25.11.2009

Tout va très bien, madame la marquise

Début de semaine, le médecin est en face de moi un peu atterré.
Il écoute mon rapport face au traitement inefficace de la semaine précédente mais aussi l’hystérie et la paranoïa qui en a découlé chez certaines personnes autour de moi.

Il s’est radouci d’autant plus quand il m’a annoncé qu’il fallait durcir le traitement et que ce n’était pas le moment de baisser les bras.
Qu’on commencerait à s’inquiéter sérieusement dans deux semaines si je ne réagissais toujours pas aux médicaments

(et je me serais bien passée d’un suspens pareil)

Il a tout de même réussi à me rassurer, un peu.
En plus d’avoir soulager cette douleur physique insupportable.

Et puis il y a celui qui partage ma vie depuis peu, qui évidemment est en tournée à l’autre bout de la France.
Qui n’est pas là donc près de moi.
Qui est mort d’inquiétude, ok mais sur qui je n’ai finalement pas pu compter.

Alors je ne sais pas si ce sont les effets indésirables des médicaments ou une réaction à la douleur (ou peut être même une petite vengeance personnelle) mais j’ai appelé le petit rouquin…
Qui n’a pas hésité à traverser tout Paris pour venir me chercher chez le médecin. M’aider à m’occuper des paperasses, me raccompagner chez moi et ne pas profiter de ma situation fébrile et de mon moral fragilisé par la dégringolade de certains éléments autour de moi.

Il est venu tous les jours.
Avec ses sourires (même inquiets) et son sens de l’humour.
Dormir avec moi sans profiter de la situation.
L’écouter parler de sa vie.
M’écouter raconter la mienne.

Et puis ma crise de larmes ce lundi en sortant de chez le médecin. Après l’annonce du second traitement.

Et il est toujours là…
Alors le lendemain matin en ouvrant les yeux je le vois en train de me (mater) regarder. Je réponds à son sourire, à son bonjour. Et je réalise que je ne ressens presque plus mes douleurs habituelles. Il me confirme que j’ai enfin l’air apaisée, que le traitement à l’air de fonctionner cette fois.

Hier soir, j’ai pu enfin reprendre une vie presque normale. Lui faire même à dîner. Retrouver mon sens de l’humour.
Faire le ménage autour de moi.
Effacer de mon répertoire ceux dont les masques sont tombés suite à mon diagnostic effrayant.
Et donc demander à Serge de me renvoyer le double des clefs. Parce que s’il a pu attendre plus d’un an pour prendre une décision moi je n’aurai pas hésité moins d’un mois à prendre la mienne (même si encore non objective au vu de mon état de santé) (j'en suis consciente aussi) (hein)

Il n’a rien compris à ce qui se passait.
En revanche moi j’ai réalisé un peu trop brutalement que je n’avais plus de temps à perdre.

Et ce matin, lovée dans les bras du petit rouquin, j’ai su que j’avais fait le bon choix.


(bon, sinon pas de panique, ça à l’air d’aller pour l’instant) (la preuve je peux réécrire ici sans dyslexie ou sans effets indésirés) (et c’est plutôt bon signe)

08.11.2009

(mal)chanceuse

Soirée pote pour lui.
Soirée girly de mon côté.
On deviendrait presque un vrai couple là.

Il m’embrasse sur le front avant de partir,
Je fais la grimace.
Et ça le fait toujours autant rire
(nos rituels débiles)

Le Carillon entre meufs…
Je me noie dans les martinis blancs (parce que accroc aux olives)
Et dans les souvenirs de nos anciens amours à toutes.

C’est là qu’il apparaît comme par magie,
Mon rouquin hot saucisse.
Et puis ensuite il s’assoit près de moi.

Alors parfaitement pompette, je minaude
(et après tout je ne fais rien de mal)

Et puis on parle de Berlin.
Et je lui explique l’expo incroyable de Piotr Uklansky que j’avais vu là-bas en… (putain de merde) 96 ?? 98 ???
Bref…
Je m’extasie (comme d’hab)
Et puis j’enchaîne suite à ce morceau revenu du monde des morts qui passe dans le bar en faisant de grands yeux :
- oh… Mélodie Nelson !
alors c’est là,
à ce moment précis,
sur (Serge) Gainsbourg,
qu’il se décide enfin à attraper ma bouche et à me ramener vers sa bouche à lui pour me donner un premier baiser.
Long, et chaud et puis langoureux aussi… et puis… et puis merde !

Je suis maudite là c'est certain.

29.10.2009

la dolce vita

J’avais oublié comme c’était doux de rentrer chez soi le soir après le taf,
Quand quelqu’un vous y attend.

Même complètement épuisée,
Plus rien n’a d’importance,
À part le goût de ses lèvres sur les miennes…

Ses mains qui m’enserrent et me caressent,
Me redonnent de l’énergie.

J’adore baiser dans la cuisine en plus
(il le sait maintenant)

Me faire servir ensuite comme une princesse,
Parce qu’il a tout préparé.
Parce qu’il fait des efforts, je le vois bien.
Mais que concrètement il n’a pas encore tué le dragon
- Mais si, il bouge encore je te dis

 

07.10.2009

pour toujours…

Si parler d’enfants à un homme le fait fuir directement,
Qu’un homme propose dès le départ à une femme qu’elle soit sa maîtresse (s’il est marié) ou sa fuck friend parce que (tu comprends) il ne veut pas encore "s’engager"… c’est pas non plus très excitant
(même si ça a au moins le mérite d’être clair)


Mais sincèrement, comment savoir dans le fond, si une histoire va durer 2 mois ou si elle va s’engager pour des années ?




(c’était la grande question existentielle du mercredi)

 

 

30.09.2009

atmosphère atmosphère est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère !

Dispute du siècle à 3h du mat.
- Je viens à Paris.
- C’est une blague ?
- Fais pas ta méchante.
- Hors de question, même pas on se croise dans la rue…

(wouah c’est moi qui ai dit ça ?)

Réveil difficile
(donc)
Café qui réveillerait un mort (du coup)

Et puis cours de Yoga z’animaux.
Je grogne comme le lion,
Rentre la tête dans ma carapace comme la tortue
Miaule comme le chat,
Et prend racine
(comme l’arbre donc)

la pause cigarette assise au canal saint martin,
à moitié Chez Prune
(juste pour mater les serveurs hot saucisse)
c’est hallucinant mais alors que je ne comptais absolument pas m’arrêter de fumer je comptabilise deux/trois cigarettes par jour… depuis que j’ai recommencé à courir.
J’imagine qu’il y a un lien de cause à effet.

Depuis que j’ai fait mon grand ménage d’automne aussi, je me sens (comment dire) apaisée.

Et puis, j’ai reçu cette carte postale.
Il est loin encore, mais…
Il pense toujours un peu à moi.
J’étais pourtant sure d’avoir eu la lo(o)se intégrale avec lui,
mais peut être que finalement je me trompais.

28.09.2009

Fantasmes et autres délires d’automne

Il y a un truc que je n’ai jamais osé dire à mon pote BB-Brun(o)

Autant les mecs qui ont ce délire de polygamie ne m’excitent pas du tout (ou alors si je l’apprends plus tard ça me coupe tous mes effets)
C’est vraiment un truc anti-sexy chez moi.

Limite je préfère encore un "libertin"
(ce mot m’énerve en fait) (je ne le trouve pas du tout approprié)
Le libertinage franchement pour moi ça appartient à un autre temps.
Comme une idée vintage,
Un peu comme l’est la révolution sexuelle des années 60…
En bientôt 2010 on ne peut plus être libertin
(sincèrement)
Ni "libéré".
On a plutôt le choix.
De vivre la vie qu’on veut.
La sexualité qu’on veut, qu’on aime.
Bref,

(en fait) j’aurais plutôt dû dire : je préfère encore un échangiste
(C’est-à-dire une relation claire) (et nette)

Il y a aussi cette proposition que tous les mecs (enfin presque) demandent à un moment ou à un autre.
Le cliché numéro un.
Parfois sans même demander avant si on aime ça ou pas (la moindre des choses n’est-ce pas) (en plus pour un fantasme supposé être vachement non égoïste au départ)
Et parfois même alors qu’on se connaît à peine (genre ça coûte rien de demander)
Trouver une autre minette pour un plan à trois…
(donc)
Moi je sais que c’est pas mon trip.
(ou seulement, comme je l’avais déjà dit, si je dois faire l’amour à une fille ce n’est que entre elle et moi) (et surtout sans aucun mecs dans nos parages)

En revanche il y a un truc
(un seul truc)
Que je n’ai donc jamais osé dire à mon pote quand il me parlait de sa vie,
De son couple à trois.
Elle et lui et son ami.
Cette relation qu’ils ont vécu pendant 7 ans, plus un enfant comme cadeau bonux.
Je n’ai jamais osé lui avouer que si j’avais eu moi-même un seul fantasme
(quasiment irréalisable)
Ce serait cette vie-là.

Deux mecs rien que pour moi

Mais pas pour une seule nuit. Pas juste que pour le sexe… Non, comme lui, une vraie histoire.
Ma petite maison dans la prairie,
Avec mes princes charmants.




(bon je reprends un peu trop de poils de la bête moi) (ça va passer c’est rien)

 

 

09.08.2009

Les garçons sont des filles faciles

(ils disent rarement non)

Macho.jpg

08.08.2009

c'est l'histoire d'une pétasse parisienne qui a réussi à faire oublier un enfant de l'amour à peine né à un provincial paumé

rosemarysbabypolishposter.jpg


(ou c'est l'histoire d'un provincial paumé qui a réalisé qu'il était passé à côté de…) (on ne saura jamais)

07.08.2009

Girls who are boys Who like boys to be girls

Là-bas tout là-haut,
On a un autre point de vue des choses et du monde.

On y fait de belles rencontres,
(au Rosa Bonheur)
Dans une ambiance de bal musette.

Manquait plus que l’odeur des frites et des saucisses pour se croire vraiment ailleurs qu’à Paris
(et en vacances aussi)

Biensur que j’adore manger tofu/quinoa/blettes le reste du temps.
Mais là,
de bonnes grosses frites bien grasses plein de mayonnaise,
Comme celles qu’on mangeait sur les aires d’autoroute quand on était petit…
Ça aurait été (plus que) parfait.

Et puis cette discussion sur l’impact hot-saucisse du pantalon Carhartt gris et des Puma pour les filles dans les années 90.
Comment on se sentait trop sexy
et tellement femme.

Ça permettait surtout d’appâter du mâle intéressant au lieu des beaufs notoires qui préféraient baver sur celles qui découvraient leurs attributs féminins beaucoup plus tôt que nous (et qui elles assumaient les robes sexy et les talons hauts)

Elles dansaient sur Witney Houston, Ace of Base ou Ricky Martin.

On écoutait Jamiroquai, les Beasties Boys
et puis Blur…

Image 18.png

 

30.07.2009

Abyss

J’hallucine quand je lis certaines choses sur le web
(et je ne suis pas la seule)

Vacances j’oublie tout…

Comme quand il se connecte, et que je reste tétanisée, mon cœur en suspens.
Je ne commence jamais aucune conversation, mais je suis sure qu’il m’entend respirer
(parce que je le sens tout près de moi) (à chaque fois)

C’est vrai que…
Je ne rappelle jamais.
Ne réponds jamais.
Ne demande jamais aucune explication.
N’en donne pas non plus.

Mais bon, je fais ça avec tout le monde (filles y compris)

J’arrête de commu-niquer.
Ou alors autrement.

J’essaie en tout cas.

Me reste certaines énigmes.


Cette note sera la plus incompréhensible de cet été…

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