08.11.2009

(mal)chanceuse

Soirée pote pour lui.
Soirée girly de mon côté.
On deviendrait presque un vrai couple là.

Il m’embrasse sur le front avant de partir,
Je fais la grimace.
Et ça le fait toujours autant rire
(nos rituels débiles)

Le Carillon entre meufs…
Je me noie dans les martinis blancs (parce que accroc aux olives)
Et dans les souvenirs de nos anciens amours à toutes.

C’est là qu’il apparaît comme par magie,
Mon rouquin hot saucisse.
Et puis ensuite il s’assoit près de moi.

Alors parfaitement pompette, je minaude
(et après tout je ne fais rien de mal)

Et puis on parle de Berlin.
Et je lui explique l’expo incroyable de Piotr Uklansky que j’avais vu là-bas en… (putain de merde) 96 ?? 98 ???
Bref…
Je m’extasie (comme d’hab)
Et puis j’enchaîne suite à ce morceau revenu du monde des morts qui passe dans le bar en faisant de grands yeux :
- oh… Mélodie Nelson !
alors c’est là,
à ce moment précis,
sur (Serge) Gainsbourg,
qu’il se décide enfin à attraper ma bouche et à me ramener vers sa bouche à lui pour me donner un premier baiser.
Long, et chaud et puis langoureux aussi… et puis… et puis merde !

Je suis maudite là c'est certain.

31.10.2009

le bonheur du mâle

Image 3.png

De ces grasses matinées qu’on n’oublie jamais,
Qu’on n'oublie encore moins quand on a eu l’habitude de se dire qu’elles étaient les dernières.

Ses sourires,
Ses bras qui me serrent toujours un peu trop fort.
Rester comme ça sans avoir besoin de parler,
Et le soleil de Paris…

Et je revois la première fois,
Son premier regard.
Son premier baiser dans cet appart rue Saint-Maur.

Notre histoire qui défile sous mes yeux,
Alors que c'est le moment de prendre les décisions décisives.

Et que le temps d’être heureuse arrive enfin.

 

19.09.2009

le secret des pirates

Mes rêves sont étranges en ce moment.
Des tsunamis que je vois de l’extérieur.
Et puis la scène qui recommence et où je fais partie de l’action (mais où je m’en sors)
Et puis mon ancien taf.
Je rate l’avion exprès suite à une très mauvaise intuition.
Et mon boss est tout simplement furax.
Mais je refuse de mourir dans un avion…

Quand je me réveille.
C’est apaisée.

Plus aucun mecs dans ma vie.
Le cœur libéré.
Ce n’est pas à force de yoga, respiration et zen attitude qu’on tue un chagrin d’amour.
C’est avec de la rage et de la colère
(et de footing de deux heures non stop le dimanche matin aussi)

Comme Ka qui me guide à trouver le bélier en moi, comme un animal totem.
En même temps on trouve la force en soi,
Quand face à sa solitude,
On perd même sa propre famille
(et ça, ça ne peut pas être pire que n’importe lequel chagrin d’amour)

Pas de perte physique hein.
L’abandon est pire…

En fait, je ne suis pas femme/maîtresse de marin… Je suis marin moi-même.

Mais où est mon bateau ?

 

 

14.08.2009

l'enfer et moi

31.07.2009

l'après révolution (sexuelle)

Il y a ces deux filles qui passent.
En représentation…
En se la pétant le plus qu’elles peuvent.
Le ventre ultra plat et le jeans taille basse pour souligner les os de leurs hanches inexistantes.
Et les mecs en terrasse :
"Dieu merci la mode est en train de changer parce que ça c’est plus possible"
"Ouai y a vraiment rien à manger là…"


Je suis morte de rire.

C’est comme lire le Elle.
Les rondeurs qui reviennent à la mode dans l’article page 13,
Mais quand même il faut garder un ventre plat dans l’article page 26.
Le truc à devenir chèvre…

À croire qu’on n’a jamais le droit d’être telle que l’on est.
Ou que l’on a envie d’être.

Les jugements débiles.
Quand on est mariée on est forcément mal baisée, et quand on est célibataire on est juste pas baisée du tout, dans les deux cas on ne peut jamais être bien dans sa peau.
Parce que frustrée d’office.

Comme si être une femme était une malédiction.
Comme si on avait besoin d’un homme forcément pour être équilibrée…
(et ce n’est pas un accès féministe exagéré)

On n’a même pas la liberté de baiser comme les mecs.
Les mecs qui trompent leur femme ont l’avantage d’avoir toutes les excuses du monde. Et il est interdit de penser que eux soient des gros frustrés…
Mais pour une femme ça pose systématiquement un problème.

C’est comme coucher le premier soir.
Paraît qu’une femme sera tout de suite cataloguée grosse (pute) chaudasse…
Moi j’hallucine qu’on puisse encore me sortir ça en (presque) 2010 mais bon, pour une fois, je vous demande votre avis

(les commentaires sont ouverts) (lâchez vous)

24.07.2009

I can't control myself

Nouveau réveil matin,
7 heures…
Des hurlements féminins,
Une fenêtre qui se brise,
Et le bruit sourd des coups.

Mes nouveaux voisins sont adorables…

À croire qu’on me les a mis là exprès
(pour me consoler d’être sans amoureux)

Mes idées sont sombres.
Je ne sais pas si c’est dû à la nouvelle lune,
Ou mon ovulation,
Ou la fatigue d’un jour avant les vacances.

J’ai tout fait cette semaine,

Entre la ménagerie rive gauche et les tortues géantes en train de se lâcher tranquillement (rien à voir avec ce qu’on voit à la télé dans les docu animaliers) (nan nan) (j’ai d’ailleurs mis du temps avant de comprendre qu’il était en train de se la faire) (impressionnant les râles de plaisir d’une tortue)

Et la représentation d’un loup (dans un théâtre pour enfant) dont on ne voyait que la paire de seins à travers le costume…
(j’ai mieux compris pourquoi il n’y avait que des pères dans la salle)

Semaine bestiale donc.
Enfin sauf dans mon lit
(ou dans un éventuel ascenseur)

Et je commence méchamment à mater tout ce qui à l’air de sentir bon de près ou de loin.

Surtout les mecs lookés skate/crade/carhartt/casquette kaki sur leurs cheveux rasés, autour de 35 ans, tatoués (parfois), les Vans (évidemment) et cette espèce de veste/gilet noire dont la fermeture éclair est bien fermée jusqu’en haut.

Leurs visages durs.
Sur des yeux doux.
Le regard concentré.

Putain ce que je peux trouver ça sexe…


(description exacte de Serge) (entre parenthèses)

 

(je ne vais jamais y arriver) (en fait) (putain de merde)

18.07.2009

à jamais pour toujours

Concrètement il m’aura fallu trois ans pour laisser à mon cœur la liberté de n’en faire qu’à sa tête.
Le seul problème c’est que maintenant je me coltine surtout ses peines…

Paris n’a fait que le détruire à petit feu.

On dit que c’est la ville de l’amour,
Mais c’est faux.
Ce n’est que la ville du sexe.

Des queues et des chattes jetables
(recyclables)

Du sexe à emporter
(du Mac sex)

Et je suis bien consciente aussi que c’est en partie ma faute si je décide de manger n’importe quoi n’importe comment.

Ou si j’aime trop, trop fort, trop vite…
Dans une vi(ll)e qui n’est pas faite pour moi.

Et c’est bien ça le problème, être incapable d’aimer à moitié.
Et foncer tête baissée,
(bien) droit dans le mur.
Pas un peu mais beaucoup, passionnément, à la folie.


Se faire détester comme dernière alternative.
Parce que c’est le seul moyen d’arrêter le massacre
(surtout quand il n’y a pas d’avenir) (ni rien à construire ensemble)


Marre d'être ultra romantique…




Il ne se passe pas une seule journée sans que je reste dubitative devant mon téléphone en réfléchissant à ce que je peux lui envoyer comme sms (à lui, à Serge)
Mais je n’envoie jamais rien.
Et j’en crève encore…


12.07.2009

Être une femme en 2010

(encore) bourrée au charbon avec In.
À être d’accord que si la vie ne vaut rien sans amour, ça ne veut pas dire qu’elle ne vaut rien sans un mec.
La nuance…

Plutôt que de se caser avec le premier venu,
Plutôt qu’un semi-amour,
Pour une semie-vie.

Rester libre.

Remplacer le mot péjoratif célibataire par :
indépendante.

Ça change tout,
La façon de voir les choses,
De vivre les choses.

C’est pareil pour la maternité.

Parce qu’on ne peut plus être sur maintenant qu’un mec va avoir les couilles (de prouver sa virilité) de prendre son rôle de père au sérieux jusqu’au bout.

Parce que c’est lassant à la fin de se coltiner le discours du mec qui "sait pas", qui "se sent pas prêt", ou "trop jeune" ou "trop vieux"… (et bla bla bla)

(qui réussi même à nous culpabiliser en nous baratinant des excuses dont on sait pertinemment qu’elles ne tiennent pas la route mais qu’on accepte pourtant la plupart du temps) (et docilement en plus)

Pourquoi donc se rendre malade avec ça passé 30 ans quand on est seule et qu’on flippe de ne jamais trouver son (géniteur) âme sœur…

Alors que concrètement on n’en n’a plus besoin du géniteur si vraiment l’envie d’être enceinte nous prend toute notre énergie et toutes nos hormones
(comme c’est purement biologique et qu’on n’y peut rien)

Et vu qu’un couple maintenant a une durée de vie de plus en plus courte, si c’est pour devenir mère célibataire autant combattre le mâle directement à sa source…

(mon côté amazone me fait un peu peur des fois) (mais je m'en rends compte)

Évidemment, idéalement on aimerait toutes tomber sur LE mec qui nous ferait oublier tous les enculés précédents.

Mais bon, on sait aussi toutes que le Prince Charmant n’existe pas…


(je sais je sais) (trop de romantisme tue le romantisme) (mais la vie est une pute) (et je me sens d’humeur à l’enculer moi-même en ce moment)




(et là je m’applaudis bien fort d’avoir fermé les commentaires)

 

08.07.2009

jalousie radioactive

Cette fois rien n’a réussi à me calmer.
C’est parti d’un coup,
Cette rage.

D’habitude je canalise toute cette énergie trop encombrante pour mon petit corps dans la baise intégrale.
Mais là…
Peine
(perdue)
Même cette invitation au viol (consentant) quelque part dans l’ombre ou cette queue splendide envoyée en photo dans ma boîte mail m’ont laissée de marbre.

Je déteste qu’on me mette en garde.
Je déteste qu’on veuille contrôler mes sentiments (surtout mon cœur)

Je choisis encore ceux que je veux aimer.
Et je vais droit dans le mur si je veux
(puisque j’ai enfin l’âge de prendre mes responsabilités)

J’aime jusqu’au bout.
En entier,
En exclusivité
(et même si ça n’est pas partagé)

Je fais de tous mes amants des premiers amours de ma vie, parce que quelque part ils le sont.

Et je continuerai comme ça jusqu’à ce que mort s’ensuive

(rien à foutre) (on mettra ça sur le compte de mon romantisme insensé)

06.07.2009

petites pensées du lundi

Mon casque skullcandy a rendu l’âme alors que je sortais du métro Belleville et que je rentrais sagement chez moi aux alentours d’une heure du mat.

L’excuse pour arpenter le BHV demain…

Et puis je me suis décidée à ranger les accessoires persos que j’avais emporté pour le décors du film.
La boule de Londres de Julye,
Le catalogue de ka,
Le cadeau de noël de Jen,
Le petit Poney de Matt,
Le miel de la ferme de mon papa.

Et puis d’autres choses cachées, comme une capote pleine de Serge, récupérée par hasard (enfin c’est une longue histoire) et mise dans une boîte comme une relique de ce que je n’aurai jamais de lui.
De cet amour raté,
Perdu
(je n’avais jamais fait ça avant) (sûrement une névrose face à mes propres grossesses systématiquement avortées)


Alors je me jette corps et âme dans tous ces projets qui croisent ma route
(euphorique, excitée et passionnée)
En me sentant comme un homme incapable de créer avec son corps et donc forcé de compenser autrement.


Rien à voir mais j’ai une tonne de mails en retard…


Et aussi, Michael est mort avant Diana Ross.
Ça c’est quand même super rock’n’roll…

Smooth criminal !


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