27.12.2009

et comment ça s'est terminé…

Parfois on a des craintes,
On anticipe sur des situations où on était certain d’avoir de mauvaises surprises,
Et puis quand on se rend compte qu’on s’est trompé,
Qu’on en ressort même plutôt heureux,
C’est là,
Qu’on oublie de se méfier de ce qui en apparence n’avait pas l’air de poser problème.

Vers deux heures du mat, alors que la fête battait son plein,
Que les enfants étaient couchés,
J’ai préféré continuer au coca.
Ça dansait,
Pendant qu’il mixait pour eux.

On se disait avec son meilleur pote en vérifiant si les gosses étaient bien que c’était chouette cette ambiance,
Comme quand on était petit,
qu’on suivait les parents partout et qu’on s’endormait après avoir tenté une bonne cinquantaine de on y va ? on rentre ? sans succès
Et qu’on s’endormait là où on pouvait, sur les bancs, les bouts de fauteuils, ou de matelas pneumatiques…

Et puis j’ai reçu ce sms, un peu après.
De serge.
Et puis il l’a vu, je ne sais pas, il l’a senti.
Son intuition masculine.
Il a cru…
J’ai eu beau lui expliquer qu’il y avait des gens qui continuaient à appeler encore et encore. Lui faire comprendre qu’il y avait des gens qui n’hésitaient pas à insister quand bien même on ne leur répondait jamais…
C’était trop tard.

L’alcool aidant.

Seule dans la nuit,
Les sms en masse restés tous (tous sans exceptions) sans réponses.

Parce qu’il y a des moments où on peut répondre,
et d’autres où on ne peut pas.
Des moments aussi où on ne veut pas ou pas tout de suite (parce qu’on a encore la liberté de décider quand répondre)
En me harcelant on n’obtiendra jamais rien de bon

(d’ailleurs on obtient jamais rien de bon quand on demande les choses de cette façon avec n’importe qui d’autre) (donner le temps aux gens de répondre c’est même un peu la moindre des choses)

Et je ne réponds pas quand on me siffle comme un chien non plus
(encore moins quand c’est serge au bout du fil)

Et puis arrivée devant ma porte,
(il arrive toujours avant moi) (c’est énervant)
Ses yeux plein de larmes.
Ayant laisser ses invités se débrouiller.

On est resté chez moi, allongés, fatigués.
S’endormir en cuillère.

Et le lendemain, dispute matinale mais sans cris,
À voix douce.
Dans les bras l’un de l’autre.
Et se dire qu’on ne peut pas effacer le passé en se servant de l’autre,
L’un comme l’autre.

Se donner du temps,
Plutôt qu’utiliser les grands mots.
Mais concrètement ça revient un peu au même.
On a juste pas complètement fermé la porte.

Mais quand il est reparti,
Tout de même,
Je ne me suis pas sentie très bien.



Et puis ce matin serge a encore laissé un message sur mon répondeur,
J’ai tout effacé pour ne pas écouter.

Comme je l’ai toujours fait…

26.12.2009

douce nuit

On avait dit pas de cadeaux.
Quand je suis d’abord arrivée chez lui il avait mis une dizaine de sapins, dans son salon. Aucune guirlandes qui clignotent, ni de bling bling, juste des beaux sapins tels quels.
La forêt du Père Noël…
Venetians Snares sur ses platines.
Et un apéro rien que pour nous deux.

C’était pas un cadeau, c’était de la magie.

L’apéro comme préliminaire à la soirée.
On a inauguré le décor préparé pour l’after entre amis.
On s’est endormi là,
Entre les hiboux,
Les écureuils,
Les biches
Et les lapins…

C’est une tortue qui m’a réveillée, par un coup de tête sur le bout du nez.

J’ai ouvert les yeux,
C’était l’heure d’envahir la cuisine.

Lui salé, moi sucrée.

Fesses contre fesses,
Yeux dans les yeux.
Lèvres au goût de gingembre et doigts chocolatés (nan nan, pas la danette cette fois)

Et ne pas arriver les mains vides au dîner…

 

(voilà comment a commencé la soirée)

 

24.12.2009

la vérité sur le Père Noël

Les nouvelles du front familial,
Du clan.
Une partie dans le sud,
Une autre à l’étranger.

Des deux côtés,
Et à peine tout le monde arrivé,
Que c’est l’insurrection version Festen,

Avant même que la dinde soit au four.

Cette année, j’ai évité d’être au beau milieu
(et parce que mon milieu de la tourmente à moi est largement suffisant)

Cette année je lui ai proposé à mon p’tit rouquin
(puisqu’il m’a comptée dans ses parts de dinde)
de venir avec une buche en forme de…
(gourdin)
(bambou)
(mandrin)

Le petit jesus quoi !

Bon en même temps c’est un mec pas facile à impressionner.
Le genre à ne se contenter ni d’une nuisette sexy,
Ni de mots savants (pour paraître plus intelligent qu’on ne l’est)

Alors il me facilite moyennement la tâche sachant que noël dans sa famille c’est loin d’être un petit dîner entre amis. Et que mon sens de l’humour (largement en dessous du niveau de la mer) surpasse toutes mes espérances de gestion du stress.

Je me vois à table en train de sourire bêtement (et donner l’illusion de la parfaite petite copine), faire passer les plats maladroitement, faire face aux un million de questions et me lever d’un coup de folie après avoir réaliser qu’il n’y aurait éventuellement pas de bûche au dessert mais de la danette au chocolat pour finir par monter sur ma chaise (allumez les projecteurs et faites entrer les pains d’épices svp !)
Et me prendre pour Mariah Carey sous LSD…

 

 

(nan mais ils vont adorer)

 

 

(les pains d'épices sont à 1:50) (un grand moment)

22.12.2009

Rêve de candeur


Dans ses bras,
Je ronronne,
Mais comme une vieille asthmatique plutôt
(c’est beau la neige, mais c’est froid)

et il trouve encore le moyen de faire de la poésie avec la danette au chocolat…

 

 

 

20.12.2009

l'instant m(tr)agique

L’argent ne fait pas le bonheur
(ok)
Mais quand on n’en a plus,
Ni pour faire les cadeaux,
Ni pour aller voir ma petite filleule à Bruxelles
(la plus belle de tous les bébés du monde) (et je suis très objective vu que je trouve tous les bébés naturellement moches d’habitude)
Ni même pour aller voir mes parents à noël.

Même la neige me semble factice cette année.

J’arrive à trouver une place assise dans un métro bondé de touristes en chapeau de lutins du Père Noël.

Le temps d’apercevoir un autre père noël déchu,
Allongés dans ses fringues d’un autre temps.
En train de mettre de la salive sur ses doigts avant de les glisser dans la poche de son pantalon et de commencer à se masturber là,
les yeux dans le vague,
Devant les centaines de personnes (et d’enfants) qui courent pour acheter les derniers cadeaux.

Je ne peux m’empêcher de me dire qu’une femme, même au comble de la misère, ne pourrait pas être capable de se toucher comme ça en public.

C’est comme ceux qui se branlent, même pas cachés (au contraire) derrière les arbres du bois de Vincennes.
Et qui nous fichent à chaque fois la trouille de notre vie…

C’est quand même typiquement masculin.
De brandir son épée comme ça en public pour montrer (ou non) sa virilité.

Bref.
Je la rejoignais pour profiter, juste avec mes yeux, de la magie de noël.
Des sapins et des guirlandes qui clignotent.

Mais on aurait mieux fait d’aller directement à Marne la Valley s’immerger dans la magie de Disney plutôt… (et assumer l’hypocrisie du bonheur vraiment à fond)

18.12.2009

fais de beaux rêves

Alors qu’il est en train de me faire ses fameuses pattes thon-curry-gingembre,
Il se retourne brusquement vers moi
(je matais juste ses fesses discrètement)
- j’ai faim
(ta chatte)
Alors il s’agenouille tel un chevalier,
A mes pieds,
pour soulever ma jupe,
descendre ma culotte aussi vite,
et me sentir en me tenant fermement les fesses,
sa langue qui me goûte…

Pendant que la sauce mijote.

(l’amour dans la cuisine c’est l’éloge de la volupté et de tous les plaisirs de la terre)

Ça c’était le soir.
En revanche le lendemain matin…
Je rêve encore de serge.
Il apparaît dans ma tête,
Et oui son nom sort de ma bouche pendant que je dors (mwpff)

Il le déteste.
Pour tout ce qu’il a fait.
Mais aussi seulement par jalousie.
Il croit que je l’aime toujours, que je n’ai pas encore pu l’oublier complètement.
J’ai beau le conforter,
Lui assurer que j’ai de toute façon tout fait pour qu’il ne revienne plus jamais me hanter. Et que même s’il restait de l’amour pour lui tout au fond de moi, il ne reviendrait plus jamais le réveiller… parce que j’ai tout fait pour,
pour qu’il me déteste.
Et j’ai tout fait pour le pousser à me dire des choses qui me dégoûteraient de lui, aussi.

J’y peux rien,
Si ça me pourchasse dans mon sommeil.

Je ne supporte pas ses doutes et son armure.
Alors que je dépose la mienne sans hésiter quand je suis avec lui.
Mon p’tit rouquin…

Et ça me pèse de devoir systématiquement lui redire ce qu’on s’est dit la toute dernière fois avec serge au téléphone,
Alors qu’il sait déjà tout.
Juste pour le rassurer
(mais que ça m’enfonce moi le couteau dans une plaie pas encore bien cicatrisée)


Je suis donc partie comme une furie,
Choper le tout premier métro,
Croiser ceux qui vont bosser, ceux qui vont se coucher.
Des cernes pour tout le monde.
Ce froid glacial.
Et pester tout le long du trajet.
Me rendre compte que j’ai une tonne d’appel en absence.
Que je pensais avoir eu le temps de mettre ma culotte en même temps que mes collants… mais (zut)

Et puis j’arrive en face de chez moi,
Et je le vois.
Il a été plus vite en voiture.

Il a même pensé aux petits pains au chocolat…

 

 

17.12.2009

ses liens qui nous unissent

(ben oui mais) je cours beaucoup,
Pas aux Buttes, non, partout.
Les fesses à l’air,
Dans les cours de dessins de la capitale,
Ou dans un appartement chic, attachée et détachée du reste du monde.

Mes fesses sont devenues mon outil de travail principal.
Mes fesses rondes et épicuriennes,
Mes fesses assumées surtout.

C’est une chance de faire les bonnes rencontres, celles qui permettent de revendiquer une idée de la féminité.
Ni frigide ni formatée.
Plus ils sont jeunes, plus l’idée toxique de la femme dans les médias,
Qui comprime nos corps, nos chairs.
Qui nous enferme dans des névroses…
Les dérange.

Ils amorcent la révolution qu’on a abandonnée, nous, lâchement en cours de route.
Et c’est une grande fierté d’être leur modèle.
De participer à tous leurs espoirs

(et avant de devenir une vieille conne)


Même lui s’y est mis.
Ça l’intrigue toute cette rébellion.
Il m’a affublée d’un nom doux,
D’un p’tit cul,
de criconstance.

Mais parfois il me fait quand même la remarque,
Parce que c’est bien un homme,
Quand il jalouse uniquement par orgueil mâle(aimé)

Et que je dois lui susurrer à l’oreille pour le rassurer…

N’empêche, à la fin, il me laisse toujours faire,
comme je veux

(alors soit je le suce exceptionnellement bien) (soit il commence à avoir vraiment confiance en moi)

(les deux même) (soyons fous)

 

kinbaku_bondage.png

14.12.2009

hoist the colors

J’aime bien dormir dans son lit.
L’odeur de ses draps.
Son odeur à lui.

Je m’enivre de lui en m’endormant,
En rêvant,
Et en ouvrant les yeux le matin.

Je devrais pas pourtant. Me remettre trop vite en selle sans filet.
Éternelle amoureuse…
Préférer pleurer ensuite.
Mais vivre l’histoire aussi fort qu’avec tous les autres.
Comme je l’ai fait avec tous les autres.

C’est un combat, qui ne s’arrête pas.
Tenter de trouver le juste milieu.
Entre deux électrons libres.
Quand il ne veut pas être un frein à mes ambitions. Quand je ne veux pas m’installer dans le confort facile qu’il pourrait m’apporter.
S’aimer pour les bonnes raisons.
Pas à cause de l’immobilier surréaliste parisien, de la crise mondiale ou du grand bouleversement climatique imminent.

Il ne m’enferme pas dans un modèle, il refuse même.
Il a inventé un néo système n’impliquant que nous.
Juste nous (deux)
Pas deux qui fusionnent mais deux qui avancent dans le même sens.
Ça à l’air con,
Simpliste même.
Pourtant il n’y a rien de plus compliqué dans la pratique.

La parité ça se gagne…

 

Image 1.png

13.12.2009

Ghost dog

J’aimerai bien revenir au tout début,
Quand j’étais la énième anonyme à raconter mes pensées (de charlotte)
Quand je n’avais pas besoin de me censurer,
D’ouvrir un blog alternatif,
Ou de me cacher derrière une (excuse d’) autofiction.

Mais c’est déjà assez compliqué comme ça de s’assumer soi-même.
Alors devoir se prendre dans la gueule l’incapacité (parfois exceptionnelle) des autres à s’accepter eux-mêmes…

Je ne suis pas assez blindée pour ça.
Comme j’ai déjà assez de mal(adresse) à me protéger des amours passionnels et excessifs.

Pourtant contradictoirement il y a cette tendance à rester particulièrement impassible face à certaines agressions
(parce que dans la vie il y a quand même d’autres priorités) (faut pas déconner non plus)

Je lui avais écrit un long mail, une fois.
Sensé expliquer les choses (et calmer ses esprits)
Mais à vouloir justement tout arranger, au pire on fait.
Et à l’inverse se comporter comme un sage bouddhiste est soit considéré comme une faiblesse, soit comme une façon de se moquer ou de prendre l’autre pour un con.
Et elle a cru (ma petite japonaise adorée) que je complotais contre elle.
Il faut quand même une sacrée organisation (et de la haine en trop surtout) pour dépenser autant d’énergie pour ça, pour rien…
(et dieu sait qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer quand on bosse dans une galerie)
En attendant il m’en a fallu de la patience pour supporter mon hystérique en manque de confiance en elle.
Ma stupeur et tremblement.
Parce que même en faisant le mieux du monde pour la rassurer, je passais irrémédiablement pour une calculatrice ou une menteuse. Je ne pouvais définitivement plus ni être bienveillante ni honnête à ses yeux.
Elle avait décidé que je serais son ennemie.
Elle avait décidé.

Ceux-là qui haïssent les autres, avec autant de ferveur, ne font confiance en personne car ils savent de quoi ils sont eux-mêmes capables. Et s’imaginent trop facilement que les autres auront d’office le même comportement.

Heureusement qu’on est tous différents sur cette planète…


(c’est puéril quand même deux filles qui se crêpent le chignon) (alors que ça aurait pu être si sexy)

 

11.12.2009

(sur)prise

Je ne sais plus comment ça a commencé.
Qui de nous deux…

On s’envoyait des textos,
De plus en plus hot saucisse.
Il était tard,
Emmitouflée dans ma couette,
À faire semblant de regarder la télé sans le son.
Pendant qu’il devait bosser chez lui.

Et puis il a sous-entendu une chose qu’il m’avait déjà faite.
Alors ça m’a échauffée d’un coup, d’un seul
Je me caressais doucement,
lentement.

(re)sentir la chaleur monter de l’intérieur,
le sang qui afflue
et qui bouillonne.
Et je ferme les yeux pour le visualiser lui.

Sa façon de me toucher,
De me dire ce qu’il ressent,
Ses baisers qui m’effleurent…

Je fermais les yeux donc,
Toujours concentrée,
Quand quelqu’un a frappé à ma porte.

J’ai souri avant même d’ouvrir,
Il était là, avec son air coquin,
Son air de grand gamin.

Le temps de…
Reprendre (son souffle) (mes esprits)
Et c’était juste bon de se retrouver.

Il paraît qu’il y a des filles qui n’aiment pas être prises au dépourvu.
Et pourtant je n’étais ni épilée, ni coiffée.
Sans compter que si j’avais pas eu autant envie de lui je lui aurais sûrement préparé au moins un thé (pour le déplacement) (pour le remercier d’être passé) (même les mains vides)

En même temps, je n’avais surtout rien à (lui) cacher…

 

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