12.07.2009

Être une femme en 2010

(encore) bourrée au charbon avec In.
À être d’accord que si la vie ne vaut rien sans amour, ça ne veut pas dire qu’elle ne vaut rien sans un mec.
La nuance…

Plutôt que de se caser avec le premier venu,
Plutôt qu’un semi-amour,
Pour une semie-vie.

Rester libre.

Remplacer le mot péjoratif célibataire par :
indépendante.

Ça change tout,
La façon de voir les choses,
De vivre les choses.

C’est pareil pour la maternité.

Parce qu’on ne peut plus être sur maintenant qu’un mec va avoir les couilles (de prouver sa virilité) de prendre son rôle de père au sérieux jusqu’au bout.

Parce que c’est lassant à la fin de se coltiner le discours du mec qui "sait pas", qui "se sent pas prêt", ou "trop jeune" ou "trop vieux"… (et bla bla bla)

(qui réussi même à nous culpabiliser en nous baratinant des excuses dont on sait pertinemment qu’elles ne tiennent pas la route mais qu’on accepte pourtant la plupart du temps) (et docilement en plus)

Pourquoi donc se rendre malade avec ça passé 30 ans quand on est seule et qu’on flippe de ne jamais trouver son (géniteur) âme sœur…

Alors que concrètement on n’en n’a plus besoin du géniteur si vraiment l’envie d’être enceinte nous prend toute notre énergie et toutes nos hormones
(comme c’est purement biologique et qu’on n’y peut rien)

Et vu qu’un couple maintenant a une durée de vie de plus en plus courte, si c’est pour devenir mère célibataire autant combattre le mâle directement à sa source…

(mon côté amazone me fait un peu peur des fois) (mais je m'en rends compte)

Évidemment, idéalement on aimerait toutes tomber sur LE mec qui nous ferait oublier tous les enculés précédents.

Mais bon, on sait aussi toutes que le Prince Charmant n’existe pas…


(je sais je sais) (trop de romantisme tue le romantisme) (mais la vie est une pute) (et je me sens d’humeur à l’enculer moi-même en ce moment)




(et là je m’applaudis bien fort d’avoir fermé les commentaires)

 

06.07.2009

petites pensées du lundi

Mon casque skullcandy a rendu l’âme alors que je sortais du métro Belleville et que je rentrais sagement chez moi aux alentours d’une heure du mat.

L’excuse pour arpenter le BHV demain…

Et puis je me suis décidée à ranger les accessoires persos que j’avais emporté pour le décors du film.
La boule de Londres de Julye,
Le catalogue de ka,
Le cadeau de noël de Jen,
Le petit Poney de Matt,
Le miel de la ferme de mon papa.

Et puis d’autres choses cachées, comme une capote pleine de Serge, récupérée par hasard (enfin c’est une longue histoire) et mise dans une boîte comme une relique de ce que je n’aurai jamais de lui.
De cet amour raté,
Perdu
(je n’avais jamais fait ça avant) (sûrement une névrose face à mes propres grossesses systématiquement avortées)


Alors je me jette corps et âme dans tous ces projets qui croisent ma route
(euphorique, excitée et passionnée)
En me sentant comme un homme incapable de créer avec son corps et donc forcé de compenser autrement.


Rien à voir mais j’ai une tonne de mails en retard…


Et aussi, Michael est mort avant Diana Ross.
Ça c’est quand même super rock’n’roll…

Smooth criminal !


30.01.2009

Deux pour le prix d'une ?

Je suis épuisée.
Pire encore que l’adorable bébé baleine échouée dans mon lit que je regarde avec tendresse.
Sauf que moi je ne dors pas.
Je ne dors pas !

Je relis toute les dix minutes et de façon compulsive ce putain de mail (le plus court du monde) Une phrase à la con dans l’intitulé.
Même pas un adieu.
Juste… Un truc qui ressemble à rien.

Et l’envie de m’acheter un aller-retour au pays des hippies pour lui foutre la baffe de sa vie.

C’est si dur que ça de faire un choix ?
De me dire simplement : désolé je reste avec ma femme…
Plutôt que garder l’ambiguïté.
Mais c’est vrai, ça reste toujours utile en cas de passage inopiné sur Paris quand on veut être sûr de ne pas être détesté complètement
(histoire de se faire pardonner plus facilement) (histoire de garder un trou où garer une bite délaissée par le devoir conjugal)

À défaut de pouvoir être un homme autant se comporter comme un chien (ça demande beaucoup moins d’effort)

Mais merde, il y a bien un homme (ou deux) sur cette planète qui sache vraiment ce qu’il veut à la fin ?

La virilité est devenue une légende urbaine ou quoi ?

(chier)

 

27.01.2009

quand on kiffe pas on bad (si je vous le dis)

Je promets que j’essaie…
Je drague un peu (partout)
Un rdv avec ce petit blondinet du chat noir bientôt… peut être.
J’ai même un poke friend sur Facebook
(ouai)

Franchement je fais tout ce que je peux.

C’est pas de la mauvaise volonté.
J’arrive même plus à me concentrer sur mon boulot.
Tout est fade,
Et sans intérêt.
Je vis comme un robot.

Mon cœur ne bat plus.
C’est arrivé comme ça sans m’en rendre compte.
Un matin, je me suis levée avec ce silence à l’intérieur.
J’étais toute froide.

Parce que dans espoir il y a (bonne) poire…


(nan mais j’essaie hein)

 

20.01.2009

a minha saudade

J’ai du mal à rentrer.
À force d’être trop forte et imperturbable.
De tout endurer sans broncher.
Alors que j’ai envie de hurler.

Oui j’ai commencé l’année 2009 sur deux blessures réouvertes.
Alors autant en parler, les digérer maintenant pour ne pas me laisser submerger ensuite.

La première concerne ma mère.
Qui a préféré s’insurger contre les pauvres enfants de Gaza pendant toute la semaine où je suis venue la voir, au lieu de s’occuper de sa propre fille qu’elle n’avait pas vue depuis plus de trois ans.
Qui s’est excusée tout de même (mais au téléphone et une fois que j’étais rentrée à Paris) de ne pas s’être intéressée à moi, parce que tu comprends à Gaza, c’est plus important et c’est horrible ce qui arrive…
Que ma vie compte moins que celle d’un petit palestinien qui meurt, oui je pourrais être capable de l’admettre, d’un inconnu peut-être. En revanche c’est plus difficile quand ça vient de sa propre mère.

Heureusement à 33 ans on a les moyens de comprendre la facilité de s’investir et de s’enflammer dans une guerre par procuration plutôt que d’écouter un de ses enfants raconter une vie qui a été triste et difficile ces dernières années, et qu’on ne comprends pas voire qu’on n’admet pas.

C’est donc fragile que je suis rentrée de chez mes parents.
Alors que j’étais supposée me reposer un peu.
Et revenir pleine d’énergie.

Et c’est évidemment ce moment-là qu’a choisi Serge pour réaliser qu’il avait trompé sa femme. Et pour enfoncer le clou que ma mère avait déjà posé…
(cet abandon)

Et il faut vraiment faire preuve de beaucoup d’indulgence pour éviter de penser ensuite que tous les mecs ne sont désespérément que des gros connards. Qu’ils peuvent se payer leur petite infidélité tranquille sans avoir à subir aucune conséquence… Ou pire, qu'ils fassent des promesses qu’ils ne tiendront et ne réaliseront jamais.

(et de mon côté) penser naïvement qu'un homme de 35 ans sait forcément ce qu'il veut et ce qu’il dit (et ce besoin de faire confiance quand je tombe amoureuse quitte à me tromper)

Pour avoir ce qu’on désire vraiment il faut se battre (et se battre ce n’est pas jouer au prince charmant avec une belle épée et de belles paroles, c’est simplement faire des choix) (parce que bien sûr, on ne peut pas tout avoir)


Alors oui j’ai envie de hurler.
Parce que j’ai l’impression d’avoir reçu trop de claques d’un coup sans, en plus, pouvoir les rendre.

Et pourtant…
(les contradictions que je ne m’explique pas)
Mes angoisses de maternité se sont envolées. Et pour la première fois de ma vie, je sais que j’ai envie d’avoir un enfant… Un jour.

Mon cœur est en berne, c’est sûr.
Mais si Serge a baissé les bras aussi vite et avec autant de facilité c’est qu’il n’était pas aussi amoureux qu’il le disait.
Et que je n’ai donc aucun regret à avoir…

Je pleure quand même pour la forme, et parce que je n’ai pas d’endroit où je peux hurler. Pas pour hurler uniquement de douleur, mais pour hurler surtout parce que je me sens enfin libérée…