03.12.2009
compte rendu d'analyses
Encore une nuit parfaite,
À vraiment dormir.
Et mon image dans le miroir ce matin qui me renvoie un visage apaisé, limite rajeunis (comme la dernière fois dans la salle d’attente, où on m’avait donné le formulaire pour les étudiants)
Et même si physiquement le traitement me plombe encore un peu.
L’année dernière j’avais eu la même chose.
Trou noir et réveil en panique à l’hôpital en se demandant ce qui se passe.
Il y a des familles qui se transmettent des cancers de génération en génération,
Chez nous on se transmet nos cœurs (sensibles) fragiles…
Mon grand-père, il revenait tranquillement du jardin ce jour-là et il est tombé, sans prévenir, et puis c’était fini.
C’est juste un peu brutal parce qu’on la voit pas arriver, elle débarque en traître la faucheuse dans la famille. Par surprise…
Seulement là je l’ai senti venir.
Pourtant j’ai quand même réussi à faire l’autruche, en me disant que c’était peut-être juste métaphorique ou somatique.
On se croit toujours plus fort et au-dessus de tout.
N’empêche qu’une journée de plus dans cet état et j’avais le cadeaux bonux des séquelles irrécupérables.
Examens et vérifications ensuite.
Cette attente qui n’a malheureusement pas été de tout repos.
Alors hier c’était la fête.
Même pas mal…
Juste encore fatiguée,
mais la faute aux médicaments, pas au moral d’acier.
Et mon p’tit rouquin au téléphone :
- rassures-toi, ce week-end je te réapprendrais à bien respirer doucement, et longtemps…
(argh)
15:15 Publié dans (• nouvelle vie parisienne / part 2 •) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, poèsie, littérature, amour, vive la vie
01.12.2009
no regrets
Rechute,
Mêmes douleurs qu’il y a deux semaines.
Le médecin furieux
- bon, il faut que je vous envoie sur une île déserte pour vous obliger à vous reposer…
(et je passe les menaces d’hôpital forcé)
Je promets d’être ultra obéissante.
Mais aussi je manque de chance en ce moment (ma minute Caliméro) (hum hum) (ou alors c’est tout le contraire justement)
En fait, c’est surtout que deux jours avant la femme de serge m’appelait au téléphone pour me traiter de garce (bon, classique) (comme dirait Julye) pour me dire que j’avais peut-être eu sa bite une fois ou deux (bah tient) mais que je n’aurai jamais son cœur (classique aussi) et que je n’étais qu’une briseuse de couple (pareil, classique)
La rage c’est toujours la première étape à la trahison (et j’en sais quelque chose)
Ne surtout pas en vouloir au père de son enfant
(logique)
Sortir vainqueur de cette soi-disant épreuve du couple…
Alors elle est fière d’avoir bien récupérée son homme et de me le crier haut et fort dans les oreilles
- c’est moi qui ait gagné…
C’est sûr…
Qu’elle va la sentir passer la descente aux enfers qui va suivre après.
Quand le mensonge va commencer à la ronger,
À la pourrir jour après jour de l’intérieur.
Sans compter la tentation de vouloir absolument connaître les détails, de ce qu’on a moins que l’autre, de ce qu’on n’a pas fait plus ou mieux.
Cette curiosité malsaine, mais plus forte que tout.
Et quand elle en sera là,
elle ne pourra plus le regarder comme avant.
Et le pire c’est qu’elle le sait déjà…
Qu’il n’y a plus la possibilité de retour en arrière.
Quand elle regardera leur enfant jouer dans le salon,
Quand elle partagera leur lit conjugal toutes les nuits avec un arrière-goût avarié dans la bouche,
et mieux, elle tiendra bon en s’estimant encore heureuse…
Bien sûr, j’ai culpabilisé,
Bien sûr, j’ai eu pitié d’elle,
Mais je n’ai pas su ne rien répondre… (je n’ai pas pu)
- tu as gagné c’est vrai… parce que moi je suis incapable de pardonner tout ça
Alors elle a raccroché brusquement.
C’est comme ça que mon cœur a commencé à (re)faire des siennes.
Et c’était loin d’être une métaphore.
Mais par chance Julye dormait avec moi cette nuit-là…
(faut croire que c’était pas encore mon heure) (coriace je suis)
(bon j’ai bien tenté de proposer au docteur de donner la permission à mon p’tit rouquin de squatter l’île déserte avec moi mais il a refusé… catégoriquement) (il n’était même pas du tout d’humeur à plaisanter)
19:36 Publié dans (• the new charl' •) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : paris, amour, poèsie, littérature, faut pas déconner, qu'il n'y a plus rien à dire, rien à foutre, valence c'est pourri comme ville
14.11.2009
ac(c)ro(c)bate
Il adore me porter,
Pendant qu’on baise.
Je ne sais pas pourquoi.
Je n’ai qu’à me contrebalancer pour faciliter son équilibre,
Et ensuite ne reste que le plaisir.
Que cette pénétration au vol…
Cette fois, il m’a mise à l’envers,
D’abord.
Et puis il m’a soulevée telle quelle.
La tête en bas, je me suis agrippée à ses hanches,
Et j’ai ouvert la bouche pour y glisser doucement sa queue,
Pendant qu’il avait sa langue entre mes…
Je devrais plutôt faire un dessin là ?
(ce mec baise quand même comme un dieu)
14:31 Publié dans (• les potins •) | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : paris, amour, sexe, poèsie, littérature, blabla de filles, kamasutra
08.11.2009
(mal)chanceuse
Soirée pote pour lui.
Soirée girly de mon côté.
On deviendrait presque un vrai couple là.
Il m’embrasse sur le front avant de partir,
Je fais la grimace.
Et ça le fait toujours autant rire
(nos rituels débiles)
Le Carillon entre meufs…
Je me noie dans les martinis blancs (parce que accroc aux olives)
Et dans les souvenirs de nos anciens amours à toutes.
C’est là qu’il apparaît comme par magie,
Mon rouquin hot saucisse.
Et puis ensuite il s’assoit près de moi.
Alors parfaitement pompette, je minaude
(et après tout je ne fais rien de mal)
Et puis on parle de Berlin.
Et je lui explique l’expo incroyable de Piotr Uklansky que j’avais vu là-bas en… (putain de merde) 96 ?? 98 ???
Bref…
Je m’extasie (comme d’hab)
Et puis j’enchaîne suite à ce morceau revenu du monde des morts qui passe dans le bar en faisant de grands yeux :
- oh… Mélodie Nelson !
alors c’est là,
à ce moment précis,
sur (Serge) Gainsbourg,
qu’il se décide enfin à attraper ma bouche et à me ramener vers sa bouche à lui pour me donner un premier baiser.
Long, et chaud et puis langoureux aussi… et puis… et puis merde !
Je suis maudite là c'est certain.
00:00 Publié dans (• nouvelle vie parisienne / part 2 •) | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : paris, poèsie, littérature, blabla de fille, amour, j'aime les roux !, je sais je sais…
04.11.2009
Émotions
En ce moment elles sont toutes sauf constantes
(ou résignées)
Tout est intense.
Trop…
Trop de hauts,
Trop (à tire) d’ailes…
(beaucoup trop haut) (beaucoup trop chaud)
Et trop de bas,
De (rivières de) larmes.
Reste l’euphorie,
Celle de se sentir bien là.
Et puis la pleine lune,
Sanguine pour certaine,
Cigogne pour d’autre.
Telle est le sens de la vie.
En bas, en haut.
Et tournicotons… (sur le pont d’Avignon)
00:00 Publié dans (• nouvelle vie parisienne / part 2 •) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : paris, amour, poèsie, littérature, valence c'est pourri comme ville
01.11.2009
aime-moi

Il y a des jours en particulier où je n’ai besoin que de douceur,
Que de caresses à fleur de peau,
De mots juste susurrés au creux de l’oreille.
De gestes simples et lents.
D’une nonchalance,
D’un ralenti.
De ce qui oblige à faire ressentir les choses vraiment,
Dans une concentration extrême.
La paresse d’un dimanche matin quand rien, mais alors rien du tout n’est prévu à l’avance,
Et qu’il y a juste à sentir que l’on est bien là,
Bien en vie.
Et qu’il y a effectivement un cœur qui bat,
Et puis un deuxième,
En simultané.
Et qu’il n’ait pas besoin de rajouter quoi que ce soit d’autre tout autour.
12:12 Publié dans (• vague à l'âmour •) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : paris, amour, amoureuse transie, poèsie, littérature, heureuse
31.10.2009
le bonheur du mâle

De ces grasses matinées qu’on n’oublie jamais,
Qu’on n'oublie encore moins quand on a eu l’habitude de se dire qu’elles étaient les dernières.
Ses sourires,
Ses bras qui me serrent toujours un peu trop fort.
Rester comme ça sans avoir besoin de parler,
Et le soleil de Paris…
Et je revois la première fois,
Son premier regard.
Son premier baiser dans cet appart rue Saint-Maur.
Notre histoire qui défile sous mes yeux,
Alors que c'est le moment de prendre les décisions décisives.
Et que le temps d’être heureuse arrive enfin.
10:10 Publié dans (• nouvelle vie parisienne / part 2 •) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paris, amour, poèsie, littérature, valence c'est pourri comme ville, ça pourrait être pire (non ?), je sais je sais…
29.10.2009
la dolce vita
J’avais oublié comme c’était doux de rentrer chez soi le soir après le taf,
Quand quelqu’un vous y attend.
Même complètement épuisée,
Plus rien n’a d’importance,
À part le goût de ses lèvres sur les miennes…
Ses mains qui m’enserrent et me caressent,
Me redonnent de l’énergie.
J’adore baiser dans la cuisine en plus
(il le sait maintenant)
Me faire servir ensuite comme une princesse,
Parce qu’il a tout préparé.
Parce qu’il fait des efforts, je le vois bien.
Mais que concrètement il n’a pas encore tué le dragon
- Mais si, il bouge encore je te dis…
08:08 Publié dans (• nouvelle vie parisienne / part 2 •) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, amour, poèsie, littérature, blabla de fille, pour le retour des épées, ne jamais baisser les bras
25.10.2009
Quand il n’y a plus le choix
Alors ça hurle,
Ça dégénère.
Le calme après la tempête,
Ça baise…
Ça baise encore.
À le faire crier plus fort que moi
Ça met les points sur les i,
Les barres sur les T,
Ça prend des décisions qui font flipper.
Ça se jette à l’eau,
Pour le meilleur et pour le pire.
Serge a mes clefs pour un mois.
Je lui ai dit d’en faire bon usage,
Parce qu’il y avait une date de péremption à respecter.
Et pour la seconde chance…
21:31 Publié dans (• nouvelle vie parisienne / part 2 •) | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : paris, amour, amoureuse transie, littérature, poèsie
22.10.2009
mon jour de chance
Ce matin…
Il m’enlace avec ses bras forts,
se frotte à moi,
contre mes fesses qu’il caresse de façon obsessionnelle.
Je sors juste de mon rêve : on est dans un appart vide tous les deux, à Paris, et je lui dis que cet appart est fait pour lui
(pour lui) (pas pour nous)
(presque) toute la nuit il m’a fait l’amour,
doucement,
en m’écoutant gémir attentivement.
En me regardant fixement.
Et quand il me regarde fixement comme ça, qu’on fasse l’amour ou autre chose, je ne sais jamais si c’est pour me regarder une dernière fois, ou si c’est pour être sur de son choix… Serge.
Cet après-midi…
Il s’approchait dangereusement de ma table en terrasse,
Parce qu’ici tout le monde se connaît.
Et puis il s’est assis juste à côté de moi.
Il a fait allusion à un endroit où il me voyait souvent, et puis ensuite c'est ma voisine de table qui s’est extasiée : ah mais c’est parfait ça, elle aussi ! (quand elle a réalisé qu’on avait fait les mêmes études)
Et puis ensuite j’ai eu l’impression de me fondre dans sa bouche ou ses tâches de rousseur (je ne sais plus très bien)
En phase,
Et en douceur… avec LE petit rouquin.
(bon je fais comment moi maintenant ?)
23:30 Publié dans (• les potins •) | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : paris, amour, bla bla de fille, j'aime les roux !, la classe…




