux de mes enfants)

Je veux être moi...

09/06/2013

Famille heureuse

Les relations de famille ne sont jamais définitives.
J’ai l’impression que c’est comme un cancer.
Parfois en rémission.
Mais qui peut aussi revenir tout terrasser sans prévenir.

Cette année il y a beaucoup de choses qui changent dans ma vie, comme si je faisais tout d’un coup.

Tout ou rien.

Là c’est tout, même beaucoup.
J’organise, j’anticipe et je réussis même à avoir un équilibre entre le bonheur et mes angoisses.

Je réalise que pendant que mon homme et moi on construit notre petite maison tranquille, pierre par pierre, ceux auxquels on s’attendait le moins (évidemment) viennent prendre plaisir à bavasser et à jalouser tout en nous regardant (et sans proposer ne serait-ce qu’on seul coup de main)

(c’est une image)

Ma plus petite sœur vit l’enfer. Le même que celui que j’ai vécu à 17 ans et qui m’a fait fuir le domicile familial si tôt.
L’entendre me raconter des situations que j’ai vécu il y a longtemps.
Et se rendre compte que ce n’est pas qu’un problème de parents.
Mais aussi de sœur…

Je me retrouve donc en triangulation, entre celle qui adore écraser ses sœurs pour avoir la vedette, ma mère qui boit ses paroles comme de l’eau bénite et mon père avec qui je n’ai plus aucune complicité depuis que cette même sœur se soit faite passé pour la pauvre victime de l’état français en entier.
Victime surtout de son égocentrisme.

C’est la distance qui me sauve.
Parce que faire un travail sur soi ça ne sert à rien si les autres ne le font pas…
Quand j’y retourne et que tout le monde est réuni, tout mon labeur devient caduc. Je revis éternellement les mêmes souffrances.
Enfin non !
Je dois me retaper éternellement LEURS mêmes souffrances.
Je les regarde comme je regarde des souris tourner frénétiquement dans une cage.

Sauf ma plus petite sœur, qui est là dans la cage, mais qui me regarde en me murmurant : au secours sors-moi de là stp.

Elle fait de son mieux pour tenir, je fais de mon mieux pour être là (même de loin) mais elle se sent quand même seule (et abandonnée)

Moi je ne me sens plus que abandonnée.
Pas seule du tout forcément. Et parce que pour tous les changements à venir dans ma vie me font devenir encore plus solide.
Et aussi comme si on m’avait enlevé une grosse épine du pied.
Le compteur remis à zéro.

Je fais ma vie.


Sinon, voilà un endroit où je n’irai pas chercher mes livres, dites merci à monsieur Leroy Merlin… (via twitter)

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25/03/2013

Les années sombres

Mes hormones sont des traîtresses.
Elles me prennent par derrière avec violence.
Et ne me laissent pas avec des idées claires.

Je ne sais pas si c’est le fait de ne pas tomber enceinte.

Mais je peine tellement à trouver ma place ici.
Plus mon absence total de réseau, à cause de mon envie d’avoir voulu prendre du recul.

J’ai tout réussi en arrivant en Belgique.
Comme j’ai su trouver ma place quand je suis arrivée à Paris.

Et là, rien.
Impossible de me lier (à part ces exceptions que je connaissais avant d’arriver)
La froideur de la ville.
La froideur des gens.

Artistiquement j’ai toujours eu l’honneur de rencontres incroyables. Et de projets tous superbes à partager.

D’aventures…

Et qui surtout me faisaient rebondir sur d’autres choses (dont certaines que je n’aurai même jamais envisagées)

Ici on dirait qu’il y a comme une inertie.
Comme un désir que rien ne change.

Alors bon, c’est vrai qu’on est toujours venu me chercher
(et heureusement, parce que au final, je suis incapable de me vendre correctement)

(je sais transmettre ma passion mais pas la vendre)

Donc là je peux encore et toujours attendre. Personne ne vient… et moi je reste tétanisée comme jamais.


Aux dépens de mon aspect créatif.
D’une part importante de moi-même que j’ai perdu.
Face à ce mur.
Qui m’empêche de m’améliorer.

Ce qui me fait me sentir en échec.
Continuellement.



Même mon cv pourtant couillu, qui plairait sûrement à des anglais ou des américains, mais pas aux français (encore moins au lyonnais) (qui ont l’air de tenir à leur petit confort plus que les autres)


Donc non seulement je ne suis pas capable d’enfanter, donc de créer.
Mais en plus j’ai perdu mon inspiration.
Quelque part au bord du Rhône…
Rien sur quoi rebondir.


Tout ce qui faisait que j’étais moi s’est envolé.
 

Et je me sens comme un animal sauvage en cage.

19/03/2013

where is my mind

Je fouillais tranquillement dans les boites à 45T.
A côté de moi un mec la soixantaine et un mec la trentaine.
Le plus jeune dit au plus vieux : "cool regarde j’ai trouvé un Fat Boy Slim", le plus vieux lui répond qu’il ne connaît pas et qu’il préfère Captain Beefheart.
Le p’tit mec lui répond du coup qu’il ne connaît pas non plus.

Un espèce de conflit de génération. Un peu cliché quand même.

Je les ai regardé sans rien dire, c’était pas mes affaires, mais j’étais assez fière de connaître et d’aimer écouter les deux.

Bon il faut dire que j’ai des amis qui écoutent toujours des trucs formidables. Et aussi qu’il suffit de lire les jaquettes pour sauter d’un groupe à un autre.
Ou de faire des gros festivals pour voir le plus grand nombre de groupe en live en quelques jours.

C’est vrai qu’en vieillissant on va vers l’essentiel. On garde le meilleur à nos oreilles. Mais j’aime bien découvrir de nouvelles choses. Créer de nouveaux souvenirs s’y référant.


A part ça je pense être en pleine crise existentielle.
Pas une crise pré quarantaine.
Plutôt ce rôle de l’artiste que j’ai toujours tenu dans ma famille.
Rôle que je me fais allégrement volé, depuis quelques mois, par mon père avec la publication de son livre, ma mère avec ses peintures à l’huile, ma petite sœur et ses illustrations, même par les dessins de la fille de ma sœur (qui a ouvert une page FB célébrée aux coups de crayons naïfs de sa progéniture)

Au point où j’ai l’impression de n’être plus rien.
Ni créative.
Ni intéressante.
À me traîner en prime un syndrome de la page blanche depuis que je suis à Lyon.
Et une remise en question généralisée de ma carrière artistique chaotique.

Bizarrement j’avais l’impression d’être éternellement jeune à Paris. D’avoir toute la vie devant moi.
Tout coulait de source…

Aujourd’hui tous les soirs en m’endormant je me vois mourir.

Oui c’est glauque.

Peut-être que le fait de ne plus prendre de drogue (oui Jen tu as raison), de ne plus picoler un peu.

En fait faut être cinglé pour affronter la vie à jeun.



Alors j’entoure les autres de joie, de petits cœurs, de plaisirs désinvoltes pour qu’ils rayonnent autour de moi et me réchauffent à défaut que je me remette enfin à briller toute seule.

Je sais que je suis faite pour imaginer, pour inspirer, donner des idées.

Me soumettre à une autre voie me tue petit à petit.


Mais bon là il serait grand temps que le feu sacré reprenne possession de mon modjo…







19/02/2013

des choix cornéliens

Mon cœur balance.
Enfin, ma passion plutôt.
J’alterne depuis plus de 3 ans les taff alimentaires et mon taff normal.
Les gens ont l’air de penser que c’est facile de se réorienter.
Ça l’est si on a fait le choix.
Pas si on y est obligé.

Bon et je pensais aussi pouvoir gérer les FIV, mais en fait non.
Même pas l’adoption.
Ça me semble une montagne alors que je ne me sens pas bien dans ma vie professionnelle.
On m’a dit que j’avais des dispositions pour bosser dans le social.
Le statut de fonctionnaire ne rassure que les plus de 60 ans…
Pour moi c’est aussi flou que dans le milieu culturel.

Mon homme m’a proposé de reprendre mes projets créatifs. Tant qu’il a du boulot lui et qu’il peut assurer pour deux.
Que j’aille au bout du bout de ma carrière histoire de ne pas regretter ensuite.

Bon je pense qu’à défaut de tomber enceinte il a fait son homme, son vrai, en me faisant une proposition plus ou moins (mâle)honnête.
Pour que je sois heureuse.

Moi j’aimerai juste mourir en laissant une petite trace
(même vraiment toute petite)

31/12/2012

Quelle aventure oui

C’est sans gêne que ma sœur m’a envoyé un mail magnifiquement culpabilisant (avec ses gosses en première loge) parce que je lui ai répondu qu’on ne passerait pas les prochaines vacances ensemble (sans entrer dans les détails bien évidemment)
Parce qu’elle aurait pu y penser avant de passer sa semaine de vacances de l’été dernier à insulter tout le monde et à se conduire comme une pétasse.
C’est comme si maintenant elle me donnait l’ordre de venir me faire maltraitée et que je devais encore la remercier.
Elle devient triste et pathétique en vieillissant.
Mais elle se retrouvera toute seule aux vacances prochaines. Comme une idiote. À se lamenter sur son sort. À trouver des gens pour la plaindre. Et à répandre son venin à qui aura encore le courage de l’écouter.

Pendant que mon homme et moi on sera loin dans un endroit qu’on aura choisit tous les deux. Avec un temps complet réservé à nous, nous et nous.
Dans une ambiance zen et bon enfant, sans aucune prise de tête
(et à faire des bébés) (plein)

D’ailleurs à ce propos, comme ce sera un peu une lune de miel cette année, il faut encore qu’on trouve l’endroit, le pays, du bonheur.
Il serait même éventuellement d’accord pour l’Islande (même s’il flippe un peu que je reparte, enfin reste, avec un bel Islandais viking)

(alors que ça pourrait très bien être lui qui reparte, enfin reste, avec un sosie de Björk)

Mais bon l’amour c’est aussi l’amour du risque…

J’aime donc en avance déjà énormément 2013.

Parce qu’il y a eu un temps pour souffrir.
Un autre (très très long) pour oublier.
Un pour réapprendre à aimer.
Et encore un pour accepter d’être aimée de nouveau.

Et puis depuis que les parents de mon ex ont dit à mon homme qu’ils le considéraient comme leur fils, comme ils me considéraient moi comme leur fille, l’ex n’a plus le même goût dans sa bouche (celle de mon futur mari) comme dans la mienne.
C’est comme une fusion de famille où il n’est plus question de reproches ou de jalousies. Peut-être pour ça que je les tiens toujours autant et aussi fort dans mon cœur.
Cette même complicité que son ex à lui garde avec sa mère (ma nouvelle belle mère donc).
On ne force pas les gens à s’apprécier comme on ne les force pas à se séparer.
Même Lucien (oui celui-là, faudra faire avec le changement de nom) est entré dans notre passé familial comme un vieux copain qui aurait dépassé la limite mais qu’on ne peut pas détester.

Bon je suis consciente qu’il y a encore des parties sombres et brisées qui ne pourront pas être réparées. Mais tant qu’elles ne restent que des détails, je pourrais vivre avec.

Les souvenirs s’estompent, ces choses qui semblaient plus que réelles et qui ont disparu.
Je revois constamment les ombres de certains.
Paris elle-même est devenue une ombre.
Un fantôme qui m’empêche parfois de m’encrer dans l’endroit où je suis maintenant.

Comme si je devais laisser une part de moi disparaître, alors que ce n’est pas négociable du tout.
C’est en moi.
Paris est en moi.
Lyon doit partager la place.

Et avec le temps toutes les douleurs passent (Samo avait raison), avec le temps elles se patinent même. Et deviennent comme des sculptures, comme celles que l’on voit au Louvres.
Emprisonnées dans la pierre ou le bronze.

Elles ne deviennent juste que belles à regarder.