11.11.2009

Devoir de réserve

Elle est belle la France,
30 centimes de plus par là,
quelques centres anti-avortements en moins par ici,
mangez moins,
bougez plus.

Nan mais les jeunes… vous foutez quoi ?
Au lieu de rester devant la télé, vous n’iriez pas faire la révolution là ?

(on est trop vieux nous pour ça)

 

speer_hitler_breker.jpg

12.07.2009

Être une femme en 2010

(encore) bourrée au charbon avec In.
À être d’accord que si la vie ne vaut rien sans amour, ça ne veut pas dire qu’elle ne vaut rien sans un mec.
La nuance…

Plutôt que de se caser avec le premier venu,
Plutôt qu’un semi-amour,
Pour une semie-vie.

Rester libre.

Remplacer le mot péjoratif célibataire par :
indépendante.

Ça change tout,
La façon de voir les choses,
De vivre les choses.

C’est pareil pour la maternité.

Parce qu’on ne peut plus être sur maintenant qu’un mec va avoir les couilles (de prouver sa virilité) de prendre son rôle de père au sérieux jusqu’au bout.

Parce que c’est lassant à la fin de se coltiner le discours du mec qui "sait pas", qui "se sent pas prêt", ou "trop jeune" ou "trop vieux"… (et bla bla bla)

(qui réussi même à nous culpabiliser en nous baratinant des excuses dont on sait pertinemment qu’elles ne tiennent pas la route mais qu’on accepte pourtant la plupart du temps) (et docilement en plus)

Pourquoi donc se rendre malade avec ça passé 30 ans quand on est seule et qu’on flippe de ne jamais trouver son (géniteur) âme sœur…

Alors que concrètement on n’en n’a plus besoin du géniteur si vraiment l’envie d’être enceinte nous prend toute notre énergie et toutes nos hormones
(comme c’est purement biologique et qu’on n’y peut rien)

Et vu qu’un couple maintenant a une durée de vie de plus en plus courte, si c’est pour devenir mère célibataire autant combattre le mâle directement à sa source…

(mon côté amazone me fait un peu peur des fois) (mais je m'en rends compte)

Évidemment, idéalement on aimerait toutes tomber sur LE mec qui nous ferait oublier tous les enculés précédents.

Mais bon, on sait aussi toutes que le Prince Charmant n’existe pas…


(je sais je sais) (trop de romantisme tue le romantisme) (mais la vie est une pute) (et je me sens d’humeur à l’enculer moi-même en ce moment)




(et là je m’applaudis bien fort d’avoir fermé les commentaires)

 

28.03.2009

Tout de même


Je n’utilise pas facebook pour emballer
(je promets, je jure, je crache)

Donc, quand je vire un type que je n’ai jamais rencontré pour la meilleure raison du monde (parce que je ne le connais pas donc) je me marre de recevoir la seconde qui suit un message très averti avec son remerciement cordial (vénère) de l’avoir zappé. Et me dis que finalement j’ai bien fait.

Comme si on allait devenir copains
(voire peut être plus, vu que sur un malentendu)

Comme ça,
Comme par enchantement.

Bon, c’est vrai qu’en ce moment, je suis plutôt en mode fichez-moi tous la paix à la fin, et pourquoi tu me cause toi d’abord, t’as pas d’amis ?
Sans compter ma nouvelle frigidité no sex last night (last summer même) qui fait que je n’ai même plus envie de poker et encore moins de flirter sur le web.
Du haut de mes 6 mois sans sexe
(excepté le bug)
Tout ça pour justement éviter de perdre mon temps avec un énième plan Q.
Tout ça pour retrouver plus de sensualité et moins de bestialité.

Et prendre mon temps surtout pour (essayer d’) aimer…
(le marin d’eau douce en l’occurrence)

Donc, je suis devenue ces 6 derniers mois la reine du refus systématique de RDV.
Je ne réponds même plus au téléphone.
Pas envie de faire d’efforts.
Et un NON est un NON.

(mes NON qui veulent dire OUI je les réserve seulement pour l’assaut final) (autrement dit quand je suis déjà à moitié à poil et en sueur, voire avec une langue ou n’importe quoi d’autre entre les jambes)

Alors je mets Tom Waits à fond (les voix rauques hein), un porno hardcore sur l’ordi et je me démerde avec mon Big Time perso…

Comblée !
(enfin en attendant)

15.03.2009

frôle-moi

J’ai eu envie de dire à ce beau brun ténébreux, qui s’est assis à côté de moi tout à l’heure, que pour l’instant je n’avais pas trop envie de parler mais qu’éventuellement j’aurai bien pris son numéro de téléphone pour plus tard…

Parce que c’est vrai, on était bien là, assis au soleil sur le bord du canal Saint Martin.

Et j’aurai adoré m’allonger sur ses genoux,
Des caresses sur la joue,
Des mains dans les cheveux…

Même juste pour quelques heures,
Juste un peu de tendresse
(et absolument rien d’autre)

S’oublier,
Et retourner chacun ensuite de son côté.

 

Image 5.png

14.03.2009

We all live in a yellow submarine

Tel un preux chevalier, la palme revient au marin d’eau douce (à qui je décerne officiellement la couleur bleue)
Toujours un sms avant pour me prévenir de son appel.
Pour être sûr qu’on sera tous les deux tranquilles pour se parler.
Il a dû sentir qu’il était peut-être temps de rentrer au port (au moins pour quelques jours)
En même temps cette fois si j’ai enfin les crocs et dans tous les sens du terme (en plus de ne pas avoir vraiment voulu digérer la dernière tentative de déclaration de serge)

Plus mon humeur joueuse…

Alors au téléphone c’était la fête du slip en direct.
(je commence à savoir comment le prendre)
Parce que aussi l’entendre rire… ça me rassure.
Et ça me détend.

Et il me donne une moins bonne nouvelle pour commencer (mais parce qu’il y en a une chouette après) (l’un sans l’autre)
Que ce ne sera pas avant (encore) quelques semaines.
Mais que ce serait au moins pour plusieurs jours…

Et cette fois, je ne lui (me) fais plus faux-bond
(enfin j’espère)

 

10.03.2009

et la jalousie ?

C’est pas bien de laisser une fille en peine,
Une fille en pleurs,
Seule.
De la laisser gamberger.
De lui avoir fait croire au grand amour.
De lui avoir promis de quitter femme et enfant(s) pour elle.
D’avoir joué les amoureux romantiques…

On n’imagine pas une minute l’obstination dont une femme peut être capable ensuite, dans la douleur.

Si tous les mecs mariés/casés/maqués/en couple qui trompent leur nana s’imaginaient une seule seconde comment il est facile via google/facebook/twitter de les pister… eux, leur femme, leur progéniture et tous leurs amis…
Ils réfléchiraient à deux fois avant de tremper leur biscuit n’importe où et n’importe comment.

(bien évidemment, ça vaut aussi pour les femmes, mais en l’occurrence ici moi je parle des hommes) (mais s’il y a un volontaire pour raconter son histoire qu’il parle) (ou qu’il se taise à jamais)

Biensur que moi je sais que je suis une fille trop gentille.
Qui n’ira jamais taper un scandale
(même si j’y ai pensé avec Serge) (si j’ai pensé à débarquer à Valence comme ça presque l’air de rien) (juste pensé) (bien qu’en même temps il l’aurait bien mérité aussi) (même qu’il le mérite encore d’ailleurs) (hum)
Parce que le rôle de maîtresse est quand même épuisant à la longue.
Surtout quand il est ambigu
(c’est-à-dire pas vécu comme une simple histoire de cul)

Quand vient le temps des promesses.
Et puis de l’attente…
Comme ce n’est jamais "le bon moment",
Comme les enfants sont toujours "trop petits" (j’adore l’excuse des enfants)
Comme de toute façon c’est nous qu’ils aiment "comme des fous".
Jusqu’à nous faire croire que c’est nous qui avons le meilleur rôle dans l’histoire.
(ce qui quelque part est un peu vrai aussi)
Tellement meilleur qu’effectivement on se paye après coup l’angoisse de non seulement se retrouver en couple avec celui qu’on a tellement voulu et attendu (s’il quittait sa femme un jour du moins) mais aussi l’angoisse de commencer une histoire avec n’importe quel autre mec potentiel et libre lui.
La confiance…

On finit par se dire que finalement on est vachement mieux toute seule, en fait (quand on sait comment sont traitées en prime les autres) (femmes)


L’infidélité est un jeu dangereux.
Soit on est très bon et on réussi à ne blesser personne en passant entre les mailles du filet.
Soit on récolte la merde qu’on a semée.

(pareil qu’au poker quoi) (quand on ne sait ni mentir ni bluffer, on perd beaucoup, voire presque tout)



Peut-être que c’est ça mon vrai problème : ne pas savoir jouer au poker…


(et une maîtresse n'est pas obligée de jouer au poker elle)

 

 

09.03.2009

Désespérément désespérante

Aujourd’hui j’en ai marre des marins,
Marre de l’absence,
Marre d’être en manque de sexe,
Marre de me toucher moi-même.

Je veux une queue,
Bien dure.
Je veux de la sueur,
Toutes griffes dehors.

Qu’on se fasse mal.
Qu’il m’arrache des hurlements,
Jusqu’à ce qu’un des voisins vienne frapper à la porte pour nous insulter.

J’en peux plus de l’attendre,
Limite, je rêverais d’être une girl next door desperate housewife blonde
(rien que ça)

Et surtout, pourquoi je ne sais pas être infidèle ?

(hein) (mais pourquoi ?)

 

desperate_housewives.jpg


Dreams can be beautiful

08.03.2009

allo allo monsieur l'ordinateur

Je me demandais…
Si le salaire des hommes est environ 37% plus élevé que le salaire des femmes, ça devient parfaitement égalitaire si c’est l’homme qui paie l’addition au restau alors, non ?
(réflexion purement mathématique hein) (et pragmatique)


Sinon, ça y est…
(enfin presque)
Au téléphone, ça compte ?

En même temps avec les marins pirates comment peut-on faire autrement si on ne veut pas péter les plombs à force d’abstinence prolongée…
(ou de bug libidinal) (hum)
Belle étape donc pour se retrouver un peu.
Un peu ardue à réaliser
(parce que jouir au téléphone tout de même c’est un peu de la haute voltige question synchronisation)
Surtout en y allant l’air de rien sans filet,
Sans avoir prémédité un quelconque scénario.
Je me suis donc enflammée juste au moment où il m’a dit que son café était bien chaud avec sa voix presque pas réveillée.
Et je l’ai entendu respirer plus fort aussi de son côté…
Sans un mot, on a partagé notre orgasme par téléportation-thermonucléaire-starmachintrike-fulguropoint.
Ainsi que le silence des cœurs qui battent ensuite.

Et puis il a allumé sa clope en me proposant du café.

Et on a continué à parler…
À se dire que la prochaine fois ça ne serait plus au téléphone.
Que là c’était une urgence.
Quelques semaines encore,
Et ma patience à rude épreuve.

Encore souvent je me demande si tout ça en vaut vraiment la peine… Mais je ne trouve jamais la réponse.
Jamais…

07.03.2009

Nous les femmes…

L’approche de la journée de la femme fait ressortir encore plus de verve que d’habitude.
De part et d’autre d’ailleurs.
C’est toujours marrant comment tout le monde se renvoie la balle.
Autant dans le camp adverse que dans le sien.
C’est toujours la faute de l’autre…
(tout sexe confondu)

All we are saying is give peace a chance

Et puis les femmes sont les premières à se mettre seules comme des grandes dans des prisons dorées.
Nos grand-mères et nos mères se sont battues pour être financièrement indépendantes, pour le contrôle de leurs utérus (et puis tout le reste) pendant que nous on ne rêve que de se maquer avec comme but ultime de faire des gamins.
Notre génération à ce côté ridicule et contradictoire…
Enfin, non, pas tant que ça en fait.
Dire à une femme de ne pas penser à avoir des gosses quand pendant la moitié de sa vie, toutes les deux semaines, ses hormones lui foutent la pression…
Soit en lui donnant le feu vert (vas-y ma vieille fonce, fais-toi vite baiser, t’es à 100% de réussite là)
Soit en la mettant face à son "échec" (et ouai connasse c’est pas encore pour maintenant sors tes couches XXL et pleurs ça te fera du bien)

Alors bon, on donne la vie quand même (merde) (ça doit s’assumer l’air de rien)

Mais bon ça n’excuse pas la bêtise…
Surtout féminine, comme dans ce mail justement, envoyé par Yoba cette semaine. Et intitulé un week end particulier pour une femme particulière (je cite donc) :
Ô toi beauté éternelle
Yoba t'emporte dans son univers chic & glam's pour un week end très particulier, avec la journée qui une fois de plus te mets à l’honneur !
La journée de la femme !
Alors ce week end c'est ton week end ! Tu as le droit de faire ta princesse, ta rebelle, ta capricieuse, ta tigresse….. et surtout de piquer la carte de crédit de ton cher et tendre pour dévaliser les boutiques près de chez toi (toujours dans le but de plaire à chouchou... évidemment et surtout à toi d’abord !)



Nan mais franchement…

La femme particulière pseudo-indépendante, pseudo-rebelle (mouarf), bobo-bourgeoise, capricieuse parisienne et princ(tigr)esse (de luxe s’il vous plait) n’a aucun scrupule (encore plus pour la journée de la femme) à ne penser qu’à son plaisir personnel, surtout en piquant la carte de son "chouchou" pour lui plaire (d'abord à lui) et accessoirement parvenir à son propre plaisir (à elle) voire à un orgasme (parce que soyons fous) ?

Ben c’est beau le progrès hein. Ça valait le coup d’enlever les soutiens-gorge, "mon corps m’appartient" et tout le bordel…

Mutiler allégrement des années d’essais pour l’égalité des hommes et des femmes (et la compréhension entre les sexes) avec des propos aussi niais…


En tout cas, je suis rassurée que mon clitoris n’ait jamais eut besoin de la carte de crédit de mon mec pour s’envoyer en l’air et connaître l’orgasme …



Bon et, au fait, la journée de l’homme (du vrai) c’est pour quand ?
(hein)

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