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15/09/2015

(r)é(sur)rection

Il a suffit d'un déménagement pour retrouver une vie plus ou moins normale
Le fait d'avoir sa chambre a dû le motiver à dormir enfin comme un grand.
À presque deux ans.

Il est même quasi sevré.

J'en reviens encore pas vraiment d'avoir allaité aussi longtemps.
J'en reviens encore moins de dormir pratiquement comme avant.
Je suis redevenue humaine.

Je n'étais plus humaine.
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Les choses paraissent impossible à réaliser quand on est en grave manque de sommeil.
Tout devient inaccessible.
Sombre et laborieux.

J'ai dit (fuck off) stop le jour où on est tous les trois sortis de chez l'orthophoniste
après l'avoir écouter une heure nous faire une thérapie familiale à la mords-moi-le-zob
tout en incriminant l'allaitement dans les difficultés de mon fils à parler.
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L'allaitement cette source de mythe...


Donc nous voilà dans ce nouvel appart,
Lyon à nos pieds dans le salon,
le Mont-blanc dans la cuisine.

Un peu au septième ciel.

L'embourgeoisement inespéré
(mais un peu mérité)


Je vais pouvoir souffler un peu.


Ah j'allais oublié..
ça fait 10 ans que j'ai commencé à écrire dans ces blogs
(10 ans Jen !)

22/04/2015

Après la tempête

 

Un mois qu'il fait enfin ses nuits.
Il y a encore des ratés et il fini souvent dans notre lit.
Mais moi je dors.

Tout de même ça n'en finissait plus.

Et je devrais remercier ce médecin québecois sur internet grâce à qui j'ai pu comprendre et régler ce problème de tétée/doudou/sommeil
(mais j'ai paumé le lien) (c'est con)

Du coup le quotidien est beaucoup moins stressant, je n'ai plus cette impression d'être au fond du gouffre sans échelle, d'être nulle pour tout tout le temps, j'ai même perdu une taille de pantalon.

Prochaine étape, seul dans son lit toute la nuit.
Enfin pour ça il faudra le sevrer définitivement.
Et l'aider à ce que mes seins ne soient plus ses doudous.
Mais bon là dans son développement c'est pas encore l'idéal (enfin pour que ça se passe en douceur j'entends)

C'est vrai que je me suis mise un peu (trop) en stand bye.
Peut être cette culpabilité qu'il soit arrivé trop tôt.
Et même si tout le monde répète inlassablement qu'on n'est pas responsable que c'est un accident.
Ça ne change rien.
J'ai l'impression que je n'en fait jamais assez.
Et que je ne peux pas l'abandonner
(une deuxième fois)

(sans compter mes dommages collatéraux familiaux) (mais ça je m'en serais vraiment bien passé)

Mais je ne regrette pas. Et même ça me plait la plupart du temps.

Pourtant parfois je me dis que c'est bon j'ai bien fait mon taff, d'épouse et puis de mère, et que maintenant je démissionnerai bien.
Aller salut, c'était chouette (un peu rude) mais vous n'avez plus besoin de moi maintenant, ciao bye bye...

C'est aussi que je n'aime pas du tout l'idée d'être enchaînée à rien ni personne.

Et avoir un enfant c'est ne plus jamais être seul.

Ça a un côté aliénant.
Couple puissance mille.


Alors je m'adapte à son rythme.
On se ré-adapte ensuite au fil de ses progrès.
Pour qu'il finisse doucement dans quelques mois par s'adapter à notre vie.

J'arrive enfin à me détacher de lui. Même si c'est encore laborieux. Mais ça ne se fera pas du tout du jour au lendemain. Et je refuse que ça me fasse souffrir (c'est bon j'ai déjà donné)

Mais j'ai quand même hâte qu'il passe ses premiers week-end chez ses grand-parents.
Qu'il aille à l'école.
Qu'il prenne son envol quoi.

 

Et que je retrouve un peu mon mec aussi.
Parce que là il est sur le point de m'appeler Marie Charlotte ou Sainte Charl' ...


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07/02/2015

Maternage proximal intense

Depuis des mois je me bats contre mes intuitions, l'avis des pédiatres et l'avis des autres.
Faites pas comme ci faites pas comme ça.
(cette façon d'infantiliser les mamans pour mieux les culpabiliser derrière)

Il y a quelques jours j'ai envoyé chier tout le monde (dans ma tête)

Je pensais qu'être à l'écoute de tous ces conseils ferait de moi une bonne mère.
Ça me fout plus la pression qu'autre chose.
Et la moitié ne sont pas du tout adaptés à mon fils (et à moi)
En plus tout le monde se focalise toujours sur ce qu'il ne faut surtout pas faire.
En revanche une vraie discussion qui donne de l'inspiration pour trouver des solutions, c'est vraiment rare (puisque tout le monde veut avoir raison) (ou comme ça a marché sur leurs gosses forcément ça fonctionnera sur le tient) (grossière erreur)
Et pour les longues conversations, mes copines sont tellement loin..

Dire que d'habitude je me fiche royalement des conventions.

J'ai donc décidé de faire la nounou à plein temps pour mon fils jusqu'à son entrée à l'école.
Même si financièrement ce n'est pas la meilleure idée de l'année.
Mais je veux m'en occuper.

On me demande souvent : et vous dans tous ça ?
(comme si j'avais expulsé un alien et que maintenant il fallait que je le mette obligatoirement à la crèche pour pouvoir enfin reprendre ma vie en main)
J'ai fait de chouettes études, eu une super carrière à Paris (certes encore inachevée), des tas d'amis irremplaçables, d'amants chevronnés et des histoires abracadabrantes..
Alors est-ce que c'est si difficile à comprendre qu'à presque 40 ans j'ai juste envie de me poser un peu et de profiter de mon bébé (qui grandit aussi vite que la vitesse de la lumière en plus)
J'aurai bien tout le temps après pour m'occuper de la suite du reste de ma vie.

Alors bien sur si j'avais eu un taff terrible avant de tomber enceinte évidemment les choses se seraient passées autrement et je serais sans doute retournée bosser plus vite (mais il faut bien avouer que depuis que je suis à Lyon c'est la cata question boulot) (dans ma branche j'entends) (au point où j'ai failli me prendre un de ces abonnements sncf mensuel pour revenir chercher du travail à Paris)

Donc bon étape par étape
(et non je ne suis pas une vraie meuf, je ne sais pas faire bien plusieurs trucs en même temps) (désolée)

On me reproche de ne pas vouloir laisser partir mon fils, que je l'empêche d'être autonome.
Entre préjugés et fantasmes.
Parlons-en de son autonomie d'ailleurs, elle avait l'air d'aller plutôt pas mal la dernière fois où (à décathlon) (oui vachement sexy comme sortie je sais) il avait disparu en un quart de seconde en courant à l'autre bout du magasin avec son petit caddie.

Les enfants ont bien plus de ressources qu'on ne voudrait l'admettre.

Et puis je trouve que la mère prend toujours tout dans la tronche pendant que le père s'en sort miraculeusement avec les honneurs.

Enfin bref.

On ne pourra pas s'empêcher de merder quelque part à un moment ou à un autre de toute façon. Notre vrai rôle de parents c'est de s'en rendre compte et de savoir rattraper le coup.
S'excuser quand on merde.
Et tout faire pour arranger les choses ensuite.

Être juste bienveillant..

À se foutre trop la pression pour être une mère parfaite (et pire, parfaite aux yeux des autres) (au détriment du réel besoin de ses enfants) (j'en connais) et entrer dans le moule c'est la meilleure façon pour finir par péter un câble.
Chaque enfant est différent en prime. Ont des sensibilités différentes.
D'un enfant à l'autre ou au sein d'une même famille.
Alors bien faire, mal faire.
Ça devient tellement relatif à la fin.

Maintenant j'essaie de me simplifier la vie.

De toute façon j'ai vite trouvé mes limites depuis 16 mois.
Comme mon manque de sommeil par exemple, c'est LA priorité à régler avant tout le reste.
Il a dormi une fois (UNE SEULE FOIS)(bordel)(de 22h à 5h du mat), c'était le mois dernier, sinon il se réveille toutes les 2/3h en moyenne. Et comme il est toujours allaité c'est moi qui m'y colle à chaque fois.

Donc bon je fais déjà au mieux pour ne pas me transformer en harpie quand j'ai accumulé des non-nuits.


(sinon je raconterai le périple allaitement la prochaine fois) (en détail)


(95D)

 

 

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19/06/2014

naître mère

On avait réussi à trouver un équilibre dans les nuits.
Sauf que ça n'a pas duré longtemps.
Alors il a peut être dû faire un pic de croissance.
Mais surtout ses dents du bas..

Qui depuis sont sorties et nous laissent de nouveau un répit.
Enfin ME laissent reprendre mes émotions.

J'ai craqué plusieurs fois.
Pris rdv chez la psy de l'hôpital.
Celle qui nous a suivit depuis le début.

Et puis une fois que je re-dors un peu plus pendant, ne serait-ce que deux trois jours d'affilés, le monde redevient normal.

Dire que ma sœur se prend pour un super héro en travaillant la nuit et en s'occupant de ses gosses le jour.
Penser à soi, se préserver, et être en forme pour être capable physiquement et mentalement de tout faire pour ses gosses.
Mais pas se sacrifier pour eux !

Chez la psy j'ai réalisé qu'il y avait trop de douleur accumulée (et depuis petite)
Et que je rejette complètement depuis que mon fils est là.
Notamment la négation de mes problèmes par mes parents.
Le manque total de soutient.
Et d'empathie.

Par exemple le fait que je me sois tapée une putain de dépression après mon accouchement et que comme le petit était en bonne santé et sorti d'affaire je n'avais pas le droit d'être terrifiée, encore moins malheureuse et que je n'avais pas à me plaindre.
Alors que je souffrais, que ça n'avait pas été un événement heureux pour moi.
Que j'avais eu peur de mourir et de ne jamais voir mon bébé.
Que j'avais eu peur qu'il meurt ou qu'il n'aille pas bien pendant des mois (voire encore plus tard)
À me trimballer cette épée de Damoclès au dessus de la tronche en ne pouvant rien faire d'autre qu'un acte de présence auprès de lui.

Je me suis sentie impuissante, inutile, vide.

Après j'aurai dû être pimpante, avoir la méga patate, plein de projets en tête.
Genre super maman.
Le petit va bien donc pourquoi j'irai mal ?
(cette question je me la suis posée un million de fois)
Et pourquoi j'ai cette impression d'avoir été rouée de coup.
Voire des fois de me regarder vivre de loin. Comme si je n'étais plus dans mon corps. Et que mon corps se comportait comme un robot.

J'ai complément oublié de me remettre de mes émotions.

Les mots méchants de ma mère répétés quand j'étais petite ont résonné pendant des mois dans ma tête en me menaçant de devenir pareil qu'elle.

Elle n'a jamais pu me rassurer.
Et j'ai toujours été trop sensible et trop souvent en demande.

Et comme elle continu encore maintenant à faire semblant de ne rien comprendre au lieu de juste être une mère pour moi, bienveillante et compatissante.
J'aurai aimé qu'elle soit une épaule où j'aurai pu pleurer et tout évacuer.
Mais il faut que j’apprenne vraiment à ne plus rien attendre d'elle.

Ma douleur re-banalisée par ma belle-famille qui n'ont fait que des prématurés les doigts dans le nez et pour qui mon accouchement était finalement d'un classique.

J'aurai aimé pouvoir sortir et tout dédramatiser avec mes amies.
Ne pas garder ma douleur comme je l'ai fait jusqu'à ce qu'elle me pourrisse de l’intérieur et qu'elle ne prenne trop de place à ne plus savoir l'enlever, comme une tumeur.

Ce choix difficile de garder l'allaitement ou pas. Puisqu'il a tué toute mon énergie à petit feu alors que contradictoirement c'est la seule chose qui me rende heureuse. Quand il est là à téter et que le monde s'arrête. Que je réalise la chance que j'ai qu'il soit dans mes bras et en bonne santé.
Et que je sais pertinemment que ça ne durera pas longtemps vu la vitesse où les enfants grandissent.

Et puis aussi il faudra m'expliquer pourquoi il serait temps de couper le cordon avec un bébé de 3 à 6 mois (même de 6 à 9 mois d'ailleurs) (et encore..)
Je voudrais bien qu'on m'explique (par A + B) l'urgence de la situation (quand j'ai la possibilité de rester avec lui et de m'en occuper moi-même)

Au final la psy a confirmé ce que j'ai lu ici et là. Et m'a surtout encouragée à maintenir les décisions qu'on a prises (mon homme et moi) concernant le bien être du petit (et surtout le mien)

Et puis aussi elle a bien ris de la fixette de ma sœur sur l'allaitement (ma sœur ne supporte pas de voir des seins en public) (et m'a fait un laïus sur le coté erk beurk dégueu de l'allaitement sans me viser moi personnellement) (enfin sauf si je montre mes seins exprès) parce que c'est vrai qu'on est toutes super à l'aise et super contentes de sortir nos seins comme ça à la fraiche en public et que même les moins pudiques d'entre nous (dont je fais partie) ont toujours un petit sentiment de pas complètement rassurées à se mettre un peu à nue devant tout le monde
(et puis surtout c'est quoi ces bébés qui font exprès d'avoir faim..)
Enfin ces quelques personnes qui nous mitraillent (alors que contradictoirement elles ne veulent sois-disant pas voir) (ce qui n'est pas pervers du tout mais soit) et qui nous donnent l'impression de faire quelque chose de mal.
Il faut savoir que jusqu'à preuve du contraire ce n'est pas écrit dans la loi qu'une femme ne peut pas allaiter dans l'espace public.
Donc si on n'aime pas (yerk beurk dégeu) ben il suffit de ne pas regarder c'est tout (c'est simple)

En plus merci la solidarité féminine quoi.
On fait un mouvement général vis à vis du harcèlement de rue, nos corps n'appartiennent à personne, bla bla bla, mais une femme qui allaite dehors c'est déguelasse.
Alors qu'on devrait avoir un réflexe de protection vis à vis d'elles (et pas de rejet)
Franchement des fois y a des trucs qui m'échappent..

Bon sinon si je dors mieux c'est aussi parce que nous nous sommes remis au co-dodo. Parce que ça m'évite de me lever de rester éveillée et de le remettre dans son lit et de crapahuter toute la nuit en ayant du mal ensuite à me rendormir. Du coup je reste allongée, il tète allongé. Se rendort en 10 minutes, moi aussi.
Et le temps qu'il fasse ses nuits, tout le monde est content.

Ça fait deux mois qu'il dort dans sa chambre, mais 7 qu'il ne fait pas ses nuits. Il a 8 mois et pèse un peu plus de 7 kilos. Ça ne lui fait pas encore tant de réserve que ça.
Et puis il doit me ressembler un peu,
à lui aussi il lui faut du temps..

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05/05/2014

Quand des fois tout le monde me saoule

À part ça je ne suis plus retournée dans ce nouveau magasin bio qui a ouvert juste à côté de chez nous.
À cause de leurs :
Salut !
Tu veux quoi ?

Avec Internet, Twitter, Facebook, et ces dizaines d'inconnus qui te parlent comme si t'étais leur pote depuis toujours ou ceux qui te jugent (sans te connaître) te donnent des leçons ou t'insultent.

Tutoyer ses clients.
Nan mais ça fait tellement années 2000.


Et puis cette discussion entre filles, où j'explique à une pote enceinte comment je trouve l'allaitement magnifique mais tellement difficile (même si j'y suis toujours depuis pratiquement 7 mois) et qu'il ne faut pas s'en vouloir de ne pas le faire ou d'arrêter (genre te prends pas la tête fais comme tu le sens) et une autre CONNASSE (qui écoutait la conversation d'une oreille) qui a allaité ses gosses jusque 2 ans et qui commence à se la péter avec son laïus à deux balles sur la facilité de l'allaitement et les bienfaits indéniables pour tes enfants. Et comme ses copines de la leche league sont super géniales.

J'en peux plus de ces meufs..
Qui prennent leur cas pour des généralités.
Qui ont eu plus de facilité à allaiter (ou qui mentent honteusement parce qu'en vrai elles ont grave galéré) (comme toutes les autres)

Cette arrogance je ne la supporte plus..

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En fait je supporte de moins en moins que tout le monde se mêle de ma façon d'être une mère en général. À part des exceptions (c'est à dire toutes celles qui me connaissaient avant que je ne sois maman) (qui me connaissent donc moi toute seule)
Je ne supporte plus non plus qu'on me pousse.
À arrêter l'allaitement par ex (pour pouvoir déléguer et laisser le petit à ma belle mère)

C'est mon corps.
Mon (mes) choix.
Et surtout MON bébé.

En plus il a bientôt 7 mois oui, mais 4 ½  seulement en âge corrigé. Son développement est atypique.
Je dois/veux m'occuper de lui.
Et je sens que c'est comme ça que ça doit se passer.

Je me réoccuperai mieux de moi après.

Idem pour mon homme.
J'ai surement pas décidé seule, on est en plein compromis tous les deux. Il a accepté que la maternité m'ait (re)transformée en animal. Solitaire.
On gère au jour le jour. Je fais tout pour ne pas le mettre de côté. Ou oublier qu'il existe.
Et tous les jours ce sont des prises de tête, des grandes discussions, des choix à réadapter, des improvisations. Et des solutions de passage. Qu'on essaie les moins bancales possible.

Tous les jours.

Je me sens vidée.
Et submergée en même temps par trop d'amour
(alors oui ce n'est pas le même genre d'amour mais ça prend autant de place)

Moi aussi souvent je ne comprends pas le choix des autres, il y a même des trucs que je trouverai complètement insupportable pour moi (comme ce pote qui veut obliger sa meuf à ne plus faire dormir leur petit de deux semaines à peine près d'eux dans leur chambre) (deux semaines.. franchement) (alors oui je ne comprends pas)

(mais voilà CHACUN FAIT COMME IL VEUT)

Mon fils m'a fait une grosse crise de fatigue pour la première fois.
Des pleurs en crise d'hystérie impossible à calmer.
Ou à consoler.
Lui qui est si zen et conciliant.

Mais je me suis bien rendue compte que si sa limite à lui avait été franchie. La mienne l'était déjà depuis plus longtemps (sauf que j'ai voulu faire acte de bienséance et pour faire plaisir à tout le monde en restant à cette petite sauterie d'anniversaire)

Finalement je n'ai jamais eu une aussi belle excuse pour me casser sans demander mon reste d'une après-midi entre pote où je me faisais royalement chier.


Être maman ne m'a pas changée.
Mais ça a révélé ce qui était enfui au fond de moi et que je ne voulais pas forcément admettre. Mais que je sentais bien exister quelque part.
J'ai fait semblant de rien pour entrer au mieux que je pouvais dans le moule.
Mais maintenant, merde.
J'accepte d'être ce que je suis en train de devenir.

Et j'aime être cette maman à plein temps.

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29/03/2014

Bébé in love

Mes hommes et moi on vit un peu en autarcie.
Enfin, mon homme va bosser et sort avec ses potes lui.
Mais bizarrement pour l'instant de mon côté je ne pourrais pas sortir et me détacher de mon fils. Je dis pas des fois ça me pèse. On est beaucoup trop fusionnel (surtout quand par ex il demande à téter toutes les heures pendant toute une après-midi)
Je l'ai déjà laissé à son père plusieurs fois pour aller à la poste, la boulangerie, mais j'ai beaucoup de mal à être séparée de lui plus longtemps. J'en fais même des cauchemars la nuit (on me l'enlève ou il retourne dans sa couveuse)
Pire quand il dort trop longtemps des fois j'avoue j'ai envie de le réveiller.

Dire que c'est absolument l'inverse de ce que je voulais faire avant de tomber enceinte.. Ce n'est pas la maman que je m'attendais à devenir en tout cas. Mais bon c'est aussi les circonstances. Ce n'est pas l'accouchement que j'attendais non plus.
On s'adapte.
Ça ne se fait pas sans heurts et sans cris. Mon corps est pris d’assaut. Je bouille parfois jusqu'à exploser comme une cocotte minute. Et ne veux plus personne à moins d'un mètre.
Mon homme est une péninsule de patience..
Il vit tout de l'extérieur avec une objectivité que je n'ai pas.
Il n'est pas parfait, même souvent très maladroit mais il ne se laisse jamais intimider par mes crises d'angoisse.
Il m'a donné toute la place avec mon fils
(notamment l'allaitement exclusif)
Il a écouté mes moindres petites demandes, mes plus honteux caprices aussi.
Tous les jours il me dit que je suis belle que je le fais bander, que je suis une super-maman.
Tous les jours il me rassure.
Il est mon binôme, mon co-équipier, mon coach, mon masseur et cuisinier à domicile, mon ombre.
Mon tout mon roi quoi.

À l’hôpital on faisait beaucoup moitié moitié.
Depuis qu'on est rentré c'est moi qui n'arrive pas à me détacher de mon petit. J'ai besoin de l'habiller, le laver, lui changer les couches, tenir la poussette et mon homme doit finir par me le prendre des mains pour l'avoir un peu aussi.
On sait que c'est le traumatisme du temps passé en néo nat.
De la séparation.
De toutes ces infirmières qui l'ont touché, lavé, soigné, parlé, rassuré.. avant moi.
Qu'il va falloir que je me fasse violence pour le partager un peu plus.
Mais clairement je ne suis pas encore prête (du tout)

Heureusement on commence quand même à sortir, à reprendre nos habitudes, l'enchainement des vides greniers le week-end. Dans sa poussette ou dans l'écharpe de portage. Il chine avec nous. Les gens sont gênés ou intimidés quand il se met à les fixer de ses yeux bleus/gris et honteusement j'en profite un peu (des fois) pour négocier..

J'ai pris tellement de plaisir à faire mon shopping sur le web (à cause de notre retraite forcée) que je n'ai plus envie d'aller faire les magasins comme à Paris avant. C'est quand même tellement plus pratique. Je connais ma taille dans toutes les marques que j'achète.
Et j'ai surtout plus de choix
(parce qu'il faut bien avouer que le parti pris des boutiques lyonnaises n'est pas souvent ni osé ni rock'n'roll) (juste à part certaines chouettes subtilités néo bourgeoise quelque fois)

Ces rencontres inattendues sur ebay : je remporte une enchère sur un Petit Bateau et règle tout de suite, la nana me renvoie un mail d'excuses l'article est taché, je réponds que ça peut arriver, elle me rembourse, on papote, 5 jours après je reçois l'article réparé avec un dessin de son petit..
Donc oui la zen attitude ça vous renvoie un karma plein d'amour (même de la part de parfaits inconnus)
(bon ok pas toujours non plus mais souvent quand même)

À ce sujet d'ailleurs il faut que je parle aussi de Dino Deluxe chez qui j'avais trouvé un superbe hochet (hochet devenu doudou malgré lui, celui avec lequel il adore s'endormir en le mettant sur son nez) et que l'on a perdu un dimanche sur une brocante. Le même dimanche j'ai envoyé un mail désespéré pour savoir si par miracle il leur en restait car je ne le voyais plus sur leur site. J'ai reçu un message dans l'heure, ils en avaient retrouvé un dernier dans leur stock (Ô joie et allégresse) et le mardi matin suivant on recevait le hochet..
Mais tout de même whouaou, d'attentions j'en attendais pas autant.
Et puis tadam le mardi soir la grand mère qui nous appelle pour dire qu'elle l'a retrouvé au fond du pli de son fauteuil..
Le destin s'est occupé de nous dire oh les parents si vous ne voulez pas passer pour les Thénardiers pensez à avoir le doudou de votre fils en double !
(ok merci destin)

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05/03/2014

Le pied

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27/02/2014

Ô joies de l'allaitement

Je commence seulement à m'habituer aux réflexions culpabilisantes et régulières sur mes choix (en tant que maman/parents)
Sur l'allaitement j'en vois passer aussi de pas mal.

Entre les femmes qui ne veulent pas, ne peuvent pas, ont des ennuis de santé, arrêtent, abandonnent.. et quoiqu'on fasse c'est jamais de la bonne façon/la bonne idée/le bon choix.
Un ami nous disait il y a peu de temps qu'il ne comprenait pas tout ce raffut là-dessus, on est des mammifères tout simplement. On est donc un peu fait pour ça et c'est le monde dans lequel on vit qui n'est plus du tout adapté.
Et puis "on fait ce qu'on peut pas ce qu'on veut" aussi mais il y a de mon point de vue un gros problème de transmission et d'apprentissage. Et de temps..
Les femmes entre elles sont d'abord très connasses et jalouses avant d'être solidaires.
Le vrais bons conseils et encouragements bienveillants sont des perles rares.
Et puis aussi la durée du congé mat n'est pas du tout adaptée à être relax vis à vis de ça. Même si on va pas cracher dans la soupe de ce qu'on a déjà. Mais bon il devrait être franchement mieux personnalisé selon ce qu'on veut vraiment pour ses enfants (c'est très utopique je sais)

Allaiter demande beaucoup d'énergie.
Il faut accepter de partager son corps.
Accepter une autre transformation après la grossesse.
Accepter (du coup) une autre relation avec son mec.

S'adapter au fur et à mesure.

Bien sur à force le petit n'a d'yeux que pour moi, mais surtout quand il est avec la famille ou des amis, en revanche (et depuis qu'il a passé 3 mois) il est fasciné par son père (même quand ils ne jouent pas ensemble)
Preuve que l'allaitement exclusif n'empêche pas la relation avec le père.

Et puis j'ai plus besoin de lui comme coach, partenaire, binôme.. plutôt qu'il fasse ce que je fais pour dire de faire moitié moitié.
L'égalité ne veut pas forcément dire que l'homme doit faire exactement ce que la femme fait.
Ses "super maman je t'aime" marmonnés avant qu'il ne se rendorme quand je me lève plusieurs fois la nuit me font du bien.
Les petits plats qu'il me fait tous les jours, midi et soir + la vaisselle + les courses aussi.. TOUS les jours.
On est une équipe avec chacun un rôle qu'on a choisi mais qui s'est aussi imposé à nous

(mais moi j'en branle pas beaucoup il faut avouer)

Enfin du coup, et après ces premiers mois difficiles, l’équilibre qui s'installe nous soulage et nous rend la vie franchement plus sympathique.

Pour ce qui est du cul, j'ai arrêté de culpabiliser (l'allaitement abaisserai vraiment la libido) (un truc hormonal) pour essayer de trouver ce qui pourrait nous contenter tous les deux, mais autrement.
Puisqu'il est hors de question que je me force à faire quoique ce soit (en gros je me sens comme coupée en deux : mes seins pour mon fils, ma chatte pour mon mec) (franchement c'était moins compliqué quand j'étais enceinte)
Donc oui : je n'ai pas envie de baiser en ce moment !
Enfin bref, on a trouvé un compromis rigolo, en attendant que le petit commence à manger des purées (et que je récupère mon corps pour moi toute seule) un jeu pervers où on s'amuse avec mon homme sur des scénarios plus ou moins salaces et où, au final, tout le monde est content et y trouve son compte
(et se découvre aussi carrément)

Du coup je veux mon congé parental. D'abord parce qu'il est encore fragile et qu'on nous a déconseillé les crèches (où on n'a d'ailleurs pas de place de toute façon)
Et que travailler et dépenser tout (ou quasi) mon salaire pour payer une nounou j'ai pas envie.
Je ne veux pas rater ses premiers mois.. (comme aussi on aura que lui finalement)
Et être présente pour le stimuler et lui donner confiance en lui pour que lorsqu'il ira à l'école la différence entre son âge corrigé et sa date de naissance ne fassent plus qu'un.

C'est clair que dans notre histoire l'allaitement rattrape le temps perdu à l’hôpital (et la séparation) mais j'en avait aussi de toute façon beaucoup envie, même avant de tomber enceinte.

En fait je découvre que j'aime être une maman.

Mais pas que(ue) ..

27/01/2014

Quand enfin, un équilibre..

Finalement après une mise au point avec ma pharmacienne (très au petit soin) je rentre chez moi avec des granules pour détendre mon post-partum.
Ça ne remplace pas les heures de sommeil mais ça change la vie (de mon homme surtout)

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 Limite je hurlerai bien à la fenêtre en chantant comme dans Glee : hey ! C'est que du bonh...

(nan, nan, je déconne)

Chez la pédiatre on récolte tous nos efforts de surprotection du petit choupi. Elle est même très impressionnée qu'on ne soit pas revenu une seule fois à l'hôpital ..
(nan mais) TU M'ÉTONNES !!!!!!
Rester enfermée avec lui à la maison depuis notre sortie de la néo nat. Plus d'un mois donc.. Plus de vie sociale + les mains de ma grand-mère surdésinfectées.
Bon ça valait carrément la peine, je dis pas, et je regrette pas une seconde de ne plus avoir de vie pour le moment.

C'est en revoyant Baby Boom que j'ai réalisé qu'avoir raté cet instant dans l'accouchement où on voit son bébé pour la première fois, le prendre dans ses bras, les larmes de joies, l'euphorie.. partagé à trois, m'a vraiment traumatisée.
Je n'ai eu qu'une joie réservée et courte, angoissée par son état de santé, seule, les 24h d'attente avant de pouvoir enfin le voir et le manque de contact à cause de la couveuse.
Ce moment d’allégresse ultime où on est heureux de devenir parents est vraiment important. Ne pas pouvoir le vivre est vraiment très violent.

D'où l'importance de l'allaitement pour nous deux.
Certes mes tétons se sont transformés à usage unique (impossible de les effleurer) (même pas par moi) (dommage hein)
J'adore le voir téter goulument en faisant des petit cris de contentement pendant qu'il vérifie si je suis toujours bien là, derrière mes seins énormes.
Et qu'il soit de mieux en mieux et de plus en plus gros (lui pas mes seins) me donne le courage de ne pas abandonner.
Parce que putain c'est dur et ultra crevant.
Mais ça porte tellement ces fruits (il a enfin des plis aux cuisses et des doigts boudinés ! Le rêve quoi)

Ma belle-mère voulait m'emmener chez le psy, je pense plus parce qu'elle a l'impression que je ne lui laisserai jamais son petit fils à garder (son angoisse à elle donc), alors que je le protège (à raison) de sa fragilité de préma et que j'ai aussi juste besoin de TEMPS !
Mon fils a été baladé de mains en mains d'infirmières (certes des anges gardiens) mais moi sa mère je n'y ai pas eu le droit avant des jours et des jours. Alors bon merde, maintenant je prends le temps dont j'ai besoin avec lui.

Et personne ne me l'enlèvera de nouveau.

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26/12/2013

Allo maman ici Bébé

C’est le jour où je me suis endormie après la tétée avec lui dans mes bras à 4h du mat et qu’il n’y a pas eu moyen de me rappeler ce qui s’était passé jusque 6h.
Horrible.

L’allaitement me demande une énergie surhumaine.
Je bouffe du chocolat pour tenir le coup à défaut de me détendre avec un bon verre de rouge ou de rester éveillée avec de la coke (ouai j’y pense des fois)
Heureusement qu’il y a ces forces insoupçonnées.
Mais bon se faire réveiller toutes les deux ou trois heures c’est définitivement pas humains (et refaire un p’tit frère ou une p’tite soeur, ou 2 ou 3.. derrière, putain faudra qu’on m’explique)

Si encore tout se passait parfaitement bien… L’image d’Epinal, mère aimante (patiente !) qui va chercher son bébé la nuit en souriant, bébé ultra calme et propre qui boit en 20 minutes top chrono sans régurgiter ni vomir ni pleurer ni resalir sa couche une énième fois.
En vérité c’est plus ça qui est épuisant.
+ l’angoisse de mal faire.
+ le stress de ne pas avoir compris sa façon de communiquer (donc ce qu’il veut)

En plus c’est loin d’être une science exacte un bébé et y’a pas de routine parce que quand on croit avoir compris un truc, le lendemain ça change. Et au milieu de la nuit, s’assoir sur ses découvertes du jour d’avant ou ses certitudes ça énerve un max.

C’est donc surement pas à 4h du mat qu’on entre-perçoit l’idée du bonheur.

En fait avoir un bébé, l’image qu’on s’en fait c’est vraiment comme l’image du prince charmant (ou de la princesse) la félicité n’est pas là où on croirait qu’elle est.
Ou alors comme le dit mon homme je me fous beaucoup trop la pression aussi (en plus d'accuser le coup de nos aventures à l'hôpital)

Finalement c’est mon sens de l’humour qui nous sauve. Je fini par trouver un truc hilarant auquel me raccrocher avant de péter un câble et de vouloir me jeter par la fenêtre. histoire de relâcher la pression.

Sinon on ne laisse personne toucher le petit sans qu’il ne se soit désinfecté les mains pendant un quard’heure et il n’entre pas chez nous même avec la goutte au nez. Aucun enfant n’est venu non plus (ni la grande cousine de 10 ans hyper frustrée et triste de nous parler uniquement par téléphone)
Quant à la pédiatre, elle nous a refoutu la pression la semaine dernière alors qu’on pensait lâcher un peu de leste.
Elle m’a pratiquement interdit d’embrasser mon fils sur le nez
(ce que j’ai très mal pris sachant que je ne suis pas sortie depuis un mois entre les deux semaines à l’hôpital et le retour à la maison et que je ne sais pas comment j’aurai pu me choper la crève en restant enfermée moi-même !) (et que je n’ai pas pu avoir de contact avec lui pendant un putain de mois alors qu’on nous laissait leur faire des bisous en néo nat pourtant)
La puéricultrice elle nous dit l’inverse. Il est plus fragile que les autres c’est sur mais en prenant des précautions on peut vivre normalement. Et surtout on n’est plus à l’hôpital. Donc plus en espace stérile de toute façon.

On se lave tellement les mains un millier de fois qu’elles sont crevassées.
+ le protocole de lavage de biberons.
Pour éviter n’importe quel virus ou autres bactéries mortelles.

Résultat je ne suis pas prête à le laisser à la crèche. Ni même à la grand mère qui oublie une fois sur deux de se relaver les mains.

Bref.
Heureusement mes seins sont énormes.
Ça compense.

Et puis (après la tempête) il y a tous les moments de grâce..

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29/11/2013

ça sent le sapin

Ça va faire deux semaines que je vis à l'hôpital avec le mini petit.
Deux semaines que je suis maman pour de vrai.
Mais aussi deux putain de semaines enfermée avec des règles strictes presque comme en prison.
Pas de visites, quelques permissions (en même temps le but est de rester avec son bébé pour le motiver à aller mieux plus vite)
Et même si on n'a pas le temps de trouver le temps long, 3h entre les biberons, les 3 plombes pour lui donner, le rot, tirer le reste du lait, dormir (manger/se doucher/répondre aux messages inquiets)

Etre accueillie par l'équipe par des rires quand je viens mettre mon lait fraîchement récolté au frigo avec un bonsoir à 6h du mat.

Le regard ahuri des visiteurs à la nurserie quand le petit est dans mes bras vis à vis de sa taille (les bébés de 3 kilos à côté sont des Golgoths)

Et puis surtout je profite enfin de ces 6 semaines longues et difficiles à tirer mon lait seule (et désespérée il faut bien le dire) pour le voir téter goulument et sourire en même temps au bout de 5 semaines.
Car mes seins ont doublé de volumes 2 jours après l'avoir rejoint (magique montée de lait)

Au départ j'étais entrée dans ce service pour un mois (date du terme prévu)
sauf que mon fils a assuré un max.

Hier elles sont toutes venues dans ma chambre, elles m'ont dit que voilà, la machine à écouter son cœur (s'arrêter de battre) n'était plus utile. Solennellement elle m'ont laissé appuyer moi même sur le bouton OFF.
Dans la lancée elle m'ont annoncé qu'on sortait à la fin de la semaine.

Ça y est.

 

10/11/2013

l'attente

Parfois la vie à l'hôpital n'est pas si affreuse.

Arrivée dans le sas d'entrée pour se laver les mains à côté des clowns ça n'est pas si mal.
Qu'un d'entre eux joue ensuite les Beatles à la guitare à côté du mini choupi (pendant l'heure de son câlin peau à peau) c'était agréable.

Les moments de grâce aussi.
Comme, du haut de sa 35e semaine, son adresse à téter mon sein et à se nourrir presque comme un grand (après 3 semaines de galère à tirer mon lait, à culpabiliser, à ne pas pouvoir dormir ou faire la sieste)
Alors qu'il apprend seulement à respirer tout seul (et que pour un préma téter et respirer en même temps c'est l'équivalent d'une séance d'aquagym un jeudi soir de novembre pluvieux)

Le voir sourire quand on lui dit bonjour en arrivant.
Le voir aussi se forcer à ouvrir les yeux parce qu'il sait qu'on est arrivé.

Créer des liens à travers la couveuse. Ça fait presque un mois qu'on en est là tous les trois.

Bon je dis pas, le retour à la maison sans lui est toujours aussi douloureux.
C'est beaucoup de larmes de crocodile.
Et d'impression qu'on est pas vraiment des parents.
Sa chambre vide (j'y met à peine les pieds)
J'envoie les photos chaque jour de lui à la famille + les nouvelles (mais j'ai du mal à les regarder ensuite)

Sinon question organisation on devient bon là.
On met en place le quotidien qui évolue au fil des semaines.

Mais impossible de s'y faire à notre vie à deux à la maison mais à trois à l'hôpital.

 

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08/11/2013

Hier les clowns sont venus à l'hôpital

red panda

02/11/2013

De l’intérêt de tourner sa langue 7 fois avant de parler

Enceinte je ne supportais pas les "tu vas voir"
Parce que ce n'était pas de l'ordre du conseil mais des névroses de chacun sur la façon de ne pas assumer tel ou tel détail dans le fait d'être parent.

C'est comme ce crétin, ami de mon homme, qui lui dit au téléphone alors qu'on arrive à l’hôpital que ce n'était que le début de la fatigue chronique.
Tellement à côté de la plaque que j'ai failli prendre le téléphone (parce que j'entendais la conversation) pour l'envoyer se faire mettre avec sa fatigue à la con.

On n'est pas fatigués, on est putain d'angoissés !

Notre premier enfant commence sa vie à l’hôpital, pas en bonne santé, notre première expérience de parents ne commence pas dans le cadre "normal" du bouleversement "normal".
Déjà qu'il n'y a pas de meilleures conditions à devenir parents, même quand tout va bien. C'est un changement comme de passer de célibataire à la vie en couple, une réorganisation complète.
Mais là en l’occurrence c'est encore une autre histoire (40% des préma gardent des séquelles, plus ou moins graves, mais quand même, on va devoir vivre avec ça, le voir grandir avec ça) et puis nous aussi on passe la moitié de nos journées dans un hôpital.

Ce débile ne se rend pas compte à quel point j'aimerai être naze à ne pas réussir à dormir tranquille chez moi à cause d'un bébé en bonne santé !

Tous les jours, et même si notre fils se bat déjà comme un homme et évolue vraiment très bien et de mieux en mieux, on arrive quand même dans le service avec une boule dans le ventre au cas où il y aurait eut d'autres complications entre temps.

Sans compter cette douleur à le laisser là-bas, rentrer sans lui, le manque de lui de retour à l'appart. Je ne le supporte tellement pas que je m'interdis d'y penser.
Je pense à qui je dois rappeler/répondre (je suis à la bourre totale), je pense à quel film regarder le soir, à la lessive à faire, les papiers de mutuelle, tirer mon lait, aller faire ma piqure, mes prises de sang, quel film regarder à la télé.. n'importe quoi pour ne pas penser à lui sinon je pleure sans m'arrêter.

Je ne supporte pas non plus qu'on me dise de me reposer, genre justement il est à l'hôpital donc.. Les gens sont bêtes.
On ne peut pas se reposer !
J'ai accouché trop tôt. La chambre n'est pas finie. La paperasse. Les allers retours à l’hôpital. Tirer son lait toutes les trois heures.
Sans compter qu'on a pas le temps de faire du shopping, à peine les courses.
Je ne suis pas encore remise de la césarienne, je ne peux pas crapahuter partout.
Et on a tellement besoin de se retrouver mon homme et moi que je ne supporte aucune aide de personne. C'est pas méchant ou égoïste ou que je n'ai envie de voir personne mais j'ai besoin d'intimité. Je n'ai plus de place dans mon cerveau pour être vraiment à l'écoute.
Je suis trop angoissée.

Et trop aussi pour me reposer vraiment.
Je culpabilise de faire une sieste quand je sais qu'il est dans sa couveuse et que nous on est là. Sans lui. Comme si on l’abandonnait.
Et même si je sais qu'il a besoin d'une mère en forme.
Et qu'il faut que je prenne soin de moi.
Et qu'on ne l'abandonne pas du tout.
Je ne peux pas m'empêcher d'être triste.
Et d'être inquiète.

Jusqu'au jour où il viendra enfin à la maison et qu'il nous fera chier comme un bébé normal.

Même si je ne dors que 3 heures, là et seulement là, je commencerai à dormir un minimum en paix.

23/10/2013

Crac, boum, hue.

Mon homme bosse jusque minuit.
Un samedi soir comme les autres.

Enfin presque.

À 23h3O aux urgences j'ai 19 de tension. Je ne me sens pas très bien.
Quelques minutes après j'ai 5 ou 6 personnes autour de moi qui m'enfoncent des trucs de partout. J'ai juste le temps de prévenir et dire où je suis.

Échographie.
Pousse seringue.
Analyses sang urine.

Préeclampsie.

Diagnostique dans la nuit.
Pas trouvé le sommeil.
Mes reins et foie attaqués.
Et bébé trop petit.

Il faut accoucher vite.
En prime il est en siège.
Césarienne.

À peine je trouve de la tranquillité dans une chambre qu'une équipe du samu vient me chercher pour me transférer dans un autre hôpital.
Maternité pour prématurés.
Je suis crevée, mon homme se liquéfie au fur et à mesure.
Mais on plaisante quand même.
Et puis surtout on va voir notre bébé.. euphorie.

Explication de la césarienne.
Des événements.
Douche obligatoire (cheveux y compris) avec mes cathéters. Ouai top facile..
Betadine.

Au bloc.
Sages femmes et médecins adorables.
Re-cathéter.
Sonde urinaire (oh mon dieu)
Rachi anesthésie (comme une lettre à la poste du coup)
position christique.
Je ne sens plus le bas.
Tout le monde est relax (ils font ça tous les jours eux)
(j'ai dit qu'ils étaient vraiment supers ?)
Hâte de voir mon fils, je plaisante encore.
On me demande ce que je ressens.
Je dis que j'ai l'impression d'être une sirène et de flotter dans l'eau.

Et puis j'entends incision (oh mon dieu)
Les montagnes russes.
Pas de douleur, évidemment.
J'entends le bruit de l'écarteur (oh mon dieu)
la sage femme me parle pour noyer le poisson.
Enfin la sirène.
Mais j'entends tout et ressens bien qu'on me tripote de l'intérieur.
Et puis soudain un voilà il est sorti !
On baisse le drap qui me cache l'opération pour me montrer mon bébé, il gigote il a l'air bien, pas bleu.
(l'écarteur oh mon dieu)
Félicitation madame.
Bisous maman.
Et hop il file dans une autre pièce (là où mon homme peut aller lui)
Je laisse couler quelques larmes.
On me dit que le prénom est vraiment très joli. Voire même bien prédestiné.
Je l'entends qui crie..
Soulagée.
Ensuite on doit enlever ce qui reste. Et vérifier que tout est ok.
Je sens bien ce qui se passe. Comme dans un manège à sensation forte (space mountain c'est l'idée)
Et puis..
C'est bon on referme (oh mon dieu)
J'entends l'agrafeuse.

Salle de réveil.
Tout s'est bien passé.
Mon homme reprend un aspect normal.
Moi aussi.

Et puis nouvelle chambre.

Je ne me lèverai pas avant le surlendemain matin
(la sonde urinaire remember)
Et surtout il faudra attendre le surlendemain en fin d'après-midi pour voir mon fils.
Avec mon homme (c'est lui qui pousse mon fauteuil roulant)

Une fois dans la salle je vois un bébé que je crois être le mien et on me montre une autre couveuse au fond.
Avec un bébé minuscule..
(en comparaison)
Je fond en larmes.

J'avais pas réalisé.

Il faut tirer mon lait toutes les trois heures.
Je ne sais même pas m’asseoir.
Le bas du ventre n'a plus de terminaison nerveuse.
J'ai des (putain de) contractions.
Impossible de faire caca.
Il faut faire pipi dans un bocal (toute la journée toute la nuit) (toute la semaine)

Le 3e jour.
Mon homme prend une distance phénoménale.
Mail incendiaire.
Je demande le divorce.
Angoisse totale.
+ angoisse irrationnelle.
Trouver une sage femme qui a le temps de me conduire jusqu'à mon fils (fauteuil roulant remember)
20h j'arrive enfin au service de réa.
L'infirmière et le médecin viennent me parler.
Hémorragie pulmonaire.
Intubé.
Transfusé.
Sédaté.
(mon angoisse irrationnelle) (super)
Je reste seule auprès de la couveuse.
À pleurer sur mon sort.
Mon mari n'a pas répondu à mon message incendiaire.
21h.
Le médecin vient dire à l'infirmière qui s'occupe de mon petit un truc à l'oreille.
C'est mon mari.
Qui arrive tout pas bien.
Qui a enfin compris mon angoisse (irrationnelle) de maman.
22h.
De retour dans ma chambre.
Accuser le coup.
Parler.
S'aimer.
Et tomber dans la boite de chocolats offerte par une amie.
2h du mat.
Je fais enfin caca.


Et maintenant, la routine...

Tous les jours.
Allers retours hôpital.
Piqures et analyses.
Tire-lait toutes les 4 ou 5 heures (je persévère hein)
Bas du ventre toujours inexistant (sensation hyper désagréable)
bas de contention.
Vitesse de marche mamie
(top sexy cool)
Cœur brisé de son absence (et pendant encore 2 mois au moins) (Mwpff)
Médecins qui ne se prononcent pas.
Au jour le jour.
Interdiction de penser au pire.
Espoir.
Bientôt il sera fort (comme Hercule)

Et puis mon homme et moi.
J'avais pas compris sa détresse.
Ni lui la mienne.

Devenir parents (un peu trop brutalement)

Retomber amoureux.

16/09/2013

Femme kangourou

Je continue mes cauchemars à la Rosemary's baby.
Cette fois il essaie de voir le monde à travers mon ventre et se penche tellement que je vois clairement ses deux mains et son visage comme s'il était contre une vitre.
Ensuite il me dit par télépathie qu'il veut des câlins et me tend les bras toujours de l'intérieur (et je flippe à mort) je lui dis que ce n'est pas possible, du coup il est triste de ne pas pouvoir se blottir dans mes bras et moi aussi..

Bien évidemment une énième personne à un repas de famille m'a encore sorti le sempiternel : profitez en maintenant parce que après ce sera fini. Et j'ai eu grande envie de lui balancer mon toast avec mon verre d'eau pétillante à la gueule.

Quelqu'un peut m'expliquer pourquoi (mais POURQUOI !??) ils font des gosses si après ils ont une vie si naze et si merdique ??
J'en peux plus que certains se permettent de me lancer leurs frustrations à la figure. J'ai assez des miennes. J'ai assez de mes angoisses. De mes susceptibilités hormonales.
On dirait qu'il y a un plaisir sadique chez certains à vouloir saboter le bonheur des autres.

En plus au final aucun des trucs que j'ai entendu ne s'est avéré chez moi.

Ça m'a fait juste plaisir que certaines amies m'aient fait partager leur vision, leur expérience propre. Sans me faire peur sur tel ou tel truc (que je ne vivrais peut être même pas)

Du coup une amie de mon homme a bien rit quand je lui ai parlé de mes cauchemars et sur le fait que je n'aimais pas être enceinte. Elle m'a dit que j'étais comme les kangourous. Que c'était pas le fait de devoir porter un bébé qui m'angoissait mais que les kangourous eux au moins ils pouvaient les voir grandir dans la poche, ils avaient un contact maternel quasi dès le début. Et que c'était ça ma frustration.

Voilà.

J'aurai dû être un kangourou.

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04/09/2013

RAS

J'ai fait une colo (parce que mes cheveux blancs, non) j'ai dormi 3h au moins dans l'aprèm pour être sûre d'être en forme pour le concert de mon homme.
Préparer ma petite robe toussa toussa.
Résultat je suis restée enfermée chez moi en pyjama, à pas pouvoir manger parce que mon estomac était trop écrabouillé pour diner.

Le bébé file un séjour tranquille lui.

Je ne devrais pas me plaindre, je n'ai pris qu'un kilo en 6 mois, à part les deux mois de nausées j'ai été relativement en forme (excepté deux trois bobos, genre brulure d'estomac ou sciatique, des classiques, qui n'ont pas duré deux jours)
J'ai encore marché 7 kilomètres en randonnée, donc au pas de courses, dimanche dernier, les doigts dans le nez.
Il n'y a eu aucune interruption de sexe pendant ces 6 mois. Pas de révélations libidinales non plus, j'ai mes envies de d'habitudes. On se paie même le luxe de baiser tous les jours. Et aucune gène même avec les changements obligés de positions.. (quoi que c'est même mieux, je ne supporte plus le missionnaire par exemple) (mais j'aime toujours pas partager mon corps avec quelqu'un d'autre, enfin avec la crevette)

Quand j'ai un orgasme, je sens le poids du bébé encore plus, je me demande toujours si ça le chatouille pas aussi un peu..

Plus que 3 mois.. je me fous de ne plus dormir, d'être fatiguée, d'en avoir pour 10 ans, bla bla bla, j'ai juste hâte qu'il dorme dans la chambre d'à côté.
Et pouvoir enfin récupérer mon corps (qu'importe l'état dans lequel il sera)
Je ne pensais pas qu'être enceinte me gênerai autant. Je m'attendais vraiment à un état euphorique (même malgré les "douleurs") (c'est ce qu'elles ont toutes l'air de dire, **c'est que du bonheur*)

J'aurai même pas souhaité ça pour mon homme s'il avait pu le porter.

Pourtant j'adore le voir lors des échos, le voir bouger.
Je suis en stress si je ne le sens plus. Je m'inquiète. J'espère qu'il va bien. Je fais beaucoup de travail sur moi pour ne pas m’énerver. Rester zen. On essaie aussi de ne pas faire trainer nos petites engueulades quotidiennes avec mon homme. Pour qu'il soit le mieux possible et à l'abris des angoisses.
Je le protège, je pense.
Et c'est bien le seul truc inné que j'ai vis à vis de la maternité.

Le reste c'est du chinois.

Du coup je ne suis plus très sûre de vouloir en faire un deuxième..


Je connais des enfants uniques géniaux.

22:05 Publié dans Yeah Baby | Lien permanent | Commentaires (4)

19/08/2013

Étoile des mères

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Faire la guide de mon Paris.
Retrouver mes restau fétiches, mes bars.
Lui faire tout partager.

Retrouver le plaisir de me balader dans les rues (même avec un bidon qui a un peu pris ses aises et des jambes lourdes)

Lyon me donne l'impression d'être cloisonnée en comparaison. Trop petite pour moi, je suis faite pour des très grandes villes.

Je crois que lui commence à apprécier un peu la capitale.
Qu'il a le temps cette fois de se l'approprier un peu plus.

Il y a cette photo de moi petite aux Halles, j'y ai beaucoup pensé en sortant du métro Châtelet devant les travaux titanesques en cours. Je déteste..
Oui c'était vraiment vieillot avant, mais perdre cette architecture kitsch des années 80 moi ça m'a fendu le cœur.

(en revanche la nouvelle place de la République, tout en simplicité, vraiment réussie)

Je gagnerais bien au loto juste pour (re)venir ici.
Aller à Lyon le week-end pour les amis/parents (et les brocantes)

Mais en fait j'y finirai surtout mes vieux jours. Puisque les hommes meurent tous avant nous (qu'on n'est pas certaines que nos enfants nous aimeront encore) on restera toutes ici entre nous à la fin. À se bourrer la gueule en terrasse habillées et maquillées comme des pétasses.
Ce sera bien.

Je sais qu'il ne reste que 4 mois à attendre pour récupérer mon corps (plus ou moins) mais être enceinte ce n'est pas la béatitude épanouissante que j'imaginais. Et je repense aux femmes qui m'ont dit que je comprendrais quand je serais enceinte, que je "deviendrais une vraie femme", bla bla.. ramassis de conneries oui. Ça ne me fait pas devenir une femme du tout. Je donne la vie, oui, mère ok. J'étais une femme avant là je deviens juste une poule pondeuse.
Quand je baise avec mon homme je ne suis pas seule, je ne peux pas faire mes techniques de d'habitude, avec le bidon et le manque d'abdos disponibles c'est impossible, éviter de l'écraser. J'ai pas peur de lui faire du mal du tout mais ça sera bien mieux quand il sera dans sa chambre au fond du couloir et moi seule avec mon homme dans notre lit.

J'ai juste l'impression que mon corps m’abandonne au fur et à mesure. Ce n'est pas tant la transformation qui me pèse ou le changement irréversible, non c'est cette fusion obligée. Ça me rassure évidemment de le sentir bouger (encore une fois ça me rassurera d'autant plus quand il bougera en dehors de moi) mais en même temps j'ai horreur de ça quand je le sens se retourner ou je sais pas ce qu'il fait là-dedans.
Il y a des sentiments contradictoires de joie/soulagement et de terreur en même temps. J'aime pas ça avoir un truc vivant dans mes entrailles.

Bon bref, vivement le vent d'hiver et les boules de neige... qu'il sorte de son terrier qu'il ait sa vie et son indépendance (bon ok dans 15 ans l'indépendance)

Sinon j'ai remarqué que dans le métro on me filait systématiquement une place pour m’asseoir (que des meufs et jeunes)
Bravo les filles.

24/07/2013

chacun sa croix

Elodie me racontait les dommages collatéraux liés à la grossesse.
Rien de physique. Ça c'est un détail au final.
Non cette deuxième transformation (qui ressemble à la crise d'ado)

Je n'ai donc plus supporté l’énième intervention hystérique de ma sœur sur une connerie sur Facebook un dimanche matin.
J'ai envoyé un message certes cash et sévère mais j'ai exprimé ma colère.
Pas tant pour ses interventions piquantes et hors sujet.
Mais par ses coups de fils intempestifs à ma mère après, qui quand elle m'a au téléphone plus tard me demande d'arrêté d'emmerder ma sœur. 12 ans d'âge mental...

L'hôpital qui se fout de la charité surtout.

Ma sœur n'a pas dénié répondre à ce long message et m'a viré de Facebook (en continuant biensur à appeler ma mère pour se faire plaindre, en lui lisant notamment le message que je lui ai envoyé)
Donc exactement ce que je lui demandais de ne plus faire pour que ça ne foute plus la merde et que ça ne mette pas ma mère entre deux feux.

Peine perdue.
Juste face à un mur...
Je pisse vraiment dans un violon.

Mais bon le but étant de ne plus avoir à subir ce stress qu'elle disperse (sans réfléchir aux conséquences) sur les autres + les parents qu'elle prend à parti dans une relation malsaine qu'elle entretient avec eux.

Inutile de dire à quel point je suis soulagée, débarrassée de ce noeud dans l'estomac que je trainais.
Pour moi mais surtout pour mon fils.

via Pinterest


Je me mords les lèvres de ne pas commenter l'actualité, ou de mettre des images à la con de chats, je devrais le faire ici plutôt que sur FB, ce blog serait moins en jachère.
Il serait même plus à mon image, plus léger, plus zen.
Plutôt qu'être un espace où je ne viens plus que pour râler.
à défaut de pourvoir le faire ailleurs.


C'est tout de même ironique cette histoire de voile, moi qui m'en fiche dans l'absolu (les gens font ce qu'ils veulent), et même si mon féminisme trouvera toujours ça avilissant, quand on sait que c'est juste culturel donc pas écrit dans le coran et que des milliers de femmes doivent le subir de force et en souffrent un peu partout dans le monde, on se demande dans quelle mesure certains se rendent compte ou pas de la liberté et de la chance qu'ils ont.

D'ailleurs le point de vue de la militante palestinienne Ahlam Akram est très instructif à ce sujet...

(évidemment je ne prends pas en compte tout le côté médiatique barbare et crasseux parce qu'on n'en sortirait pas)

Hussein Chalayan



30/06/2013

Les fantômes du passé

Il y a un moment où j'étais soulagée de mon rapport avec ma famille. Où ma mère s'était adoucie et devenait même attentionnée. Et où j'acceptais ses représentations d'angoisse sans le prendre pour moi personnellement.

Tout est parti en sucette l'année dernière, équilibre rompu à mon grand étonnement par une de mes petites sœurs qui s'est perdue dans son égocentrisme. Et une espèce de régression malsaine de vouloir être la préférée de papa et de maman (et de ne laisser aucune place à ses sœurs au passage)

Régression qui à l'annonce de ma grossesse s'est accentuée et transformée en méchanceté, colportage de ragots et jalousie maladive.
(comment ça j'ai pas encore dit que j'étais en cloque ?)

Alors que je vis cette transformation en vraie peace & love, "zenifiée" par mes hormones, je me prends toute la frustration de ma sœur dans la tronche depuis 4 mois. J'apprends qu'elle bavasse avec ma mère, la monte contre notre propre petite sœur (en plus de moi)

Alors oui sa vie est devenue merdique au fil du temps mais est-ce que c'est une raison pour en faire profiter les autres.

Je passe mon temps à arrondir les angles, éviter les conflits tout en montrant ma vision des choses. Mais c'est peine perdue. Quoi que je dise ça se retourne de toute façon contre moi.
Et ma sœur en vieillissant se transforme en ma mère.
Naïvement j'ai cru que devenir maman allait nous rapprocher. Au lieu de ça, ça a empiré. Pas seulement parce qu'on a deux façon parfaitement à l'opposé d'envisager la maternité mais aussi parce qu'elle est incapable d'encourager ou d'être juste bêtement contente de ce qui nous arrive (et j'en demanderais pas plus dans l'absolu)

Bref.
Ma grossesse est fatigante mais ultra épanouie, je ne me suis pas ruée sur la bouffe (deux mois de nausées m'ont même fait perdre quelques kilos en trop), j'ai des envies de pâtes, de côtes de blettes et de cerises. Je ne supporte plus ni le chocolat ni les frites. Immunisée de tout. Analyses parfaites. Et depuis une semaine je sens que ça joue au foot là-dedans.
Et puis mon homme est vraiment là, il s'occupe de la cuisine, la vaisselle, mes envies; il n'y a pas eu de baisse de libido, ni même de remise en question sur le fait de blesser éventuellement le bébé quand on le fait. Et je n'ai pas eu besoin de cours d’haptonomie pour l'encourager à venir se taper la discute avec son fils ou sa fille (on ne sait pas encore)

Donc je n'ai aucune raison de me plaindre hein.
Je suis juste triste et résignée parce que quoi je dise ou que je fasse ils ne m'acceptent toujours pas telle que je suis.
Et que effectivement c'est ma responsabilité de passer à autre chose.


Bon à part ça on a trouvé un nom de garçon mais pas encore de fille..

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